Auteur Sujet: [Kayann] Orage sur tons chevalins  (Lu 2750 fois)

Beltran

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[Kayann] Orage sur tons chevalins
« le: 27 juin 2014, 18:42:26 »
1ere décade d'été 1481

On devait être en milieu d'après-midi, et selon les calculs des soldats à la porte Sud de Haven, la relève avait encore quelques belles heures de repos devant elle alors qu'ils restaient dans le frais et la pluie, à se taper le vent et les rafales mouillées en plein visage alors que personne ou presque n'empruntait la grande route pour entrer dans la capitale. Ils en étaient au point de se demander s'ils pouvaient rentrer dans les baraquements jouer aux dés au nez et à la barbe de leur lieutenant quand un collègue revint des postes avancés qu'avait fait mettre en place Beltran.

"Caravane en approche. Des Shin'a'hins."

Aussitôt ce fut le branle-bas-de-combat. Les soldats se redressèrent, s'organisèrent, firent semblant que l'orage sur Haven ne les dérangeaient pas le moins du monde (alors que leurs coiffures auraient fait penser à celle de chiens vagabonds... s'ils n'avaient eu la coupe réglementaire...) et préparèrent les armes. Un convoi, shin'a'hin ou non, aurait le droit à une fouille en règle et à mille vérification avant que des hommes ne conduisent la caravane sous bonne garde sur les lieux qui leur étaient réservés pour les marchés. Le lieutenant arrangua un peu ses hommes et leur rappela qu'on était en temps de guerre et qu'il était étonnant qu'une caravane arrive malgré tout. L'orage ne dispensait personne de faire son devoir.

Rapidement le bruit caractéristique des convois parvint aux soldats malgré le bruit lancinant de la pluie qui s'écrasait sur les toits et la route boueuse. Chevaux, charrettes, hommes, bétail, tout était réuni pour qu'ils ne puissent arriver dans la discrétion. Un mot du lieutenant et les soldats se déployèrent pour accueillir les étrangers.
La caravane avait les couleurs shin'a'hin, les accents shin'a'hin, et surtout, devant les yeux parfois jaloux des soldats, il y avait des chevaux de bataille (au moins d'origine) shin'a'hin. Avec la guerre aux portes de Valdemar, les marchands auraient de quoi faire fortune cet été-là. Le chef de convoi vint se présenter au lieutenant et commença à discuter avec lui, comme indifférent au léger désagrément de la pluie. Quelques minutes plus tard, les hommes eurent l'ordre de faire leurs fouilles et leurs interrogatoires. Ils s'y prirent aussi diplomatiquement que possible, poussant la politesse jusqu'à s'excuser lorsqu'ils parlaient à quelqu'un, pour ne froisser personne. Cela prendrait du temps. Sous la pluie. Le lieutenant et ses hommes préféraient cependant affronter un rhume que le Capitaine s'ils faisaient mal leur travail.

Un jeune soldat, à peine 18 ans, blond comme les blés sous son casque dégoulinant et encore tout timide, frêle, sa lance à la main, osa s'approcher d'une jeune femme qui chevauchait parmi les marchands encadrant les chevaux à vendre.

"Scusez M'ame, puis-je savoir combien d'armes vous avez sur vous sivouplé? Faites-vous partie de la caravane à temps complet et sur les laisser-passers de votre chef ou êtes-vous ici pour d'autres affaires?" commença-t-il à réciter comme ses collègues avec d'autres étrangers.

Il articulait bien et parlait fort, comme pour un imbécile, mais c'était juste qu'il ignorait si elle parlait valdemaran. Se tenant très droit, conscient de ne pas être bien impressionnant, il pria pour qu'elle lui réponde dans une langue qu'il connaissait.

[Kayann?]
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »

Kayann

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Re: [Kayann] Orage sur tons chevalins
« Réponse #1 le: 27 juin 2014, 19:34:53 »
A croire que les éléments lui faisaient clairement payer son retour...

Plus la caravane s'approchait de Haven, plus la colère céleste s'était intensifiée et c'était aujourd'hui des trombes d'eau glacée malgré la saison qui s'abattait impitoyablement sur les voyageurs, impassibles malgré tout.  Les chevaux avançaient dans la boue, les oreilles baissées, l'encolure courbée, comme imperturbables.

Enveloppée dans un manteau de daim, la chevelure dissimulée sous la large capuche, Kayann esquissa un sourire ironique en constatant qu'elle était trempée jusqu'aux os, qu'elle aurait tout bonnement pu chevaucher à moitié nue, le résultat n'aurait guère été différent. Et quelle présomption que d'imaginer que ce déchainement météorologique tenait au simple fait que la Shin'a'in revenait sur ses pas, après de longs mois d'absence...

La tempête avait découragé la troupe à tenter une conversation avec son voisin, et c'est silencieusement qu'ils rejoignaient la ville, chacun perdu dans ses pensées.
La jeune femme ne dérogeait pas à la règle. Tant de questions se bousculaient dans son esprit... Qu'allait-elle trouvé en rentrant? Avait-elle encore des amis là bas? Serait-elle d'une quelconque utilité après ce qu'elle appelait sa désertion? Sur fond de drame politique, une interrogation la tenaillait malgré tout. Le reverra-t-elle, lui?
Devant elle, toutes les images du passé défilaient comme autant de piqûres d'insectes. Sa tête semblait engluée dans un mélange de remord, d'amour, de crainte et de nostalgie. Qu'on la trouve morose au sein du groupe n'était que le prénom de ce qui se déchainait au fond d'elle, tandis que son cheval avalait les lieues qui la séparaient des réponses. Rester était devenu impossible. Revenir lui paraissait aujourd'hui encore en dessus de ses forces. Mais elle n'avait guère eu le choix. C'était ça, ou la folie.

Malgré les temps perturbés et la guerre imminente, le convoi arrivait en un seul morceau, et sans incident majeur à déplorer.

Un cri interrompit brusquement le fil confus des pensées de la Shin'a'in. Le chef de fil annonçait Haven comme proche. En levant les yeux, Kayann devina au loin les remparts s'esquisser derrière le rideau de pluie. Son coeur soudainement se mit à battre la chamade. Plus question de reculer, désormais. Comme pour se donner du courage, Kayann fit claquer sa langue pour redonner du coeur à sa monture et se laissa porter.

Bientôt, ils firent halte aux portes de la ville, où il fallait montrer patte blanche avant d'y pénétrer. Un soldat détrempé s'approcha rapidement d'elle afin de l'interroger. Kayann, presque attendrie par les boucles blondes dégoulinantes encadrant le visage encore enfantin du garde, mit pied à terre pour lui répondre dans sa langue:

Bonjour, je suis venue avec ce convoi, mais je viens en ville pour quelques affaires privées, avec quatre chevaux que je compte vendre. Je ne suis armée que de cela...

A ces mots, elle sortit de son fourreau une petite dague légère mais meurtrière, qui ne la quittait pas, puis remonta un pan de sa selle pour présenter une épée sobre qu'elle dissimulait.
Son regard se posa ensuite sur le jeune garçon, et s'en remit à lui pour la suite. Par dessus, son épaule, Kayann apercevait déjà l'entrée de la ville et s'étonna d'entendre un bruit sourd, violent et saccadé envahir l'espace, avant de se rendre compte qu'il ne s'agissait que des battements de son palpitant.
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »

Beltran

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Re: [Kayann] Orage sur tons chevalins
« Réponse #2 le: 29 juin 2014, 18:14:45 »
Le soldat blond, sûrement le benjamin de la troupe, se retrouva terriblement soulagé que l'étrangère lui réponde en valdemaran malgré un accent du dehors assez audible. Il eut un sourire dégoulinant de pluie et hocha la tête avec solennité devant les armes qu'elle lui présentait rapidement.

"Bien, M'Ame. Si vous n'êtes pas sur la liste du convoi, je vais vous amener au fonctionnaire là-bas." Il désigna un petit casemate à l'écart, en direction de la ville, où brillait la lumière d'une lampe. "Il prendra votre déposition et vos formulaires pendant que nous fouillons vos affaires. Vous ne voyez pas d'inconvénients à ce qu'on jette un coup d'oeil? C'est la guerre vous savez..." se justifia-t-il, soudain de nouveau tout timide.

Plus loin, ses collègues étaient déjà affairés à fouiller les coffres des roulottes et les sacs sur les chevaux. Ils travaillaient méthodiquement et rapidement, tentant de ne pas mettre de désordre dans les possessions du convoi. Ils n'étaient pas là pour abîmer quoi que ce soit, mais simplement pour assurer la sécurité de Haven. Alors ils passaient tout au peigne fin mais avec précaution. Avec l'autorisation et l'aide des Shin'a'hin, la fouille semblait devoir se passer plus rapidement qu'ils ne l'auraient cru au début. La pluie les pressait également un peu. Tout le monde avait hâte de rentrer à l'abri, y compris les chevaux qui, pourtant, sous les ordres de leurs propriétaires, restaient impassibles.

Le petit blond prit sur lui de guider Kayann jusqu'au fonctionnaire qui leva la tête d'un dernier formulaire et renvoya avec son laisser-passer un autre voyageur du convoi n'appartenant pas à la troupe enregistrée. Il salua poliment Kayann en shin'a'hin, avec un accent valdemaran à couper au couteau. Puis il reprit dans sa propre langue:

"Je suis Pierce. Je vais m'occuper de vous pendant que les soldats finissent la fouille. Nom, région d'origine, but de la visite à Haven, nombre d'armes en possession, et surtout avez-vous des connaissances ici pouvant se porter garants de votre situation?"

Il leva sa plume, prêt à jouer son rôle de griffonneur de l'Etat.
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »

Kayann

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Re: [Kayann] Orage sur tons chevalins
« Réponse #3 le: 01 juillet 2014, 17:26:10 »
Postée devant le jeune garde, la meneuse se plia devant la volonté du soldat et acquiesça d'un hochement de tête, avant de le suivre vers le bureau du fonctionnaire en question.

"Je le sais, la guerre nous force à la vigilance... Les temps sont sombres. A nouveau..."

Le monde connaîtrait-il donc la paix un jour... Tout en marchant sous la pluie, Kayann se revit, dans une autre vie, prendre sa place au sein d'une mission destinée à ramener la paix. Hélas, cela n'avait pas suffi pour ramener une paix durable à Haven, semblerait-il.
En entrant dans le bureau, la jeune femme tenta de débarrasser ses bottes de la couche de boue qui les recouvrait abondamment, mais c'était apparemment peine perdue. De plus, le sol était déjà considérablement souillé par les aller venus de la journée.
D'un signe de tête, elle remercia le jeune garde qui reprit sa position et retira sa capuche détrempée pour afficher son visage à l'homme qui lui faisait face. Lorsque la place fut libre, Kayann s'avança. Le salut respectueux du fonctionnaire lui décrocha un sourire avenant, elle lui répondit donc en Valdemaran puis écouta les questions, patiemment.

"Je me nomme Kayann shena Tale'sedrin, je viens des plaines Dorishas. Ce n'est pas ma première visite à Haven, je viens y retrouver des amis, perdus de vue depuis... longtemps..."

Elle scruta un instant le regard de l'homme en face d'elle. Devait-elle parler des missions? De Cerath? Elle ne savait pas comment s'était finie cette histoire, préférant l'ermitage, l'exil, plutôt  que d'affronter la vérité.

"A Haven, je connaissais quelques personnes, donc, mais j'ignore s'ils sont encore là... Il y avait deux mages, Manuchan et Eoghan, le capitaine Beltran qui pourrait peut-être se rappeler de moi, mais j'ignore s'il est encore là... Sinon..."

Elle hésita un instant encore... Puis, en se raclant la gorge, elle tenta de finir sa phrase sur le même ton, mais le trouble devait être visible.

"Il y avait le mercenaire Fitz... Mais lui non plus, j'ignore s'il est toujours là..."

Un sourire crispé fut adressé au greffier, puis, histoire de se donner une contenance, elle ramena en arrière ses cheveux mouillés qui dégoulinaient le long de son visage. Elle jeta un rapide coup d'oeil vers les chevaux mais fut rassurée de voir les gardes de la ville exécuter leur besogne avec douceur et respect. Son regard se retourna donc vers le dénommé Pierce.

"Puis-je vous renseigner sur d'autres choses à mon sujet, Monsieur?"

En citant les noms des gens connus, la Shin'a'in ne put s'empêcher d'espérer qu'il lui donnerait des informations sur eux, et la perspective de croiser un visage connu, ajoutée à cela la gentillesse de l'accueil, faisait peu à peu fondre son amertume.
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »

Beltran

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Re: [Kayann] Orage sur tons chevalins
« Réponse #4 le: 03 juillet 2014, 08:45:00 »
Alors que le blondinet allait rejoindre ses collègues sous la pluie pour continuer la fouille, Pierce le fonctionnaire eut un rictus satisfait devant la réponse intelligible en valdemaran de sa nouvelle cliente. Il nota en même temps ses réponses, ne trébuchant même pas sur le nom de famille. Il cocha quelques cases, attendit patiemment qu'elle continue sa réponse lorsqu'elle s'arrêta pour réfléchir... Puis leva brusquement la tête:

"Vous connaissez personnellement le lieutenant Fitz et le Capitaine? Vous avez de la chance... Ils sont revenus il y a peu du front, ils sont donc à  la caserne aujourd'hui. Je vais leur faire demander une confirmation."

Le sourire crispé de Kayann n'échappa pas au secrétaire qui, à la mention de Beltran, s'était éclairé. Si elle ne mentait pas, elle avait là le meilleur des garants aux yeux de la quasi totalité de la population de Haven. Il passa sous silence le ton étrange en parlant de Fitz. Après tout, tout le monde était au courant que le lieutenant était... et bien, le lieutenant. Enfin, le capitaine désormais. Un type efficace mais bizarre. Aucune surprise qu'elle en parle d'un ton incertain.

Pierce hocha la tête:

"Encore quelques questions, le temps que ma confirmation arrive."

Il héla un soldat qui rappliqua au galop.

"Vas voir le Capitaine Beltran et demande lui s'il connait une Kayann Shin'a'hin - cette dame" fit-il en désignant Kayann qui fut détaillée de bas en haut avec sérieux. "Et s'il peut se porter garant ou demander au capitaine Fitz de le faire. Sois poli, le Capitaine a sûrement plein de choses à faire."

Le soldat salua et s'éloigna en courant sous la pluie. Pierce se tourna de nouveau vers Kayann:

"Cela ne devrait pas prendre beaucoup de temps. Vous avez des connaissances haut placées..." remarqua-t-il. "Le lieutenant est capitaine d'escadron désormais. Le Capitaine Beltran est... bah notre Capitaine. Il ne change pas. Enfin bref, vos questions. Avez-vous des marchandises de valeur à transporter qu'il vous faut déclarer? Possédez-vous des substances hallucinogènes, soignantes, ou ayant un effet sur l'organisme? Avez-vous des Dons de magie développés? Où pensez-vous rester dormir? Si vous choisissez une auberge il faudra vous enregistrer au poste le plus proche dès que vous serez installée..."

Le secrétaire continua la litanie des questions officielles, cochant les réponses de Kayann sur son formulaire, précisant un détail de temps en temps... Cela dura un petit moment. Assez pour que le soldat revienne, toujours au pas de course:

"Le Capitaine était en route pour ici, on l'a prévenu pour le convoi. Il sera là d'une minute à l'autre. Dame Kayann, vous pourrez vous présenter personnellement à lui." signala-t-il poliment à l'étrangère.

Et en effet quelques minutes plus tard, alors que Pierce préparait les laisser-passers, Beltran pénétra dans le petit local. Il jeta un coup d'oeil à Kayann et la salua militairement. Il la salua en shin'a'hin avant de continuer en valdemaran:

"Je ne pensais pas vous revoir dans le coin." A Pierce: "Je me porte garant. Elle peut avoir son laisser-passer." A Kayann: "Vous devez être exténuée par le voyage. Que nous vaut le plaisir..."
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »

Kayann

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Re: [Kayann] Orage sur tons chevalins
« Réponse #5 le: 09 juillet 2014, 19:22:06 »
Faut dire qu'elle ne manquait pas de culot, la Kayann... Parce que oui, elle savait qui était Beltran, mais de là à ce qu'il se porte garant pour elle, il y avait un monde! Elle doutait bien qu'il n'avait pas oublié cette nuit tragique où Fitz et elle étaient revenus d'une balade dont l'issu n'avait pas manqué d'être funeste et proche de l'abominable.
Se rappelait-il seulement de son nom?

Et s'il demandait à Fitz de la cautionner, accepterait-il, sachant qu'elle avait mis les voiles sans demander son reste, le plantant là, comme de rien? Un instant, elle se tortilla sur sa chaise, mal à l'aise et vaguement soucieuse. Ce qui ne dut pas échapper au garde, qui ne pipa mot pourtant, ne remettant à aucun moment en cause ses dires. A dire vrai, le nom de Beltran semblait l'avoir largement rassuré. Il ne manqua pas de le lui signifier, avant de lui poser d'autres questions usuelles.

A toutes, elle répondit par la négative:

"Je reste éloignée de toute forme de magie, en général. (A part quand celle-ci te tombe dessus sans te demander ton avis, pensa-t-elle) Je ne possède rien d'hallucinogène et mes seuls talents sont ceux qui tournent autour des chevaux, mais rien qui ne soit pas naturel. Je n'ai pas encore prévu où dormir encore, mais je ne m'en formalise guère. Si je trouve un abri pour mes chevaux, leur litière me fera tout aussi bien l'affaire le temps de trouver quelque chose de plus confortable.

Bientôt, le capitaine apparut. La jeune femme se leva et lui accorda son plus charmant sourire, ravie soudainement d'apercevoir un visage connu. Et, pour son plus grand plaisir, il semblait l'avoir lui même reconnu.

Capitaine! Je suis ravie de vous revoir, et votre confiance m'honore. Et bien voyez-vous, Haven me manquait... Et j'ai manqué à tant de choses qu'il me tarde d'en savoir le dénouement... Peut-être aurais-je l'occasion de vous entretenir à ce sujet... Sans vous voler de votre temps, bien sûr...

Afin d'appuyer ses paroles, elle pencha légèrement le buste en avant lorsqu'elle parla de confiance.
Décidément, le retour s'annonçait plaisant.
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »

Beltran

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Re: [Kayann] Orage sur tons chevalins
« Réponse #6 le: 10 juillet 2014, 16:29:50 »
En attendant que le Capitaine et les autres arrivent, les questions se succédèrent ainsi que les réponses que Pierce nota soigneusement dans son dossier. Le protocole était assez stricte et les questions parfois très personnelles. Au bout d'un moment, concernant l'abri, le fonctionnaire se permit de préciser:

"Près des enclos, il y a l'auberge du Poney Fringant qui est abordable et propre. Et surtout leurs plats sont à tomber. Un peu moins cher mais plus loin, je vous conseille la Salamandre Sellée qui est très calme mais avec des chambres plus petites et pas de choix dans les repas du soir. Vous devez vous enregistrer au poste le plus proche dès que vous avez un endroit où rester et vous devez indiquer la durée. Ces temps-ci nous devons malheureusement nous assurer que tous les visiteurs de Haven soient... et bien qu'on sache où ils sont. Rien de personnel, comprenez?"

Puis le Capitaine fit son apparition et assura l'identité de la jeune femme. Il s'inclina devant son sourire. Il fallait dire que Beltran n'avait aucune idée de comment s'appelait la jeune femme (l'avait-il jamais su?) mais il avait une parfaite mémoire des évènements qui les avaient fait se connaître et il lui semblait que son lieutenant la connaissait mieux. La deuxième raison pour laquelle il avait donné sa garantie si vite était également que les shin'a'hin allaient être très surveillés dans les prochains temps car certaines personnes de la caravane avaient à faire au Palais et aucun risque ne serait pris. Kayann serait donc forcément toujours à portée d'un soldat tant qu'elle serait en ville. Mais elle ne le saurait pas.

"Haven manque souvent à ceux qui doivent la quitter. Etes-vous ici pour affaire? Nous avons des chevaux à acheter ces temps-ci..." précisa le blond très sérieusement. "Je peux vous consacrer un peu de temps. La fouille de la caravane n'est pas encore finie, ils n'ont pas encore besoin de moi... Que voulez-vous savoir?"

Il lui indiqua un coin de la petite maison pour se mettre un peu à l'écart et ne pas gêner un homme venant à son tour se faire contrôler.
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »