Auteur Sujet: [RP Libre] Le cercle du poete à la hache  (Lu 9753 fois)

Fitz

[RP Libre] Le cercle du poete à la hache
« le: 19 avril 2014, 23:56:47 »
[center:2qn7sj9e]3ème décade de printemps 1481.[/center:2qn7sj9e]


Les gradés de l’armée avaient reçu plusieurs affectations : Vérifications des armes, entretient des écuries, contrôle des troupes, mise à niveau de certains trouffions, tour de garde et parfois un peu de représentation. Au vu du caractère de Fitz on préférait visiblement lui retirer la dernière partie le plus souvent possible, par contre on lui en avait rajouté une :
Donner des cours.

Il était persuadé qu’au fond de lui le Capitaine et le Roi avaient dû se marrer comme des déments quand ils avaient eu cette idée, il imaginait même le dialogue :

-Bon il nous reste les cours à attribuer, qui voyez-vous pour ce rôle Capitaine ?
-J’ai une idée folle : et si on les donnait à Fitz?
-Mais il va devenir complétement timbré !
-On se cachera dans un coin pour le regarder
-ho oui, je sens déjà que ce sera drôle ! Allons-y, je note : cours de survie en milieu hostile, enseignant Lieutenant Fitz.

Bon ce n’était surement pas tout à fait comme ça que cela s’était passé, mais Fitz aimait à le penser, ça radoucissait son humeur. Il se retrouvait donc à devoir éduquer une bande de pucelle du combat, à la survie en milieu inhospitalier, leur enseigner alors que lui n'avait qu'une seule et unique maxime:

"Si c'est pas mort tape dessus, si c'est mort tape encore."

Il savait déjà que le début du cours serait simple : leur apprendre par quel côté la tenir (il exagérait un peu comme toujours, et il parlait de l’arme bien sûr). Il avait tenté de prévenir le Capitaine, en lui disant qu’il ne serait pas responsable des blessures infligées aux étudiants. On lui avait juste rétorqué qu’ils n’étaient pas censés sortir blessés… Si en plus il ne pouvait pas leur taper dessus, il ferait comment lui ? Il avait déjà du mal avec certains soldats, mais eux au moins il pouvait les punir. Là finalement il aurait presque les mains liées.

Enfin il avait tout prévu, devant lui divers types d’armes, un râtelier comportant des épées, des dagues, quelques masses pour les plus téméraires. Pour les plus costauds et inconscients, il avait même emmené quelques armes à deux mains, haches, épées bâtardes, armes d’hasts et bâtons. Et pour finir une rangée de cibles éloignées avec à une bonne distance plusieurs arcs disposés. Dans un coin du champ, deux tables avec divers objets : pierres, bois, cordes, etc etc etc. Ses hommes avaient bien tout installé dans la matinée comme il leur avait demandé, midi était passé, l’après-midi commencée, et maintenant qu’il avait fini ses autres tâches il attendait les premiers élèves. Il fallait juste qu’ils viennent. Il savait que ces cours étaient loin d’être une priorité pour une majorité du Collégium, mais ils étaient dorénavant une nécessité. Bien sûr comme tout le monde il espérait qu’ils n’aient jamais à utiliser ce qu’il allait leur apprendre. Mais beaucoup seraient amenés à côtoyer le champ de bataille, et même si certains avaient des dons, ou des Compagnons, on ne peut parfois compter que sur soit, son arme, et ses dix doigts.

En attendant qu’ils arrivent le lieutenant s’entrainait aussi contre un énorme tronc d’arbre planté là par ses soins. Bon il s’entrainait à la Fitz, sa hache à deux mains dans une main, et une épée bâtarde dans l’autre main, effectuant quelques passes contre ce tronc qui franchement à la base n’avait rien demandé. Alors certes la finesse n’était pas de mise dans ce genre d’attaque, mais vu la violence des chocs, la finesse était bien la dernière de ses préoccupations, et encore plus, la dernière préoccupation du tronc qui se demandait bien ce qu’il avait fait pour mériter cela.
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »
"Ça marchait vachement moins bien, un cerveau avec une hache au milieu." -Isabeau-

Héraut Enora

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Re: [RP Libre] Le cercle du poete à la hache
« Réponse #1 le: 20 avril 2014, 21:23:16 »
Enora avait entendu dire qu'un des lieutenant de Beltran avait été chargé de donner des leçons de combat aux dames. Quand elle avait posé la question si c'était uniquement pour les dames de la cour on lui avait fait réponse que tout "femmes" pouvait y aller. D'aileurs la personne qu'elle avait interrogée était un ancien page devenue serviteur et il lui avait répondu avec beaucoup d'humour. Ce gredin savait qu'Enora était considéré comme très doué avec une épée. La jeune fille s'était contenté de secouer la tête avec fatalisme, elle avait ensuite soupirée et finalement accepté de bonne grâce l'humour de son ami.

Elle se savait excellente à l'épée, Ann et le maitre d'arme l'avais très bien formé. Cependant, une guerre se profilait et être excellente à l'épée ne serais sans doute pas suffisant. Elle pouvait être amenée a devoir utiliser d'autres armes pour un myriade de raisons. Elle devait donc s'entrainer avec des armes qu'elle maîtrisait moins. Et puis, elle s'était rendu compte avec ses différents entrainement qu'avoir plus d'un professeur lui réussissait.

Au pire on lui demanderait de quitter, ou bien de servir d'aide. On apprenait aussi beaucoup à assister et a enseigné. Jorel semblait d'accord avec la direction de ses pensées.

Elle avait donc pris la direction de la caserne, endroit qu'elle n'avait plus visités depuis le départ de son amie Lamétoile, juché sur le dos de Jorel. Elle y serait bien allée à pied, mais le compagnon avait voulu venir et tous d'eux appréciait trop une balade commune pour que la jeune albinos refuse.

Elle arriva donc en avance, comme à son habitude et se retrouva la première arrivée. Elle ne connaissait Fitz que de vue, mais comme toujours, elle pilla sur sa timidité et son "orgueil" et son entre-gens prirent le dessus. Elle s'avança vers le soldat et tendit la main.

"Bonjour, je suis Enora, élève-héraut de troisième année."

Elle lui sourit et ses yeux décoloré le regardait avec franchise et politesse. Sa nature amicale et sinceret crier par chaque fibre de son corps. À son côté sa vielle et fidèle épée, lègue de son arrière-grand-mère.
« Modifié: 25 avril 2014, 07:58:21 par Enora De Lolryn »

Feuillemalice

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Re: [RP Libre] Le cercle du poete à la hache
« Réponse #2 le: 21 avril 2014, 11:18:26 »
[justify:2yy7qpy1]Feuillemalice courrait. Elle espérait arriver la première. Mais là, c'était euh comment dire... mal barré ? Oui parce que là, elle était un peu en retard quand même. Déjà, elle était arrivée à la Maison de la Guérison avec une heure de retard... Conséquence d'une soirée encore bien remplie, dirons-nous. Certains de ses collègues lui avaient lancé des sourires entendus un peu toute la matinée, lui faisant comprendre que c'était pas la première fois que ça arrivait et donc que les rumeurs allaient sûrement bon train. Merci les commérages.

Bon, il faut dire que ça lui était un peu égal à la Guérisseuse que ça se sache ou pas. Elle espérait surtout que le Lieutenant n'avait pas trop d'ennuis à cause de tout ça, parce que du coup, il était aussi en retard un matin sur deux. Pas très motivée, la jeune femme s'était mise au travail, les pensées encore plongée dans la soirée magique qu'elle avait passée avec lui, encore. Autant dire qu'elle avait enchaîné les boulettes les deux premières heures, avant de se prendre un regard réprobateur par Oesope. Feuille avait rougi -tiens c'était nouveau ça, il ne faudrait pas que ça devienne une habitude tout de même- avant de se sermonner mentalement et de se mettre vraiment au travail.

Du coup le temps était passé vite, il y avait du boulot aujourd'hui et puis, elle avait accumulé un peu de retard. Elle avait mangé sur le pouce, avant de s'y remettre. Mais une annonce finit de la déconcentrer totalement du travail. Un Lieutenant donnait des cours d'armes pour toutes les personnes voulant apprendre à se battre un minimum. Oui, ça n'était pas tombé dans l'oreille d'une sourde. Elle prit ses renseignements et appris en plus que c'était son amant qui donnait le cours. Cependant, elle hésita à y aller. Est-ce qu'il voudrait la voir dans ce contexte officiel ? Est-ce que ça ne serait pas trop gênant pour lui ? Elle pourrait tout aussi bien attendre le soir pour le voir...

Finalement, elle décida de s'y rendre et puis si elle voyait qu'il préférait ne pas la voir à son cours, elle repartirait discrètement. Du coup, elle termina vite ce qu'elle avait à faire, demanda la permission à Oesope, en expliquant qu'elle comptait se porter volontaire pour aller au front et que donc, apprendre à se défendre pourrait lui être utile. Celui-ci, quoique pas dupe, l'autorisa à aller assister au cours, un sourire en coin sur les lèvres.

Et voilà que ni une, ni deux, notre Guérisseuse parcourait le Palais à toute allure, d'abord aller se changer, puis trouver le lieu, portée par l'envie pressante de serrer l'homme dans ses bras. Elle ne pensait pas que quelqu'un pouvait vous manquer autant et compris mieux Thalyana. Elle arriva donc, toute rouge (ça, ça changeait pas beaucoup depuis hier) et toute essoufflée... Et mer...mince ! Il y avait déjà quelqu'un. Du coup, elle ne sut pas comment se comporter. Elle salua la Grise de la tête avec un sourire :

-Bonjour ! Je suis Feuillemalice, Guérisseuse.

Puis elle regarda Fitz, interrogatrice. Devait-elle se comporter normalement avec lui ? Ou le saluer en officiel ? Rah c'était compliqué ! Elle allait le laisser décider en fait, c'était plus simple comme ça. Un peu désespérée, elle pria pour qu'il ait compris le message et ne prenne pas ça pour du snobisme ou de la peur ou du rejet. De toute façon, vu comment elle le regardait, il ne pouvait QUE comprendre. Bref, Bonjour ! Moi c'est Feuillemalice, boulette de mon état, bienvenue ![/justify:2yy7qpy1]
« Modifié: 06 mai 2014, 12:33:47 par Feuillemalice »

Héraut Saskia

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Re: [RP Libre] Le cercle du poete à la hache
« Réponse #3 le: 26 avril 2014, 23:06:06 »
[justify:1imdrd38]Cela pouvait paraître un peu fou, mais Saskia n'avait jamais réellement combattu. Il lui était arrivé, forcément, de se défendre et d'utiliser vaguement une arme, mais en dehors de ça...

Aussi, quand elle entendit la rumeur d'un cours de "survie en milieu hostile" par un soldat, elle sacrifia un énième cours d'étiquette pour s'y rendre. Tant pis si elle froissait telle ou telle personne à la Cours au prochain repas ! Face au miroir de la salle de bain, un morceau de fromage entre les lèvres, elle coiffa ses épais cheveux en un chignon solide tout en mangeant. La princesse consort devait optimiser son temps autant que possible, et les cernes sous ses yeux trahissaient son manque de sommeil. Elle avait bien ri en entendant la rumeur qu'un nouvel héritier était en route : pour qu'un tel exploit arrive, il aurait encore fallu qu'elle et Arthon ait le temps de coucher ensemble ! Enfournant un morceau de pain dans sa bouche, qu'elle mâchonna lentement mais sûrement, elle finit sa coiffure et de démaquilla, avant d'oser la coquetterie de mettre un peu de parfum. Elle finit son repas en se dirigeant vers les appartements royaux, prit le temps d'embrasser rapidement ses fils, avant de traverser le palais dans le sens inverse d'un pas pressé.

*Tu es sûre de pouvoir tenir le coup, mon Élue ?*
"Il le faut, Antéa. J'aurai même du m'y mettre avant ! Je ne peux pas toujours compter sur les gardes ou les Hérauts pour me protéger. Il y a toujours des moments où je suis vulnérable."

Antéa ne pouvait, hélas, qu'approuver. Elle lui apporta son soutien avant de se retirer de son esprit. Saskia quitta la marche pour rejoindre à petites foulées le terrain d'entrainement où étaient déjà Enora et une Guérisseuse qu'elle ne connaissait pas. Saskia sourit Enora avant d'attendre quelques secondes pour saluer tout le monde. Devait-elle vraiment se présenter... ?

- Bonjour, je suis Saskia. Je n'ai jamais vraiment eu à me battre, mais je pense que les occasions ne vont pas manquer, à l'avenir.

Elle eut un sourire triste. Elle imaginait bien que les gens fidèles à son père finiraient par agir, sans parler d'espions de leurs ennemis qui tenteraient d'attenter au pouvoir en place. C'était la plus grande peur de Saskia : qu'on cherche à atteindre Arthon au travers de leur Lien pour la Vie. C'était tiré par les cheveux, et son Compagnon le lui rappelait souvent. Mais il était temps qu'elle se mette à l'entrainement. Son regard se promena sur le terrain, ses yeux s'agrandissant parfois face à certaines armes.

- On ne va pas utiliser tout ça, quand même... ?", glissa-t-elle dans un murmure à Enora.

Elle savait que son amie avait déjà eu des cours avec le Kal'Enedral Ann'Dra, et s'y connaissait donc bien plus qu'elle...[/justify:1imdrd38]
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »

Tallulah

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Re: [RP Libre] Le cercle du poete à la hache
« Réponse #4 le: 28 avril 2014, 13:18:32 »
[justify:iix0dmab]3ème décade de printemps 1781.

Elle était arrivée en hiver, avec son petit monde complètement chamboulé et assez peu de perspectives d'amélioration. Elle ne connaissait rien à la vie valdemarane, guère plus en ce qui concernait le fonctionnement des Collegia et du Palais en lui-même, et tentait de se familiariser avec son nouveau poste de page... et voilà que tout changeait encore, ou plutôt, que des portes qu'elle croyait inaccessibles s'ouvraient devant elle, lui offrant des perspectives d'avenir qu'elle n'eût jamais imaginées à sa portée. Il n'en restait pas moins que c'était de nouvelles incertitudes, et qu'à l'excitation toute naturelle que sa curiosité débordante impliquait, s'ajoutait quelques angoisses. Elle dormait peu, mais s'en fichait pas mal, et le grand sourire qu'elle affichait démontrait sans le moindre doute son euphorie à la découverte de tant de nouveautés.

Quand bien même elle n'était pas toujours très à l'aise, loin s'en faut. Mais c'était de belles choses, alors tant pis si elle se plantait, ou avait l'air gauche - ça ne changeait pas beaucoup de d'habitude - elle était ravie. Et quand elle avait entendu parler du cours de survie, elle avait un peu hésité, mais s'était dit qu'au pire, elle baisserait les bras... tout en espérant ne pas en arriver là. Les rumeurs qui traînaient dans les couloirs, quand elle les comprenait, lui faisaient un peu peur, elle devait bien l'admettre. Et survivre, donc, ça n'était pas vraiment accessoire...

Quand elle arriva sur place, elle se trouva face à plusieurs personnes et hésita à s'approcher. Un homme moustachu au teint qui lui rappelait un peu son propre peuple et qu'elle détailla un moment à l'instar d'une femme aux cheveux châtains - bien que pour des raisons complètement différentes donc - une jeune fille un peu plus âgée qu'elle aussi pâle et musclée qu'elle était sombre et tout en longueur, et une blonde dont il lui semblait connaître le visage... Jusqu'à ce qu'elle comprît qu'il s'agissait purement et simplement de la reine. Les yeux ronds, bouche bée, elle vit les deux grises entamer la conversation entre elles et elle hésita à les rejoindre. Si elle n'avait pas eu autant de peine avec la langue valdemarane, elle eût sans aucun doute approché et tenté de se joindre à elles, mais elle connaissait ses lacunes et resta pour le coup en retrait, observant tour à tour chacune des élèves et le professeur du jour, puis les armes et divers objets présents autour d'eux. Et elle craignait fort d'être piètre élève, ses souvenirs des diverses tentatives de maîtrises de l'une ou l'autre des armes à sa portée ne résultant qu'en échecs cuisants. Ca n'empêchait qu'elle se promettait de faire le maximum d'efforts pour apprendre - même si elle espérait ne pas avoir besoin de mettre quoi que ce fût en application...[/justify:iix0dmab]
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »
UC

Héraut Irmingarde

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Re: [RP Libre] Le cercle du poete à la hache
« Réponse #5 le: 28 avril 2014, 22:33:25 »
Irmingarde était une femme d'honneur. C'était même un des principes qui régissait sa vie. Quand elle s'engageait, elle ne le faisait pas à la légère, quel que soit l'importance de l'engagement.
Mais ce matin, par tous les Dieux ce matin, elle n'avait jamais eu autant de mal à tenir une promesse.
Chaque pas lui semblait être le dernier tant il demandait d'effort, et le soleil matinal lui brûlait les rétines comme au travers d'une loupe.

"On appelle ça la gueule de bois mon élue..." ricana son Compagnon.
"Je sais que la situation t'amuse énormément, mais c'est la dixième fois que tu me répète de quoi je souffre, j'ai trop bu hier - encore, je sais! - mais je ne suis pas idiote" [/color]ronchonna Mina.
"Oh, quelle belle humeur! Un vrai plaisir!"
"N'en rajoute pas..."
"Allons, ça te fais tellement de bien ces soirées. Tu devenais vieille avant l'heure!"
"Dit le Compagnon qui donne des leçons comme une grand-mère..."
répondit-elle avec humeur.

Sérieusement, un cours de combat, dans cet état? Elle n'allait jamais survivre!
Oh, finalement, ce serait peut-être pas une mauvaise chose, elle n'aurait plus à s'inquiéter de la guerre...

Roh, Mina! La jeune femme se donna une claque mentale et finit la route qui le menait vers les autres en pensant à sa promesse. Elle avait promis à Beltran de mettre toutes les chances de son cotés. Elle avait le faire, même si elle risquait de se ridiculiser.
Elle était venue avec l'épée que le Capitaine lui avait offert, même si elle se doutait qu'elle n'allait pas pouvoir s'en servir.

Elle fut heureuse de trouver des personnes connues, dont la Princesse Consort en personne, Saskia. Elle parlait avec Enora et Irmingarde s'approcha d'elles en essayant de se donner un visage avenant.

"B'jour..."

Moui, ce n'était pas encore ça, mais avec un peu de chance, elle pourrait faire croire qu'elle n'était juste pas réveillée.
Il y avait aussi une Guérisseuse qu'elle ne connaissait pas, et une petite apprentie Barde qui semblait perdue.
D'un oeil torve, elle observa Fitz en se demandant à quelle sauce elle allait être mangée.
« Modifié: 03 mai 2014, 20:45:32 par Irmingarde »

Fitz

Re: [RP Libre] Le cercle du poete à la hache
« Réponse #6 le: 29 avril 2014, 00:10:19 »
Une partie des étudiants étaient arrivés, moins qu’il ne s’y attendait, mais connaissant la ponctualité de mise au collégium, il ne doutait pas que certains débarqueraient en retard.

Premièrement une jeune grise de troisième année, qui ne devait pas être encore complètement sortie de l’adolescence. Visiblement la jeune femme avait apporté sa propre arme. Tant mieux elle devait déjà savoir s’en servir, il pourrait pousser le vice un peu plus loin avec celle-là. Et alors que le lieutenant aller lui répondre (tout en prenant soin de poser ses propres armes), la deuxième apparition le laissa légèrement dépourvu.

Feuillemalice débarquait dans son cours, et là tout de suite tout ce que le lieutenant voyait c’était les courbes de son corps qu’il avait pu caresser il y a peu, la douceur de ses baisers, la chaleur de sa peau…. Le lieutenant fut pris d’un rouge aux joues aussi improbable que si une pucelle venait de croiser un terrain d’entrainement rempli de soldats torses nus.

"Dame Enora ravi de vous rencontrer, je vois que vous avez emmené votre arme avec vous ! Et dame.. heu.. Et Feuille… Humm…. Je ne pensais pas te… Vous… Te revoir si vite ! C’est une très agréable surprise."

Il ne savait même pas comment l’appeler, pour la discrétion ça tombait à plat. Fitz se reconcentra un instant, non sans avoir lancé un clin d’œil à son amante, et alors qu’il allait engager la conversation, une autre apparition le laissa légèrement sur le… Bha sur le cul en fait, il n’y a pas vraiment d’autres termes, il n’eut le temps que de penser à une chose : la princesse consort était de sortie (oui la blague était facile, mais nous parlons de Fitz, vous ne vous attendiez pas à mieux quand même ?).
Quand elle eut fini de se présenter (était-ce vraiment nécessaire, nul ne le sait) Fitz lui adressa un grand sourire. C’était donc à cause d’elle qu’il avait une nuit de garde croisé le roi en vadrouille, et eu une discussion des plus enrichissantes sur l’amour et le reste, comme deux vieux copains de chambrée autour d’un verre. Il faut dire qu’elle méritait amplement les risques qu’Arthon prenait pour elle. Par contre il espérait réellement que le roi ne lui tomberait pas sur le râble, car princesse ou pas, elle n’aurait aucun traitement de faveur. D’ailleurs il regarda Feuille une fois de plus…. Il faudrait qu’il arrive à lui faire comprendre qu’aussi dure qu’il soit lors du cours, cela ne l’empêcherait pas d’être d’autant plus tendre après.

Il était là pour leur apprendre à survivre. Et survivre n’était pas une chose aisée. Le lieutenant surprit le regard un peu interloqué de Saskia, et le sourire de Fitz fut deux fois plus grand. Au moins cela avait l’impact attendu.

"Dame Saskia c’est un honneur de vous avoir parmi nous. Mais promettez-moi de ne jamais raconter au capitaine ou au roi quel horrible professeur je suis, cela m’embêterait de devoir m’échapper des cachots du palais !"

Le professeur du jour souriait de toutes ces dents (et contrairement à beaucoup de soldat, il ne lui en manquait pas une seule). Non Fitz n’était pas doué pour le protocole. Pour lui Saskia était une femme qui cherchait à apprendre à se défendre, et vu comment le monde tournait, c’était la meilleure chose qu’on pouvait lui enseigner !

Alors qu’il allait commencer deux nouveaux élèves se présentaient. Une jeune demoiselle qui semblait pouvoir se plier en deux au premier coup de vent, et la galante qui avait provoqué chez son capitaine la désertion soudaine de son poste lors de l’accueil des troupes. Il se souvenait l’avoir déjà rencontré, mais il dut chercher un instant dans sa mémoire son nom… Humm…

"Dame Irmingarde, ravi de vous revoir, j’espère que vous n’êtes pas ici cette fois pour « botter mes fesses » ? Quoique cela pourrait donner un cours intéressant !"

Il lui adressa un franc sourire, et avisa l’épée qu’elle avait emmené avec elle.

"Je vois que vous disposez de votre propre arme, tout comme dame Enora ici présente. C’est une bonne chose il est important d’avoir une arme avec laquelle on se sent bien !"

Puis se tournant vers la jeune femme qui était arrivé juste avant.

"Ravi de vous avoir parmi nous aussi ma chère, même si par contre je suis désolé je n’ai pas la politesse de me souvenir vous avoir déjà rencontré. "

Il lui adressa un semblant de révérence, plus singé que réel, étant donné qu’en fait... Bha il donnait des cours de défense, mais n’avait jamais pris de cours de bonnes manières. Il avait déjà dit que lui et le protocole c’était comme mettre une chemise à un âne et espérer qu’il soit élégant lors d'un bal de la haute société ?

"Mesdames, pour commencer, permettez-moi de m’excuser par avance pour le cours que vous allez subir. L’ennemi ne vous fera pas de cadeau dans le futur, et souffrez donc d’apprendre que je ne vous en ferai pas non plus. Je me présente pour celles qui ignorent encore mon nom : Lieutenant Fitz, de l’armée de Valdemar. Que vous soyez Héraut, apprentie, princesse, ou compa… Guérisseuse, les choses seront les mêmes. Il y a un instant dans vos vies où vous serez égales les unes aux autres quel que soit votre rang :
lorsque la décision que vous êtes sur le point de prendre, fait à elle seule la différence entre votre vie et votre mort. A cet instant, plus rien d’autre ne compte."


Oui sa langue avait fourché encore. Mais il se disait que si il faisait comme si de rien n’était personne ne remarquerait quoique ce soit. Il savait pertinemment que c’était faux, mais comme on dit l’espoir fait vivre, et finalement nous étions dans un cours de survie non ?

"En ces temps troublés, nos vies tiennent toutes à une seule chose : ce que nous savons, et ce que nous sommes capable d’appliquer pour survivre. Il y aura dans ce cours plusieurs types d’ateliers. Bien sûr le maniement des armes est obligatoire, votre arme sera votre première défense. Mais il y a une autre réalité. Une fois que vous aurez frappé votre ennemi, que vous l’aurez tué, et puis frappé encore pour être sûr qu’il est bien mort, que vous aurez survécu, si vous êtes loin de chez vous, perdu dans un lieu que vous ne connaissez pas, ou pire qu’il n’y a plus de chez vous, quelle qu’en soit la raison. Une fois que vous serez seul, votre arme aussi affutée soit elle, ne vous permettra pas de survivre. Il faudra apprendre à placer des collets, à cuire votre viande, à dépecer votre nourriture, reconnaitre les plantes comestibles et les autres, les lieux pour vous réchauffer, savoir vous déplacer de nuit, et cela sans vous perdre. La survie en milieu hostile ce n’est pas que l’ennemi, on peut tuer l’ennemi, on peut s’en débarrasser, on peut le faire fuir, mais il est difficile de se séparer de la faim, de la fatigue, et du froid, par le fil de votre épée."

Le lieutenant se déplaça vers les armes.

"Vous aurez forcément des affinités avec certains domaines. Certaines s’y connaissent en plantes …"

Il désigna la belle, l’envoûtante, la magnifique, guérisseuse... Il s’égarait encore… Cela allait être plus compliqué que prévu…

"… De par vos métiers, vos passions, ou votre culture, votre première force sera le partage de ces informations. Mon métier est de vous protéger, il l’a toujours été, et aujourd’hui je donnerai volontiers ma vie pour chacune d’entre vous, sans même hésiter un instant, comme tout soldat de l’armée, mais une fois que cela sera fait, que nous aurons donné nos vies…. Alors vous devrez survivre, et survivre à tout prix. Cela doit rester, et devra toujours rester, votre seule et unique préoccupation. Les cimetières sont pleins de bonnes âmes qui ont voulu devenir des héros."

Il laissa un instant à ces apprentis du jour pour méditer cette dernière phrase.

"Avant toute chose, je voudrai que chacune d’entre vous se présente aux autres, et surtout donne son point fort.
Même quelque chose qui peut vous paraître infime peut avoir une importance. Par exemple, une couturière, saura facilement créer une nasse pour pouvoir pêcher et survivre quelque temps au bord d’une rivière.
Vos lieux de vies, vos coutumes, vos croyances, pourraient un jour vous sauver la vie, sans même que vous en ayez conscience. Durant cette présentation, je voudrai que vous me parliez de l’arme avec laquelle vous ressentez une affinité. N’ayez pas honte surtout, j’ai connu des femmes qui maniaient des haches bien plus énormes que la mienne. Ensuite seulement nous commencerons les ateliers, et je tacherai de vous apprendre quelques prises, techniques de combat, mais aussi des pièges, comment faire du feu, se repérer dans des bois, trouver de l’eau, et tout cela pourrait, du moins je l’espère, vous sauver la vie un jour. "


Il avait réussi à dire tout cela d’une traite. C’était long, c’était douloureux (surtout pour lui) et il imaginait très bien Aed en train de se moquer de lui… Fitz professeur ? Franchement la personne qui lui aurait dit ça il y a quelques mois se serait retrouvée avec une hache en travers du visage, balancé par un gars plié en deux de rire. En même temps le même sort été réservé à une personne qui lui aurait parlé d’une déesse choisissant des élus grâce à un vent…. Alors franchement, au point où il en était, il pouvait bien leur enseigner quelques trucs.
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »
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Héraut Enora

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Re: [RP Libre] Le cercle du poete à la hache
« Réponse #7 le: 29 avril 2014, 22:05:48 »
Alors que le soldat allait la saluer en retour, une autre élève entra dans la salle, elle le sut au changement radical d'attitude de l'homme en face d'elle. Le regard avec lequel l'homme semblait détaillé la nouvelle venue, comme un amant ou un homme fou amoureux, la fit se retourner par curiosité. Une shin'a'in, Kaled'a'in ou thayledras venait de passer la porte. Sans l'avoir entendu parlé au préalable, Enora était incapable de déterminer auquel de ses trois peuples frère la femme appartenait et ce malgré tout ce qu'elle savait des Shin'a'in en particulier. Il était tout simplement physiquement trop semblable au premier abord. Le cours allait sans doute devenir ce que certain qualifierait d'intéressant, Enora cependant, plaignait un peu les deux protagoniste. Il n'allait certainement pas être facile pour l'un de donner le cours avec son amante et la seconde de suivre son amant comme un professeur. Néanmoins, cela ne la regardait pas et elle se fit simplement une note mentale de faire de son mieux pour ne pas envenimer la situation. Elle se passa donc de commentaire quand il la salua et qu'en se retourna elle remarqua la rougeur au joues du berseker.

La confusion ne semblait pas avoir quitter le pauvre fitz quand il vint temps de saluer sa belle car il bégaya plus qu'autre chose, mais fidèle à elle-même et à sa résolution, Enora ignora tout simplement le trouble de son professeur et se mit à étudier les armes autour de la salle pour donner un semblant d'intimité aux deux amants. C'est à ce moment que Enora fut surprise, mais heureuse, de voir Saskia entré. Depuis son couronnement, les deux jeunes filles ne s'étaient presque plus vues, et avec l'arrivée de son fils, c'était devenu encore plus rare. La grise n'en tenait pas rigueur à la princesse consort cependant, toutes deux avait des obligations et celle de Saskia était encore plus prenante que les cours d'une simple élève-héraut. Elle était donc heureuse d'avoir une occasion de revoir son amie dans un cadre où elles seraient quand même en train de faire quelque chose de vitale. Elle fut d'autant plus joyeuse quand Saskia se dirigea vers elle après s'être présenter comme si de rien n'était. La cadette retourna son sourire à son aîné avec sincérité et elle promena un regard scrutateur et pensif sur les armes assemblé avant de répondre à la question.

"Je ne crois pas Saskia, je pense surtout qu'elles sont là pour nous permettre de trouver ou de nous exercer avec celles qui nous seront le plus adaptées. Cependant, je crois que le mieux serait de poser la question directement à celui qui est sensée nous donner le cours."

Ce n'était aucunement une manière de mettre fin à la conversation, mais simplement une manière diplomatique, et oui, la jeune idéaliste avait appris à tourner ses phrases et concédé au bienfait de ne pas toujours être complètement directe, qu'elle ne savait pas la réponse à la question posée.

Une autre jeune fille qui était inconnue à la grise entra alors et comme elle ne semblait pas à l'aise de venir les rejoindre, Saskia et elle, Enora se contenta de lui sourire amicalement.

La prochaine à entrée fut Mina et son teint vert inquiéta Enora. Dès qu'elle s'approcha et tenta d'avoir l'air avenante, l'albinos lui demanda tout bas.

"Tu vas bien ? Tu as l'air malade..."

Elle n'eut cependant pas le temps d'avoir une réponse que déjà le professeur prenait la parole et le cours sembla sur le point de commencer. Elle rangea donc son inquiétude dans un coin de son esprit, mais se promi de conserver un oeil sur la boute-feu. Fitz salua chacune des dernières arrivés et se lança dans les explications de son cours. C'était le discours habituel des bons maître d'armes et Enora en fut satisfaite. Il n'allait pas les traités comme des bibelot et laissé de mauvaise habitude prendre. Beaucoup de maître d'arme servant des nobles préférait apprendre des trucs fleurit et parfaitement inutile en combat pour satisfaire l'ego de leurs protégées, ce dont Enora s'était d'ailleurs rendu compte lors de ses premiers entrainement avec Ann'dra. Elle fut aussi heureuse qu'il parle d'autre situation de survie qu'uniquement le combat. Elle en connaitrait sans doute beaucoup, étant donné qu'elle avait commencée à aborder le sujet au collégium, certains professeurs ayant même laissé entendre qu'elle serait bientôt prête pour sa probation. Néanmoins avoir un professeur différent lui apporterait certainement des idées et des points de vue nouveau sur ce qu'elle savait déjà et très certainement de nouveau apprentissage aussi.

Finalement, il demanda à ce que chacune parle un peu de son parcourt, de ses forces et de l'arme qu'il maniait. Enora se lança donc, autant en finir tout de suite. Et peut-être que cela allait donner confiance à certaine qui semblait mal à l'aise. Elle savait qu'elle n'était pas la seule à avoir une expérience des combats, ou à tout le moins du terrain.

"Pour ceux qui l'ignore je m'appelle Enora, je suis en troisième année au collégium des hérauts. Je ne saurais sans doute dire un "véritable" point fort me concernant. Comme tout élève héraut approchant sa probation, j'ai été formé au maniement des armes, ma favorite est une épée longue et fine" Elle tapota celle qui était à sa taille " je sais aussi tiré à l'arc acceptablement et survivre en milieu sauvage, mais ce n'est pas ma force, et je sais qu'il y a toujours quelque choses que l'on peu apprendre.  Je suis donc certaine que j'en apprendrai certainement tout autant que tout un chacun" Elle enchaîna alors avec une partie que seule elle, Ann'dra, Jorel et quelque professeur au collégium savait. "Je dirais que ce qui me caractérise le plus, c'est que je sais ce que c'est que de défendre sa vie ET sa vertue face à un ennemi plus fort et sans honneur. Je sais ce que c'est que de faire face à des pillards qui ne veulent pas seulement ta bourse... mais qui veulent aussi prendre leur plaisir avec toi. C'est en me sauver d'un tel homme que Jorel m'a élu. Je sais aussi ce qu'est la vision du sang et de la mort. Premièrement parce que Jorel à piétiné le-dit individu jusqu'à une bouillis informe, ensuite parce que j'ai moi-même blessé certain des autres brigands de cette bande et finalement parce que lors de mon retour des plaines il y a un an, nous avons rencontré un bande de pillards et seul quelques uns ont réussi à fuir, les autres sont morts sous les lames de notre troupe."

Elle avait fait la paix avec ce qui s'était passé à ce moment-là. Elle n'était plus la jeune fille trop naïve et idéaliste de l'époque. Les brigands choisissait leur destins et lorsqu'il était possible de les amener à la justice c'était bien, mais tenter de capturer quelqu'un te rendait beaucoup plus vulnérable et mettait en danger ta vie plus grandement que de simplement tenter de le tuer. Elle ne pouvait pas sauver tout le monde, et ses brigands avait surement tué, pillé et provoquer bien des souffrances, ils avaient combattu et donc sceller leur destins. Elle n'aimerait sans doute jamais le sang et la mort, mais elle avait compris qu'il était parfois nécessaire de le faire, et ses derniers mois, plus souvent qu'autrement.

Elle préféra cependant ne pas parler de son "expertise" à l'épée plus que nécessaire. Ses professeurs la disait douée, mais elle aurait eu l'impression de se vanter que de le verbaliser devant tout un chacun.
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »

Feuillemalice

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Re: [RP Libre] Le cercle du poete à la hache
« Réponse #8 le: 30 avril 2014, 11:31:49 »
[justify:1tgz86aa]Un rire mental explosa dans la tête de Feuille quant au trouble de son amant et un sourire moqueur apparut sur ses lèvres, qu’elle tenta tant bien que mal de dissimuler sous un sourire poli… C’est vrai que pour la discrétion c’était hum… à revoir. Elle répondit alors :

-Surprise agréable partagée cher Lieutenant.

C’est alors qu’une personne fit son apparition pour le moins inattendue. La princesse (ou la reine ?  Elle ne savait pas quel terme était juste), se présentait au cours. Eh bien, déjà deux apprenties-hérauts, le niveau allait être assez haut finalement. Elle se fendit donc d’une révérence pour saluer la nouvelle-venue copiant le titre de Fitz :

-Bonjour Dame Saskia, je suis Feuillemalice, enchantée.

Une petite grimace déforma ses lèvres à la réflexion de cette dernière sur l’utilisation des armes. Il est vrai que certaines armes pouvaient… faire peur. A la fois de se retrouver face et de les utiliser contre… Heureusement Fitz détendit l’atmosphère et elle l’imagina enfermé dans un cachot pour mauvais traitement sur la reine… Il aurait l’air malin ! Bref, si ce début de cours se voulait léger, le contexte pesant se rappelait à eux sans cesse, histoire qu’on l’oublie pas, des fois que… Une nouvelle jeune (très jeune !) fille se présenta à son tour. Elle avait l’air timide et restait en retrait. La jeune femme l’invita donc d’un geste et d’un sourire avenant à les rejoindre. Elle n’avait pas l’air d’être du coin, sa peau hâlée pouvait laisser deviner qu’elle était étrangère aussi.

Enfin une autre femme arriva, apprentie héraut également, une épée à son côté. L’air un peu fatiguée. HAN ! Mais oui ! C’était elle que le Capitaine Beltran était allé voir avant même la délégation venu l’accueillir, la veille ! Elle la salua et se présenta rapidement avant que Fitz ne prenne à nouveau la parole. Il était marrant à tenter de faire preuve de protocole, elle aimait bien. Sa présentation de cours était presque parfaite… Mais elle ne put cacher son sourire alors qu’il avait failli dire compagne à la plage de Guérisseuse… Hum. Ben ça allait donner une fois sur le front. Il faudrait qu’elle se rende invisible histoire de ne pas le déconcentrer. Elle irait voir un mage à l’occasion…

Ce qu’il dit ensuite était dur, mais vrai. L’ennemi ne se résumait pas seulement à l’armée d’en face. Beaucoup d’autres choses pouvaient constituer un danger, parfois plus grand que l’homme. Elle apprécia le fait qu’il ne les materne pas. Elle espérait également qu’il serait aussi dur avec elle qu’avec les autres, car c’était comme ça qu’elle apprendrait le mieux.  Il proposa alors à chacune de prendre la parole sur ce qu’elles pouvaient apporter au groupe. Encore un bon point pour lui, il ferait sans aucun doute, un excellent professeur. OUI elle était parfaitement objective.

La première apprentie héraut, Enora prit alors la parole. Son histoire toucha Feuille, qui se dit qu’elle avait dû s’endurcir d’une manière douloureuse. Ce n’était sûrement pas la meilleure des façons de se former au combat… Car le débat de conscience ensuite devait être difficile. Enfin, elle avait l’air d’être en paix avec cette histoire aujourd’hui, si on pouvait l’être un jour avec ce genre d’événement.  La jeune femme décida alors de prendre la suite et se présenta :

-Je suis Feuillemalice, Guérisseuse au Palais depuis quelques années à présent. Comme l’a souligné tout à l’heure Fitz… euh… le Lieutenant, j’ai des connaissances dans tout ce qui est plantes et compagnie, mais également soins d’urgences, les premiers gestes qu’on peut faire soi-même pour éviter de se vider soi ou une tierce personne, de son sang par exemple. Sinon, j’ai voyagé de ma vallée, jusqu’à Valdemar, ce qui a été un long trajet. Je sais les bases de la survie dans la nature, genre faire du feu, quelles plantes on peut manger. Et j’ai appris un peu à chasser à l’arc, même si je ne suis pas une excellente tireuse. Voilà. Par contre je n’ai jamais manié d’épée et je ne sais pas ce que c’est que de tuer une autre personne. Alors honnêtement, je ne sais pas comment je réagirai la première fois que ça arrivera… si ça doit arriver.

Parce qu’elle préférait largement que ça n’arrive pas. S’il fallait se défendre, elle savait qu’elle le ferait. Surtout maintenant que Fitz était entré dans sa vie. Elle aurait sans doute moins de scrupules à tenter de garder la vie sauve. Mais tout de même, devoir ôter la vie à une personne qui pensait sûrement comme vous, à sauver sa peau, voir ses yeux devenir froids et son corps tomber… Cela lui faisait peur. Un frisson lui parcouru l’échine et elle revint à l’instant présent pour voir qui allait prendre la parole à présent…[/justify:1tgz86aa]
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »

Héraut Saskia

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Re: [RP Libre] Le cercle du poete à la hache
« Réponse #9 le: 01 mai 2014, 23:45:52 »
[justify:3pi6iwsm]Saskia sourit à Fitz à sa remarque, et eut un sourire en coin :

- Je ne peux, hélas, rien vous promettre ! A vous de ne pas me frapper trop fort afin que je n'ai pas trop de bleus, ou qu'ils soient invisibles à l'oeil de mon royal époux ! (Elle redevint sérieuse et haussa les épaules) Je suis une élève parmi les autres, Lieutenant. Essayez de voir les choses ainsi.

Et c'était tout ce qu'elle demandait, en réalité : qu'on arrête de ne voir en elle uniquement la princesse consort. Si cela pouvait présenter de nombreux avantages, elle aurait aimé parfois n'être qu'une apprentie Héraut parmi les autres.

*Il faut savoir ce que tu veux, mon Élue...*, murmura Antéa dans son esprit.

Saskia fronça le nez à cette remarque, avant de saluer Feuillemalice d'un sourire et d'un hochement de tête : qu'elle était belle ! Pas étonnant que le Lieutenant ait bafouillé en la voyant ! Puis elle se tourna vers Enora qui répondait à sa question. Hochant la tête, elle avisa Irmingarde qui les approchait et murmura à son tour :

- Tu sais, ce n'est pas parce que Aranel essaye d'imposer les cernes comme nouvelle mode qu'il faut rivaliser avec elle... Tu as une tête de déterrée : tu es sûre que ça va aller ?

Après cela, leur instructeur du jour se lança dans un long discours. Saskia grimaça plusieurs fois alors que le souvenir douloureux de la mission du nord lui remontait à l'esprit. Aah, la survie en milieu hostile ! Quand Saskia devait troquer un bain chaud contre un brin de toilette dans une eau glaciale ! Quand elle avait vomi tripes et boyaux quand on lui avait demandé  de dépecer un lapin ! Quand elle avait été incapable d'allumer un feu, et que monter une tente lui avait pris deux fois plus de temps que les autres !

*Tu n'étais pas préparée à tout cela, Saskia.*
"Certes... Mais même en y étant préparée, j'espère sincèrement ne jamais avoir à recommencer. Je suis la future reine, je dois rester au palais, et défendre les installations qui me fournissent vêtements propres et eau chaude !"

Antéa eut un rire mental.

*Tu t'en es quand même sortie, Saskia.*
"Oui, parce que j'avais des tas de choses qui me motivaient à mettre un pied devant l'autre. J'étais persuadée de te trouver au bout du chemin, au début. Puis il y a eu Adrian, ma grossesse... J'avais toujours l'esprit occupé, finalement.
*Il n'y a pas que ça. Je suis sûre qu'on te lâcherait dans la nature, tu arriverais à survivre au moins quelques jours.*

Antéa était optimiste ! Saskia leva les yeux et soupira, pas du tout convaincue par ce que disait son Compagnon. Ecoutant les autres se présenter, elle attendit son tour :

- Je suis Saskia, apprentie héraut de deuxième année. J'ai... beaucoup de défauts, je pense, pour oser prétendre pouvoir survivre en milieu hostile, même si on l'a plus ou moins fait en allant à Sironis... Cependant, je sais coudre, et plutôt bien je crois, et vite. Et j'ai un don de Prémonition qui m'a déjà permis de voir des choses qui allaient se passer très rapidement. Je ne le maîtrise pas complètement, mais je m'améliore. Je me suis déjà retrouvée avec une épée dans les mains, mais... Mais je ne sais pas m'en servir. J'ai déjà eu à me défendre face à des nobles éméchés, et de faux bandits.

Elle pouffa à se souvenir : aah ! La mise en scène de sa fausse élection avec Guerren ! Elle avait eu peur, et avait vraiment du se défendre au début... Bref. Le regard de Saskia se dirigea vers Irmingarde, espérant que celle-ci arriverait à survivre si elle devait parler longtemps...[/justify:3pi6iwsm]
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »

Tallulah

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Re: [RP Libre] Le cercle du poete à la hache
« Réponse #10 le: 02 mai 2014, 19:30:13 »
[justify:kmq15w0x]Tal observait les gens, et les choses autour d'elle. Les femmes présentes avaient pour une bonne part leurs propres armes, et si elle n'en eût pas été surprise concernant les siens, elle restait quelque peu étonnée parce qu'ici, elle avait tout de même plutôt l'habitude d'imaginer les femmes comme les dames qu'elle aidait parfois à se vêtir. Elle se doutait bien, quelque part, que cette vision était sans doute assez édulcorée, mais il n'empêchait que, donc, voir la dame blanche avec cette épée au côté, par exemple, c'était étrange à ses yeux.

Ce qui l'était encore plus, c'était la relation bizarre entre l'homme qui serait leur professeur et la femme brune, et la petite les dévisagea tour à tour, avant de rester tout aussi coite en présence de celle qui dans sa tête était nommée « reine » quand bien même ce n'était pas tout à fait son titre exact. Peut-être qu'elle n'eût pas dû venir, après tout, c'étaient toutes des Hérauts, ou connaissances du professeur, et elle... elle n'était qu'une étrangère ici. Même si elle avait quelque peu changé de « poste » entre temps, à son plus grand bonheur. Etre page lui avait plu, elle était proche des belles dames, dont elle n'aurait sans doute jamais les belles toilettes et les beaux bijoux, mais ce qu'elle avait le droit de vivre maintenant, c'était mille fois mieux ! Enfin en tout état de cause, elle ne risquait pas de se sentir à l'aise auprès de toutes les autres « élèves » du jour, et restait donc en retrait, s'étant juste un tout petit peu rapproché de la Guérisseuse qui lui avait fait signe gentiment. Elle n'était pas une « Dame », elle. Ma chère, c'était même déjà beaucoup trop et elle ouvrit des yeux ronds comme le soldat s'adressait à elle.

« C'est rien ! » s'exclama-t-elle vivement, sous le coup de la surprise. « Je suis que page, alors on me voit pas. Enfin j'étais... »  

Son accent à couper au couteau et sa syntaxe souvent approchante révélaient très certainement ses origines étrangères, tout autant que sa carnation et ses cheveux et yeux sombres. Mais comme on entrait dans le vif du sujet, elle ne put s'empêcher de faire le parallèle avec certains « cours » auxquels elle avait eu droit chez elle... et qui confirmaient que ce n'était, définitivement, pas son truc, tout ça. Elle nota le nom du lieutenant dans un petit coin de sa tête, se promettant de s'en souvenir, et se concentra sur ce qu'il expliquait - autant que possible, parce qu'à vrai dire, la peau et les cheveux si clairs de celle qu'il avait nommée Enora et qui lui avait souri à son arrivée l'intriguaient beaucoup.

Pas autant, pourtant que certains mots du lieutenant, donc, qui trouvaient un écho particulier dans son histoire personnelle. « Si vous êtes loin de chez vous, perdue dans un lieu que vous ne connaissez pas »... C'était le cas pour elle, sauf qu'ici, elle n'était pas vraiment en milieu hostile. L'idée de devoir chasser et dépecer un animal pour le manger - et donc survivre - amena une grimace de dégoût sur son visage. Elle n'était vraiment pas certaine d'être capable de faire ça, elle. Quant au reste de ce qu'ils savaient faire... Euh... Joker ? Et ça n'était encore rien à côté du choix des armes... On lui en avait fait tester quelques-unes, déjà, chez elle, mais elle savait très bien qu'elle n'aimait pas du tout ça, et qu'elle n'était vraiment pas douée - on le lui avait bien assez répété.

Chacun commençait donc à se présenter, et la brunette laissa les plus grandes ouvrir le bal. C'était un peu compliqué pour elle de suivre tout le discours d'un coup, comme ça, et elle fronça les sourcils, cherchant à comprendre ce que chacun disait. Enora, donc, c'était une Héraut, qui maniait déjà l'épée, et si elle ne comprenait pas tout ce qu'elle disait de sa mésaventure, ce qu'elle imaginait d'une rencontre avec des pillards lui faisait froid dans le dos. Et sans doute que son imagination était un peu trop débordante et qu'elle visualisait un peu trop bien ce qu'elle arrivait à comprendre, comme si la scène se déroulait sous ses yeux... Elle secoua doucement la tête, pour chasser ces pensées quand la Guérisseuse qui lui avait fait signe de les rejoindre prit la parole. Ah ! Au moins, il y avait une personne qui ne savait pas trop se battre à part elle, elle se sentirait moins seule. Même si en contrepartie, elle, elle ne savait pas soigner... ni coudre comme la princesse, donc, qui ne savait pas non plus manier l'épée. Le regard de celle-ci se posa sur l'autre grise, celle qui n'avait pas encore parlé, et celui de la fillette fit de même. Elle hésitait un peu entre prendre la parole en premier ou laisser son aînée le faire... Aînée qui n'avait effectivement pas l'air dans son assiette comme le soulignaient plusieurs des personnes présentes.

« Je suis Tallulah, mais Tal, c'est plus court », résolut-elle finalement de dire, histoire de laisser peut-être un peu de temps à l'autre brune de se regrouper, et aussi parce qu'elle n'était pas trop sûre de ne pas trop réfléchir si elle ne se lançait pas tout de suite - voire de partir en courant. « Je suis pas Valdemar, mais je crois ça s'entend beaucoup... Je suis... j'étais page, mais je suis chez les Bardes maintenant. »

Elle grimaça un peu, ensuite, cherchant certains mots, à l'évidence.

« Je viens loin, mais j'étais pas toute seule, sur la route... »

Ce qui en soi, était sans doute plutôt rassurant, mais elle était trop concentrée sur ce qu'elle pouvait dire qu'elle ne se rendait pas trop compte qu'elle énonçait de telles évidences.

« ...alors je sais pas trop comment c'est survivre tout seul. Et j'ai déjà essayé combattre, mais... je suis pas très douée avec ça. Ni ça. »

Elle désigna une dague, puis un arc, et secoua un peu la tête.

« Je sais pas comment on dit, ici. Je crois seule chose que je sais faire, c'est la musique. La danse, j'aime bien aussi. Mais je crois pas c'est très utile ici... »

Heureusement que le ridicule ne tuait pas, parce qu'elle ne voyait pas très bien comment elle eût survécu sinon.[/justify:kmq15w0x]
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »
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Héraut Irmingarde

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Re: [RP Libre] Le cercle du poete à la hache
« Réponse #11 le: 03 mai 2014, 00:03:41 »
"Tu vas bien, tu as l'air malade?"
C'était gentil à Enora de s’inquiéter de son état de santé, tout comme Saskia qui en plus ajoutait à sa sollicitude une touche d'humour. Mina essaya de répondre en utilisant le moins de mots. Elle avait fait la grossière erreur de manger un fruit avant de venir, et son estomac ne semblait absolument pas apprécier l’arrivée de nourriture solide dans son organisme fragilisé. Mieux valait garder sa bouche fermé.

"Il faudra bien que ça aille..."

On pouvait peut-être vivre d'amour et d'eau fraîche selon les poètes mais certainement pas d'amour et d'alcool! Il fallait croire que la première soirée en compagnie de Beltran ne lui avait pas tellement servie de leçon!  

Fitz la reconnut assez rapidement et se permit un boutade sur l'échange musclé qu'ils avaient eu à cette époque. Pour toute réponse, elle fit la grimage, ce qui voulait dire à peu de chose près "je crois que c'est moi qui vais m'en prendre plein la tête aujourd'hui".
Puis la jeune femme essaya de se concentrer sur le discours du Lieutenant. C'était difficile, ça donnait mal au crâne, mais c'était important. Et puis, ce qu'il disait était parfaitement juste même si il avait une façon bien à lui de présenter les choses. Il ne l'effrayait pas outre mesure pour un homme. Sûrement à cause de leur première rencontre d'ailleurs. Il était exalté, impatient, impulsif, comme un enfant, et c'est un peu ainsi qu'elle le voyait. Bon, comme un enfant avec une hache qui pouvait la trancher en deux avant qu'elle ait le temps de cligner des yeux, certes, ce qui était un peu effrayant.

Quand il leur demanda de se présenter, elle fit la moue. C'était vraiment pas le bon moment. Et puis, elle détestait parler d'elle en public.
Elle écouta avec le plus d'attention possible les présentations des autres. Enora était une personne qui semblait se connaître plutôt bien. Elle enviait cette capacité à connaître sa valeur. En revanche, elle fut très surprise que la jeune femme parle de son agression sur le ton de la conversation. Elle semblait en avoir fait une force. Curieux caractère qu'elle n'avait pas encore parfaitement cerné, en dépit des nombreuses occasions de se retrouver ensemble.
Le cas de Feuillemalice l’intéressa plus, pour la simple et bonne raison qu'elle était Guérisseuse. Peut-être qu'en lui faisant les yeux doux elle accepterai de lui concocter quelque chose contre ses nausées? Genre tout de suite? Elles avaient en commun de n'avoir jamais tué quelqu'un et en avoir la même appréhension. Certainement plus marqué chez une personne dont la vocation et le don était de soulager la douleur, pas la provoquer.
La présentation de Saskia ne lui apprit pas grand chose de plus qu'elle ne savait déjà et confirma à quel point l'ancienne peste était une personne humble. Coudre plutôt bien? Elle faisait des merveilles, une aiguille dans les mains!
La petite barde était une très jeune adolescente touchante. Pleine de bonne volonté mais perdue. Le genre de page dont elle aurait adoré s'occuper quand elle était encore responsable des pages. C'était une bonne chose qu'elle vienne ici, elle apprendrait à se connaître.

Quant vint son tour, Irmingarde se trouva quelques secondes muette. Qu'est-ce qu'elle pourrait bien leur dire?

"Je m'appelle Irmingarde, élue d'Ezarell, élève Héraut en seconde année."

Qu'est-ce qu'elle pouvait bien rajouter? "J'ai la gueule de bois et si ça continue je vais vous vomir dessus."? Non, tout de même!
Elle repensa à ce que Beltran avait dit d'elle, quelle était: "une jeune femme intelligente, indépendante, débrouillarde, courageuse, charmante et attirante". Mais elle n'allait pas se présenter ainsi n'est-ce pas? Qu'est-ce qu'il lui avait conseillé d'autre déjà?
Ah oui, de reconnaître sa propre valeur. Bien, puisqu'il fallait s'y entraîner...

"Je n'ai pas grand chose à raconter à mon sujet. J'ai appris depuis peu à tenir une épée dans le bon sens et ne pas me tuer avec. Je suis en revanche bien plus à l'aise avec un arc, car comme tout Hold depuis les guerres Tedrelles, j'y ai été formée et je suis plutôt douée. C'est avec cet arme que je me sens le mieux. Le... on m'a conseillé d'essayer l'arbalète et je suis curieuse de le tester. On a du vous faire passer le message d'ailleurs, Lieutenant. Je suis parfaitement à l'aise à dos de Compagnon, comme mes frères et sœurs de cercle, ce qui est je crois un atout précieux en combat.
Dans la nature... je saurai chasser si j'ai un arc, mais pas faire de pièges. J'ai déjà mené des troupeaux, me suis occupée des champs, mais je n'ai aucune connaissance en animaux sauvages ou en plante comestibles. Alors à part si je me perds au milieu d'une exploitation agricole...
Habituellement
(c'est à dire quand elle n'avait pas la gueule de bois), je suis quelqu'un de résistant physiquement et d'endurant. Je ne suis pas taillée pour les combats au corps à corps mais on m'a appris à taper là où ça fait mal. J'ai la fâcheuse tendance à foncer tête baissé dans l'urgence. J'ai un très bon sens de l'orientation. Je sais coudre très correctement, d'un point de vue technique.
Ah, et je suis une Bouttefeu, du coup, en règle générale, le feu n'est pas un soucis pour moi."


Voilà, elle en avait assez dit, étonnée d'ailleurs de tout ce qu'elle avait réussi à dire sur elle-même. Ezarell lui envoya d'ailleurs une vague de fierté.
A présent, elle se concentra sur quelque chose de plus urgent. Ne pas s'allonger par terre pour s'endormir.
« Modifié: 03 mai 2014, 20:48:57 par Irmingarde »

Fitz

Re: [RP Libre] Le cercle du poete à la hache
« Réponse #12 le: 03 mai 2014, 16:46:09 »
En parfait professeur, Fitz écouta chacune de ses élèves avec autant de passion que si on était en train de lui faire un compte rendu sur une mission d’importance capitale. Même si au fond de lui il était toujours étrange de penser qu’il avait des élèves. Une fois les présentation faites, Fitz ramassa sa hache. Il en posa le bout du manche sur le sol, et s’appuya sur la lame alors à hauteur de son visage.
 
 « Bien. Ravi de toute vous rencontrer. Mais d’abord… »

Son regard se fixa un instant sur Tal, à qui il adressa son plus franc sourire.

« Sachez que si vous savez danser, vous savez donc déjà vous battre. Et encore plus si vous savez chanter »

Il lança un coup de pied dans le manche de sa hache, qui effectua immédiatement une rotation autour de son bras, avant de se retrouver en équilibre sur ses épaules. Il avait longtemps réfléchi à comment leur parler des armes. Ce n'étaient pas des soldats habitués depuis leur plus jeune âge.

« Prenez cette hache. Cette arme ne m’a jamais quitté depuis que j’ai embrassé ma carrière de mercenaire. J’ai tué mes premiers hommes avec elle. J’aurai pu la remplacer cent fois, et j’utilise régulièrement d’autres armes. Mais je reviens à elle, comme l’on revient à une, ou un, aimé. Quand je me bats avec elle ce n’est rien d’autre qu’une danse, une chorégraphie, vous devez sentir un rythme dans votre tête, et vous imaginez danser avec votre arme. Elle doit devenir votre partenaire, votre amour, votre seconde moitié. »

A ses mots il lança sa hache en l’air, qui retomba dans son autre main, il lui fit effectuer alors une rotation autour de ses épaules afin qu’elle revienne dans la main précèdente.

« J’aimerai que vous oubliez un instant tout ce qu’on vous a appris, tout ce qu’on a pu vous dire sur les armes et le combat. Le combat ce n’est pas de taper vite, ou de taper fort. Le combat est une affaire de rythme. Oubliez que vous devez sauver votre vie, oubliez que vous allez devoir tuer. »

Le guerrier fredonnait doucement, de sa voix grave et puissante, les yeux clos. Sa hache se mit à tournoyer autour de sa main gauche, avant de remonter le long de son bras. A chaque temps la hache effectuée une rotation supplémentaire gagnant en vitesse. Et puis le rythme accéléra, encore et encore, la rotation de l’arme, la fit changer de direction, elle passa derrière les épaules du mercenaire, restait les yeux clos, avant d’atterrir dans sa main droite, le guerrier et la hache n’étaient plus qu’un, chaque mouvement qu’il effectuait, se répercutait sur le mouvement à venir de son arme. Dans une impulsion sur le manche, l’arme descendit au sol dans une synchronisation parfaite avec son porteur, avant qu'elle n'atteigne le sol il rattrapa le manche. La hache se mit à balayer à hauteur de jambes virtuelles, le guerrier poussa un cri sourd et grave, et elle s’envola, tournoyant dans les airs comme si elle ne pesait rien, le lieutenant effectua alors une roulade en arrière, atterrissant avec une jambe et un bras tendu, la hache retomba exactement au creux de sa paume. Il rouvrit les yeux, se redressa et se mit à sourire à Tal.

« Au lieu de vous battre, dansez. Dansez, créez-vous un rythme, une mélodie, quelque chose qui vous touche qui vous captive, et alors vous verrez que vous ne vous poserez même plus la question de savoir si vous tenez votre arme dans le bon sens.

Il s’interrompit le temps de siffler si fort que les fenêtres les plus proches se mirent à trembler. Un jeune soldat accouru alors. Il lui murmura quelque chose à l’oreille, et le jeune homme se mit à courir comme si il avait le diable au corps.

« Vous voyez dame Irmingarde, maintenant je ne terrorise plus vos pages ! J’utilise mes propres hommes. »

Fitz lui adressa un clin d’œil, bien sûr il n’y avait aucune méchanceté dans les propos du lieutenant, était-il seulement capable de penser avec méchanceté ?

« Premièrement vous devez trouver une affinité. Une arme qui vous plait, comme ça, à première vue, que voulez-vous manier?  Si elle n’est pas là je demanderai à quelqu’un de la ramener. Dame Irmingarde l'on m'a précisé pour votre envie de tester un nouveau type d'arme, j'ai prévu des arbalètes pour vous justement, cela vous permettra de vous familiariser avec cet outil. C'est une arme qui fera des merveilles à dos de compagnon d’ailleurs, vous laissant une main libre, si c’est une arbalète légère, pour pouvoir vous défendre et repousser les assaillants.  L’arc convient à une personne dotée d’une très grande précision, et surtout de vivacité, vous pouvez avec faire des ravages dans les rangs ennemis, bien avant qu’ils ne vous atteignent. Le bâton si simple d’apparence, est celle que vous trouverez partout. Un manche à balais, un râteau, une fourche de ferme, une branche d’arbre. Elle permet de désarmer, d’assommer, mais aussi de tuer, et tout cela en conservant une bonne distance, son maniement est intimement lié à l’agilité de son porteur. Bien sûr une lame courte est facilement dissimulable, les dégâts qu’elle peut causer sur les points vitaux sont considérables, et convient parfaitement à une personne menue capable d’agir avec rapidité et grâce comme… Une danseuse par exemple. »

Il adressa un clin d’œil à Tal avant de continuer.

« Une arme longue, telle que la mienne, convient à une personne dotée d’une certaine endurance physique, capable d’infliger de très lourd dégâts à un très grand nombre d’ennemis, dans un temps record. Son maniement est bien plus complexe à cause de sa taille, mais convient parfaitement à une personne apte à utiliser l’énergie cinétique, ou à prévoir le déplacement d’un ennemi. Trancher avec une arme lourde vers l’endroit où un ennemi va se trouver, et vous avez toutes les chances de le découper en deux lorsqu’il y sera. »

Il désigna les armes.

« Choisissez une arme.  Pour vous Tal qui semblez indécise, je vous conseillerai le bâton ou les dagues et épée courtes. Je pense qu’une danseuse et musicienne pourrait en tirer avantage. Pendant ce temps je vais préparer la table pour apprendre les pièges et les feux. Car avoir une bouttefeu c’est pratique, mais le but d’un feu de camp est qu’il ne soit pas repérable, que la fumée ne s’élève pas, que vous deveniez des ombres dans la nuit, il ne s’agit pas de mettre le feu de façon aléatoire, mais il faut bien choisir ce que l’on brûle, et surtout à quel hauteur on le brûle. Si vous avez des doutes sur le choix de vos armes, demandez-moi. Par contre je vous préviens que je devrai m’approcher de vous assez prêt pour pouvoir analyser ce qui physiquement vous conviendrez le mieux. Ensuite je m’amuserai à vous poser des questions sur des situations hostiles hypothétiques, vous me direz comme vous y réagiriez, et je vous montrerai alors ce qui aurait pu vous sauver la vie. »

Il avait bien compris que certaines avaient eu des expériences passées difficiles, et il ne voulait surtout pas les mettre dans une situation inconfortable.
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »
"Ça marchait vachement moins bien, un cerveau avec une hache au milieu." -Isabeau-

Héraut Enora

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Re: [RP Libre] Le cercle du poete à la hache
« Réponse #13 le: 08 mai 2014, 04:01:21 »
Enora était heureuse que, cette fois, sa voix n'avait pas tremblé et, grâce à Aaron ainsi que Ann'dra, elle avait fait la paix avec les événements, mais juste avant d'en parler, elle n'avait pas été certaine qu'elle n'aurait pas de difficulté à parler de son agression. Elle remercia silencieusement son compagnon, ainsi qu'en pensée le Héraut du sénéchal. Elle fut encore plus soulagée que personne ne lui témoigne de pitié, elle ne voulait pas qu'elles la prennent pour une faible, ou qu'elle croies qu'elle voulait de l'attention. Elle avait décidé d'enterrer l'événement et d'aller de l'avant.

Elle sourit ensuite quand Fitz compara le combat à une danse, elle ne l'avait jamais vu ainsi, mais en y repensant, c'était logique. Elle avait appris toute petite à danser, comme bien de noble jeune fille et elle avait aimé. Elle ne pratiquait plus désormais cependant, le temps lui manquait, mais elle, semble-t-il conserver un très bon sens du rythme, puisqu'on la disait douée au combat. Elle remercia mentalement Ann'dra cette fois et eu un léger pincement au coeur, son ami lui manquait et il y avait longtemps qu'il était parti désormais. Elle était contente de voir aussi que leur professeur, qui que se disant peu pédagogue rassure la jeune barde. Elle semblait si mal à l'aise au milieu d'elle toute, Enora lui sourit de nouveau.

Par contre, le reste de la tirade la laissa quelque peu confuse quant à ce qu'elle devait faire. Elle avait déjà de l'expérience au combat, elle savait quelle arme lui convenait le mieux et elle n'avait pas trop envie de se donner en spectacle en se battant contre un adversaire invisible. De même elle doutait de trouver une partenaire qu'elle n'aurait pas peur de blessé. À moins qu'elle ne serve d'assistante au professeur ? Valait mieux voir si Fitz le lui offrait ou en avait besoin, elle ne voulait pas outrepasser.

Elle se tourna finalement vers les autres élèves, en particulier Saskia, pour voir si elle pouvait leur être d'une quelconque utilité.
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »

Feuillemalice

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Re: [RP Libre] Le cercle du poete à la hache
« Réponse #14 le: 09 mai 2014, 12:58:44 »
[justify:eneldi3h]La réponse de la reine avait fait sourire Feuillemalice. Elle imaginait bien le roi Arthon débouler en colère, cherchant Fitz partout en hurlant : "Il est OU celui qui bat ma FEMME ?" ! Et elle sourit à nouveau à sa remarque sur les cernes de la pauvre Grise qui semblait avoir passé sa nuit agitée... La petite rouge, quant à elle, semblait vraiment toute timide. Puis il y eut le long discours d'entrée de Fitz, Enora se présenta, puis elle-même.

Elle prêta une oreille attentive à ce que chacun avait à dire. Le Don de Prémonition de Saskia pouvait être une bénédiction dans certains cas, mais ça devait être tout de même une grosse pression. Quant au fait qu'elle sache coudre, c'était intéressant, il faudrait qu'elle lui demande quelques conseils, ça pouvait être pratique et c'était pas son fort. La jeune apprentie Barde prit ensuite la parole, avec un accent encore bien présent qui fit sourire la Guérisseuse. Effectivement, son expérience avait l'air limitée, mais elle était tellement jeune encore, elle eut du mal à l'imaginer en train de se battre, petite chose toute innocente, ça lui faisait mal au cœur en fait... Elle devrait sans doute grandir plus vite qu'il ne faudrait. Saloperie de guerre tiens.

Enfin, vint le tour de Irmingarde, une autre Grise. Qui savait se battre un peu et tirer à l'arc ! Ah, elles pourraient échanger sur leurs pratiques, c'était toujours intéressant. En revanche, lorsqu'elle parla d'arbalète, elle fronça les sourcils. Cette arme ne lui disait rien et elle serait curieuse de voir à quoi cela ressemblait. Quand à son Don, effectivement ça pouvait être pratique. Feuille aussi était à l'aise à cheval, elle avait du y passer de longues heures lors de son voyage vers Valdemar, mais elle n'avait jamais du combattre sur une monture. Elle ne savait donc pas si elle en serait capable. Tiens, ça pourrait être intéressant d'essayer ? Elle demanderait à Fitz, peut être plus tard.

Ce dernier reprit d'ailleurs la parole et elle fut subjuguée par sa démonstration avec la hache, en lien avec les talents de Tal. Il parlait de son arme avec tellement de passion... On aurait dit un artiste en fait. N'eût été le contexte. Mais elle le découvrait sous un nouveau jour, elle n'avait pas encore eu l'occasion de le voir vraiment avec une arme à la main. Et encore, ils n'étaient pas sur le terrain. Mais là, ce qu'il leur disait, ce qu'il leur montrait, c'était beau. Elle ne pouvait plus détacher son regard du Lieutenant qui leur faisait une démonstration dans les règles de l'art. Elle se demanda cependant s'il était vraiment comme ça sur le champ de bataille ?

Puis il appela un de ses hommes, qui avait l'air de vouloir obéir à son supérieur avec empressement et la boutade lancée à Irmingarde la fit sourire. Geôre il faisait peur ! Bon d'accord, peut être que si elle se trouvait à la place de ses hommes ou ses ennemis, elle tremblerait un peu plus. Il leur présenta les armes. Intéressant tout cela. Il faisait vraiment un bon professeur. La jeune femme se leva alors pour aller voir de plus prêt. Elle leva la tête vers Fitz et demanda :

-J'hésite entre l'arc, que je connais mais que je n'ai pas touché depuis longtemps et le bâton, parce que ça a l'air pratique. Et, je... j'aimerai bien voir aussi comment est faite une arbalète et comment on s'en sert ?

Hum. On avait dit UNE arme Feuille. Les pièges, les feux, la survie, on verrait après. Pour l'instant, il fallait qu'elle se décide. L'arc, elle pouvait s'entraîner seule. L'arbalète... elle voulait essayer, mais il l'avait convaincue sur l'utilisation du bâton. Elle s'en saisit donc d'un et sourit :

-Je crois que je vais prendre le bâton.[/justify:eneldi3h]
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »