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Messages - Sou

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La Taverne de Haven / Re : De tout et de rien 2
« le: 28 septembre 2026, 20:22:08 »
bêtise de mon choix

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Collegia / Re : Je veux (des) Sou ! (Séléna/Wylan)
« le: 27 septembre 2026, 14:20:27 »
Séléna balaie les arguments du Héraut d'un geste de la main. Il la met en colère, c'est vrai, avec ses airs prétentieux. Mais elle se musèle sévèrement. Il ne lui fallait pas oublier son objectif. Sa cupidité serait la plus forte. Et elle pouvait l'amadouer. Se montrer raisonnable en apparence, lui laisser entrevoir une porte de sortie, pense-t-elle. Mais avant de se montrer raisonnable, il fallait se montrer déraisonnable. Aussi lâcha-t-elle un peu la bride à sa colère. Elle se leva brusquement, affichant une juste indignation.

"L'enlever ?! Comment osez-vous ? Je l'ai mise au monde, torchée, élevée, j'ai fait de mon mieux malgré mes erreurs. Ce sont vous, les Hérauts, que l'on accuse parfois d'arracher les enfants à leurs parents, je vous signale. Oh oui, la plupart des gens sont heureux de voir leurs rejetons devenir hérauts. Mais la musique est tout autre quand il s'agit d'un héritier ou de l'aide indispensable d'une famille. Pouvez-vous prétendre le contraire ? Je me souviens, moi, de cette pauvre jeune fille rejetée par les siens parce qu'elle a fauté et à qui vous avez arraché l'enfant de son amour*. Pourquoi ? Pour avoir voulu se mettre à l'abri de sa propre famille. C'est bien vous, les Hérauts, qui avez établi la sentence. Est-ce que vous avez l'intention de me faire la même chose ? Que croyez-vous qu'une mère ressente face à cette peur ? Ou qu'une mère puisse faire pour vous contrer ?"


Séléna reprend son souffle un instant. Sa main se porte à son cœur, alors qu'elle retombe sur sa chaise. Satisfaite, en vérité, même si ses traits ne le montraient pas. Il était temps de passer à la partie raisonnable. Elle reprend donc d'un ton plus modéré.

"Non, non, non. Les contrats peuvent, je l'espère, être renégociés. Rien n'est gravé dans le marbre. J'ai... Je vous ai laissé ma fille. Mais avais-je d'autres choix ? Seule avec deux filles, dont l'une trop jeune pour être autre chose qu'une charge. Bien sûr que je ne pouvais qu'accepter de vous la laisser. Je l'ai fait par amour. - l'amour de l'argent, et non pour le bonheur de sa fille, est-il encore utile de le préciser ? -
Aujourd'hui, c'est encore pire. Ma fille est malade et me laisse m'occuper de ses deux enfants. Je vais finir noyée sous les dettes si je ne peux plus travailler. Ou l'un des mômes se tuera sans une surveillance nécessaire à cet âge tendre. Et avec le troisième qui ne va pas tarder, c'est la ruine qui m'attend.
Ma cadette pourra au moins s'occuper des petits. À deux, nous supporterons bien mieux toute cette charge supplémentaire. Je sais bien qu'elle préférerait sûrement rester ici. Et moi aussi. Je ne peux pas faire vivre ma famille sans aide ou sans argent. Il me faut faire un choix, bien malgré moi."


Si elle le pouvait, Séléna se mettrait à pleurer, mais les larmes n'ont jamais été faciles à faire couler sur commande, surtout quand on a un cœur sec et une âme rêche. S'efforçant tout de même de paraître effondrée, Séléna porte une main à son front.

"Quelle honte de demander cela, mais si vous tenez tant au bonheur de ma fille, donnez-moi de quoi élever ses trois neveux de façon tout aussi décente que ce que vous voudriez pour elle. Et je vous promets de ne plus venir la déranger, tant que cela sera effectif."

*Séléna fait allusion à ce RP

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Haven / Re : [Eclipse] On se fait une Toile?
« le: 26 septembre 2026, 22:38:48 »
Yvelin est-il mignon quand il s'inquiète de la réputation d'un autre ? Ma foi, oui ; même Sou est d'accord. Mais elle laisse volontiers tomber le sujet, qui, en vérité, ne l'intéresse pas vraiment. De même qu'elle pardonne l'autoflagellation du musicien d'un haussement d'épaules tout en grignotant sa tartelette. Le sujet des disputes de ses camarades aurait pu éveiller son intérêt, mais non. Il y est encore question d'amour. Mais un poète sait-il parler d'autre chose ? Et si les filles étaient amantes, eh bien, ma foi, c'était leur choix. Elle aurait pu se mettre à les espionner pour confirmer, mais est-ce que ce serait pertinent en quoi que ce soit ? Pour l'instant, en rien.

Comme tout le monde alentour, Sou est happée par le récit du soleil et de la lune. Elle sourit même à la demande maladroite du soleil. Une fois le récit terminé, la jeune fille sourit et remercie. Après tout, c'était pour elle qu'Yvelin avait convoqué le récit en premier.

"C'était très beau, merci. Un peu triste aussi. - Elle poursuit, taquine.- Mais c'est exactement ce que je dis. C'est toujours mieux dans les récits. Ou avec un récit. Mais ne t'en fais pas, maître-poète, celui-là, je ne l'oublierai pas. Sur ce, je te laisse, va falloir que je retourne auprès des autres. Bonne soirée, Yvelin. C'était chouette."

Ayant fait ses adieux, la jeune fille disparaît dans la foule.

Spoiler: montrer
Finit pour Sou ^_^

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Collegia / Re : De pierre ou d'éponge ?
« le: 26 septembre 2026, 21:43:13 »
Est-ce qu'elle se sent mieux ? Sou n'en est pas vraiment sûre. Un peu vide, un peu encore en colère, un peu déçue, un peu chagrine. Un peu de tout. Ce qui, au final, ne fait pas tant de vide que ça. Mais au moins elle a réussi à retenir ses larmes, c'est le principal. Revenue à des émotions légèrement moins tempétueuses néanmoins, elle finit par tourner la tête vers Wylan. Ses cheveux dans les yeux lui cachent la vue, mais ce n'est pas très grave. Un sourire tristounet flotte même sur ses lèvres un instant. Des gens tenaient à elle. Elle l'avait compris depuis longtemps : ses amis, ses professeurs, les surveillants, certains gardes qu'elle voyait tous les jours, même des hérauts. Ils tenaient à elle parce qu'elle était elle. Pas parce qu'elle leur était utile ou profitable.

Cette fois, Sou laisse la main de Wylan la caresser sans moufter. Ses paroles semblent avoir eu l'effet escompté et la jeune fille se sent plus calme. Voire même, elle souffle légèrement et secoue la tête lorsqu'il se propose d'aller rosser Thibaut.

"Non, merci. Je suis plus subtile que ça, tu sais."

Mais l'image la fait quand même sourire. Et cela lui fait si chaud à l'âme que Wylan se propose de se conduire comme un père pour elle. Il avait toujours été cette figure prépondérante depuis son arrivée au palais. Son héros, son chef, mais quand avaient-ils glissé pour devenir ce presque-père et elle, sa presque-fille ? Le temps avait joué, avec l'aide de ce mélange d'alchimie qui permet d'unir des êtres de tant et tant de façons : tendresse, rire, enseignement...

Mais sans le savoir, les derniers mots du héraut ouvrent un gouffre de quasi-panique chez la bleue. Est-ce qu'il venait de suggérer qu'elle puisse vouloir quitter le palais, le collège, lui ? Malgré elle, elle blêmit légèrement. Elle pouvait envisager presque sereinement de risquer sa vie sur un toit ou de sauter au-dessus du vide. Elle avait été espionne à dix ans et était capable de mentir comme une arracheuse de dents à n'importe qui. Elle s'était intégrée à force de volonté. Mais partir ? Partir maintenant ? Elle ferme un instant les yeux et s'efforce de chasser son angoisse. Ce n'était qu'une question. Comme il l'avait dit plus tôt, c'était parce qu'il tenait à elle qu'il s'inquiétait de son bien-être ici. Pas parce qu'il pensait qu'elle n'y avait pas sa place. Rassurée par le tour de ses réflexions, la jeune fille réussit à calmer les battements de son cœur. Mais, durant quelques instants, le silence s'est fait pesant.

"Je ne suis pas gentille ni bienveillante. C'est juste une façade. Si je ne fais pas de mal à ceux qui me blessent, c'est parce que je ne veux pas que tu sois déçu. Ou qu'on me chasse d'ici. Ici, c'est ma maison. Je ne veux pas partir. J'ai... j'ai des plans pour rester. Je ferai assistante pour un prof ou un ambassadeur, ou gouvernante. Et si ça ne marche pas, eh bien, je ferai la plonge ou la lessive, quitte à m'en abîmer les mains. - Tout en parlant, Sou se déplace, se tourne vers Wylan et adopte une position assise, les fesses sur ses talons.
- Au début, c'est vrai, j'étais toute perdue, mais plus maintenant. J'ai des amis et je les aime vraiment. J'ai un presque-père et je l'aime vraiment. J'ai un lieu plein de bienveillance auquel me raccrocher quand ça ne va pas. Personne ne me fera partir si je ne le veux pas."

Sou pince les lèvres et évite le regard de Wylan avant de continuer.

"Dehors... Dehors, ce serait l'autre Sou. Et elle n'est pas du tout gentille. Elle... je me fais presque peur parfois. Une raclée, ce n'est rien à côté de ce que je peux imaginer, crois-moi. J'ai testé, tu sais. Ce ne sont pas des paroles en l'air quand je dis que je pourrais leur faire du mal. J'ai l'impression d'être aussi pourrie qu'Antoine ou aussi mesquine que maman.- Soupire de Sou - Alors, devoir supporter d'être malmenée par mon imbécile de cœur, je suppose que c'est ma punition pour ça."

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Espace d'études / Re : Recherche de complicité
« le: 22 septembre 2026, 16:38:21 »
Sou rigole doucement. Les sources chaudes. Elle comprenait l'attrait qu'il pouvais y avoir à y aller. Mais effectivement, en plein été, la rivière avait à ses yeux, comme à celui de bien d'autres jeunes, plus d'attraits. A commencer pour certains par l'intimité. Bien que certaines soirées avec Tisia et Dya y aient été mémorables. En tout cas elle est contente d'y aller avec Nel.

Les devoirs terminés à la satisfaction de son amie, Sou se lova volontier contre la jeune Kyree. Elle la gratouille doucement là ou elle sait qu'elle apprécie.

"Cette semaine j'aide à donner à manger aux chevaux aux écuries. Ensuite, après les avoir mené aux champs, on doit nettoyer les boxs. D'où mon envie de plonger dans la rivière après."

Sou fourre son nez dans la douce fourrure ce qui la chatouille un peu.

"Dis. Tu crois qu'il faut forcément être humain pour devenir Héraut ? - demande t'elle songeuse. - Ce serait à chercher. Et heu... En fait. Tu vas rester ici ? Avec Isa et Betha plus tard ?"

A bien y réfléchir, de ses premiers amis, il ne restait que Nel et Dya. Dunwyd était parti après ses études et Hiam retourné dans son pays. Elle correspondait encore avec ce dernier mais cinq ans de différence et des milliers de kilomètres les séparaient. L'un d'entre eux finiraient-ils par se lasser ? Pas Sou, du moins pas avant quelques années, elle qui chérissait tant ses amitiés. Dya partirait surement bientôt en tournée. Et bizarement, si Sou s'était fait d'autres amis et amies, ils n'avaient pas cette même aura de trésor à ses yeux que ces quatre là.

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Collegia / Re : Je veux (des) Sou ! (Séléna/Wylan)
« le: 20 septembre 2026, 15:21:00 »
Séléna attend avec la patience d'un ange. D'un ange déchu bien évidemment. Mais quand le héraut se montre enfin, la femme sent depuis un moment la colère monter en elle. Alors qu'il approche son regard méprisant le détaille de haut en bas. Le blanc de sa fonction, l'épée, la mine. Elle est surprise de le trouver plus vieux qu'elle ne l'imaginait et plus agréable à regarder. Etrangement familier aussi. Loin de la calmer cette familiarité l'incite à penser qu'elle a déjà du le voir rôder proche de son quartier ou de sa maison. Pour assouvir quelque perversion à son endroit ou à celui de sa fille à tout les coups. Elle ne doute pas un instant d'avoir à faire avec le fameux, le merveilleux, l'unique, le fabuleux Wylan. Elle avait foutu quelques paires de baffe à sa môme les premier temps quand elle osait prononcer son nom. Qu'on ne nomme pas l'un de ces donneurs de leçon moraliste chez elle ! Malheureusement (et peut-être cela avait fait parti de sa décision) si cela lui avait vallu la paix quelques années, ces derniers temps la gamine, quand elle était en colère, l'utilisait pour la faire exploser un peu plus. La morpionne semblait accepter de moins en moins les cajoleries de sa chère maman. Il lui fallait au plus tôt soit la reprendre en main fermement, maintenant, soit en tirer le plus possible avant qu'elle ne coupe définitivement les ponts.

La matrone observe donc le héraut en se disant que s'il voulait l'impressionner dans son bel uniforme, elle avait fait en sorte, avec sa robe aux couleurs plus que passées et ses bords rapiécés, ses bottines rapées et ses bijoux miteux, mais le tout propre et sentant le savon, de paraitre faire partie de cette pauvreté fière de garder un peu de dignité dans l'indigence. Plus que dangereux, elle lui trouvait un air affecté et prétentieux. Et en matière d'homme dangereux, elle en avait cotoyé qui en avait l'air et qui l'étaient mais aussi bien d'autres qui n'en avait pas l'air et étaient pires.

Séléna laisse le héraut blablater avec une sorte de fatalisme. Elle a entendu cette phrase trop de fois aujourd'hui. La fin laisse enfin présager qu'elle a trouvé le bon interlocuteur. Levant les yeux au ciel et soupirant sa frustation elle lâche du bout de ses lèvres méprisantes.

"Ah, ba enfin !"

Elle suit le héraut tout en songeant : Arithmétique. Calcul complexe. Séléna ne voit là qu'une insulte déguisée de la part du héraut. Avait-elle jamais eu le temps de se livrer à des frivolités pareilles ? Recompter la monnaie pour ne pas se faire avoir était déjà bien suffisant à son goût. Evaluer la valeur d'un objet ou d'une pièce était nécéssaire. Elle méprisait toute autre forme de calcul, négligeant le fait que par ailleurs certains de ces calculs permettaient de maintenir un toit sur sa tête par exemple.

Arrivée dans la pièce la mère-matrone s'assoit à son tour, tout en laissant la table entre elle et Wylan et s'étant assurée qu'elle ne parlerait pas à des semelles. Si elle avait été boutefeu, les chaussures sur la table auraient prit instantanément feu. Non par indignation pour quelque politesse mais juste par... oui disons-le par jalousie.

Séléna s'obligea à afficher la sérénité, tout en lissant ses jupes.

"Si vos gens ne sont pas capable de transmettre un message aussi simple, Héraut, cela prouve l'état de négligeance de cet... établissement.
- La pause était voulu et méprisante. - Et me donne donc encore plus de raisons de vouloir ramener ma fille à la maison. Il est plus que temps, visiblement."

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Palais / Re : Gâteau et cadeau
« le: 20 septembre 2026, 15:20:19 »
Sou est heureuse. C'est simple à dire. Pourtant l'instant présent, la vie au palais, la compagnie de Dya et Tisia. Tout concourait à rendre cet instant simple en instant de bonheur.

La petite observe le petit paquet, une nouvelle fois surprise. Et extrèmement émue. Elle ouvre avec une délicatesse excessive, comme si elle manipulait un cristal fragile. Et encore plus en voyant son contenu. Son oeil exercé comprend tout de suite la qualité des objets. Mais leur valeur marchande n'a soudain aucune importance. Sou ne pleure pas beaucoup. Et jamais en public. Parce que les larmes sont une forme de faiblesse. Pourtant elle laisse en volontiers couler quelques unes à cet instant. Parce que pour une fois ce ne sont pas des larmes de tristesse, de peur ou de colère. Mais celles d'un mélange d'émotions moins connues. plaisir, joie, amitié.

"C'est... c'est trop beau ! merci." - Réussit-elle à sortir d'une petite voix étranglée. - "Je ne sais pas comment te dire vraiment merci."

Sou semble sincèrement désemparée.

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Espace d'études / Re : Recherche de complicité
« le: 17 septembre 2026, 22:33:40 »
Les bras pleins de livres empruntés Sou entre tranquillement dans la bibliothèque lorsqu'une silhouette canine se profile près d'elle. A non, une silhouette Kyree. La bleue sourit largement à son amie. L'affection de Sou envers la jeune Kyree n'est pas feinte ou forcée. Nel était l'une de ses premières et par là même l'une des plus anciennes amies. Les courses, les cache-caches, les soirées de brossage de poil ou de cheveux ensemble à discuter de leurs journées, les lectures allongée l'une contre l'autre (où l'une sur l'autre) sur le tapis au coin du feu... Tout cela avait forgé leur amitié. Et cela comptait pour Sou.

Elle chuchotte rapidement.

"Bien sur ! Laisse-moi juste le temps de rendre ça et je te rejoins."

Une fois sa charge déposée, la jeune fille rejoint l'adolescente Kyree dans le coin qu'elle s'est attribuée. Elle regarde la leçon de math. Elle ne connaissait pas. Mais pas grave elle prendrait de l'avance comme ça. Enfin si elle avait déjà eue les cours de bases nécéssaire. Depuis que les deux filles suivaient des cours, il n'était pas rare qu'elles apprennent l'une de l'autre. Sou ne remercierait jamais assez Nel pour son avancée en langues entre autre. Ayant déjà comprit de quoi a besoin Rinnerl, Sou sort de son sac de quoi écrire et s'installe sur le sol de façon à ce que Nel puisse voir ce qu'elle écrivait.

"Je t'écoute."

Forcément proches l'une de l'autre, Sou peut sentir l'odeur particulière de la Kyree et sa chaleur corporelle. Après voir travaillé un peu Sou s'étire.

"Ouaaa. Pas facile ce calcul. Au fait j'avais prévu d'aller à la rivière ce soir après mes corvées. Tu m'accompagnerai ?"

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Collegia / Je veux (des) Sou ! (Séléna/Wylan)
« le: 14 septembre 2026, 19:16:55 »


Prénom : Séléna
âge : 53 ans
Métier : Prostituée
Parentée : Mère de Sou - Mère de Mali (deux enfants, enceinte)
Lieu de vie : Haven



Séléna monte au château. Le pas décidé, la mine sévère, et dans la tête le bruit des pièces qui sonnent.

Ça suffit cette histoire. Sou était sa fille et elle allait la reprendre. C'est vrai quoi ! La gosse, SA gosse, dormait dans des draps de soie, mangeait les mets les plus fins et avait accès à toutes les modernités, des plus enviables aux plus vils. La môme avait beau lui apporter la majorité de sa bourse cela ne suffisait pas. Ne suffisait plus. Elle-même ne rajeunissait pas. Les clients se faisaient plus dispersés. Il fallait bien l'avouer, même si elle gardait de beau reste, elle n'avait plus l'attrait de la jeunesse. Et puis elle fatiguait aussi. Sans compter que cette maudite Mali, sa deuxième, était de nouveau enceinte. Et malade comme un chien. Impossible pour elle de travailler au risque de vomir sur un client. Chienne de vie.
Et pendant ce temps, pendant que sa pauvre mère galère, la mioche vit au palais. Séléna aurait pu s'en étouffer de jalousie. Car oui, tout n'est que pure jalousie envers sa gamine, plus jeune, plus jolie, en apparence plus protégée, aimée. D'autant que Séléna s'était persuadée qu'elle lui rapportait moins qu'avant. Qu'elle avait plus souvent un nouveau ruban dans les cheveux, ou qu'il y avait moins de pièce dans la bourse qu'elle lui apportait régulièrement. La femme oubliait un peu vite que le toit sur sa tête était plus sûr, que les repas étaient un peu plus réguliers et nourrissants et que la boite contenant ses "économies" était bien plus lourde depuis que sa dernière était au palais. Mais voilà il lui en fallait plus. Toujours plus. Elle se persuadait elle-même qu'avec sa fille aînée à charge, les marmots de cette dernière et les hommes qui transitaient régulièrement, l'argent filait trop vite pour qu'elle puisse se passer de la mouflette. Elle allait récupérer la gamine et la mettre au turbin fissa. En plus, la petite, avec sa bouille rosée et ses doigts agiles pourrait aussi bien voler les cœur que la bourse des clients. Séléna n'était pas méchante, elle lui laisserait le choix... tant qu'elle rapportait. Elle sentait déjà les pièces s'enrouler entre ses doigts. Et si ceux du château voulaient la garder - pour quelques raisons perverses elle en était sûre - ils allaient devoir raquer.

Séléna passe tous les contrôle avec une patience de démone avide. Finalement elle se retrouve face à elle ne sait quels représentants des collégias. Peu lui importe leurs rôles, leurs titres, leurs fonctions au sein de l'établissement. Elle croise simplement les bras et annonce sans ambage.

"J'ai besoin de Sou à la maison. Allez la chercher et dites-lui de prendre toutes ses affaires. Elle perd son temps ici. Allez ! Dépêchez-vous !"

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Collegia / Re : De pierre ou d'éponge ?
« le: 10 septembre 2026, 16:09:22 »
Sou perçoit les pas sur le toit avant de voir leur propriétaire. Elle reconnaît Wylan. À l'aise de par son expérience sans sa légèreté. Et puis qui serait assez fou pour la rejoindre là ? Bon ok, peut-être une ou deux de ses connaissances parmi les bleus oseraient. Elle se redresse donc, tire sur sa tunique alors qu'elle n'a pas besoin de la remettre en place, puis remonte les genoux à sa poitrine et pose son menton dessus. En attente. L'engueulade prendra, avec Wylan, des airs d'inquiétudes et de gentillesse. Avec lui pas de cris, pas de punition. Des fois Sou aimerait faire une vraie grosse bêtise pour le voir se mettre vraiment en colère contre elle. Heureusement, la peur de perdre son affection la retient entre autres.

"Tu as flanqué une sacrée frousse à tout le monde"

*Bingo !* Songe Sou, tout en repoussant d'un geste agacé les doigts du Hérauts loin de son nez. Merci. Pour le Héraut ce n'était sûrement qu'une constation, mais Sou y voyait une critique. Sou n'était-elle pas égoïste de causer de l'inquiétude à ses proches ?

"J'm'en fich' !"

Voir même Sou en est un peu satisfaite. Boudeuse, elle se méprend volontairement sur le sens de sa question.

"C'est sur ce serait plus simple si Sou se contentait de hurler et de claquer les portes et de s'enfermer dans sa chambre comme toutes les autres gamines. Ou de pleurer sous sa couverture en répétant à qui mieux mieux qu'elle ne veut voir personne. Mais enfin ! Au pire, si elle veut se défouler elle a qu'a gueuler une bonne fois pour toutes sur ce petit con ! - La colère de Sou se laisse entendre dans sa voix. - Et par les balloches de Lurchan, elle aurait dû prévenir quelqu'un ! Même un camarade, afin de faire savoir qu'il ne fallait pas s'inquiéter et ou la trouver au besoin. Au lieu d'aller se cacher pour ruminer sa peine et sa vengeance !"

Tremblante d'indignation, en vérité, Sou n'en veut à aucune des personnes qu'elle pourrait ainsi singer. Elle s'en veut à elle-même. Elle pensait s'arrêter-là et laisser Wylan aux prises avec un silence morose, mais lancée elle ne peut plus s'arrêter.

"Pourquoi alors que je fais tous les efforts pour m'intégrer, pour être gentille, pour pour pour... ne pas leur montrer que je pourrais, je saurais, leur faire du mal, ces ces ces... bouffons, ces casses-couilles, ces rats d'égouts... ??? - Sou serre les dents et prend une grande inspiration pour ne pas se mettre à pleurer devant Wylan. La honte. - Mais qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? Je veux m'arracher le cœur pour qu'il arrête ses conneries. Je ne veux pas passer ma vie à soupirer chaque fois qu'un garçon me sourira. Je ne veux pas être comme Séléna !"

Lorsqu'elle se rend compte qu'elle a élevé la voix la jeune fille ferme brutalement la bouche et enfouit sa tête dans ses bras.

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Haven / Re : [Eclipse] On se fait une Toile?
« le: 10 septembre 2026, 15:16:14 »
Mais non, la tartelette n'aurait jamais fini sur la tunique du maître barde, Sou étant bien trop adroite pour ça. Mais c'est vrai qu'avec une telle foule, on n'est jamais à l'abri d'une bousculade et d'un accident. Pourtant, la jeune fille est bien trop certaine de sa capacité même en ce cas.

La réaction d'Yvelin quant à sa chansonnette amuse et agace Sou tout à la fois. Elle balaie la main d'Yvelin de la sienne tout en reculant, n'appréciant pas du tout être forcée à quoi que ce soit de manière physique, même de façon aussi innocente. Tout en étant contente d'avoir fait mouche. La moue mi-figue, mi-raisin qu'elle affiche en est la preuve. Pas dupe, elle choisit de ne pas laisser le barde changer de sujet.

"Non, regarder un père n'est pas un crime. Penser, ce n'est pas faire. Et il n'est pas responsable de tes envies, quoi qu'on en dise."

Sou s'arrête là, n'étant pas une grande spécialiste ni pour réconforter quelqu'un, ni pour ce qui était des relations amoureuses. Sa grimace se fait ironique, avec même un petit ricanement.

"Et tu veux vraiment que l'on compare nos pères respectifs ? Le mien a toujours fait attention à ne jamais me casser le bras parce que ça lui aurait fait perdre du temps et de l'argent." - La jeune fille hausse les épaules, fataliste. Si la plupart de ses camarades ne sont pas au courant de son passé, Sou est persuadée que ce n'est pas le cas de ses professeurs.

Elle prend le temps de couper un morceau de la tourte en parlant et en tend une moitié à Yvelin d'un air détaché.

"Une prochaine fois. - Dit-elle pour répondre à la demande de son professeur concernant son intégration à un orchestre. - J'ai abandonné personne, j'ai pris une pause. J'en avais marre de Sacha et Amaryllis qui se sont disputées sans cesse aujourd'hui. Tu en veux ? Elles m'éneeeervent ! - Sou lève les yeux au ciel". Je ne comprends pas pourquoi elles veulent toujours être ensemble alors qu'elles se chicanent sans cesse."

Alors que les exclamations autour d'eux se font plus vives à mesure que la lune et le soleil se rejoignent, Sou lève la tête et prend deux secondes pour observer le phénomène. Tout en faisant la moue elle pose les poings sur les hanches.

"Faudra qu'on m'explique pourquoi ça a l'air plus fantastique, merveilleux, intéressant ou magique dans les histoires et les chansons."

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Collegia / De pierre ou d'éponge ?
« le: 26 août 2026, 18:34:25 »
Sou vient de Désenchantement

Sou sait ce qu'elle va faire des confétis de son flirt. Elle grimpe les escaliers. Elle grimpe sur les toits. Là elle laisse tomber sur le parc une neige de papier. Elle laisse aussi la peine de son coeur se transformer en larme. Elle s'allonge sur le toit brûlant. Elle s'était méfiée. Au début. Refroidie par de précédentes expériences. Son dernier béguin ayant tenté de la frapper. celui d'avant avait comme Thibaut choisit de la manipuler. Les larmes à présents taries la jeune fille laissa son esprit tourner en boucle sur ce qui n'allait pas chez elle. Ou chez les autres.

Les heures passent et Sou ne se présente pas à ses cours de l'après-midi. Or s'il y a bien une chose, un lieu ou Sou est constante, ce sont les cours. Sérieuse, toujours présente, respectueuse de ses professeurs. Qu'elle soit triste ou en colère. Joyeuse ou euphotrique. Amoureuse ou le coeur brisé. La connaissance, elle en est persuadée, ferra d'elle quelqu'un. Elle ne sait pas trop qui, ni comment. Mais quelqu'un. Pas forcément quelqu'un que l'on admire ou que l'on respecte. Mais quelqu'un qui pourra choisir.

Mais présentement Sou se sent vide. Le soleil a beau lui chauffer la peau elle ne bouge pas. Les tuiles peuvent lui rentrer dans le dos idem. Elle ne comprends pas comment elle, qui autrefois arrivait à être une pierre dure et froide, l'impression de s'être transfomé en une éponge molle et humide.

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Espace d'études / Désenchantement - One-shot
« le: 26 août 2026, 18:32:01 »
Penchés sur le même livre, une petite pile de feuille couverte d'inscriptions à côté, les deux jeunes bleus pouvaient donner l'impression qu'ils travaillaient à un quelconque projet ou devoir. En réalité, Sou, troublée par la proximité du garçon, pouvait sentir l'odeur de ses cheveux. Elle sourit et n'écouta pas du tout ce qu'il lui chuchottait pour ne pas troubler la paix des lieux. Elle se ressaisi et réussit néanmoins à ne pas passer pour distraite et nota son dernier propos sur la feuille. Thibaut lui sourit. Le jeune homme de seize ans avait cette beauté suave du genre à pouvoir incarner un vampire à paillette. Et à malheureusement faire chambouler le coeur de bien de ces demoiselles. Taquin, Thibaut laisse rapidement dévier la conversation murmurée du devoir en quelque chose de plus sybillin. Ses remarques font rire en sourdine la jeune fille. Elle craint qu'ils se fassent prendre à faire autre chose que travailler ce qui le fait rire à son tour. Ses mains viennent se poser sur la taille et la cuisse de Sou sans qu'elle essaye de les retirer.

"Thibaut soit sérieux deux secondes. On n'avance pas." Prévient-elle sans parvenir à être trop sérieuse.
"D'accord, d'accord." Semble se rendre le jeune homme en se reculant légèrement.
"Bien alors quelle serait ta réflexion sur ce point ?"

Thibaut croise les mains sur son crâne l'air de réfléchir un instant. Puis il se redresse et dépose une bise sur les cheveux de Sou.
"Tu sais quoi ma louve, tu as qu'à mettre ce que tu veux. J'ai rendez-vous avec mon oncle, j'avais oublié. Il n'est pas commode quand on lui pose un lapin. Merci."

Thibaut n'attend pas sa réponse et quitte la bibliothèque à grand pas. Sou réagit à peine d'un "d'accord" un peu sonné. Estomaquée, elle le voit qui croise une autre camarade de son âge (à lui, pas à elle) qui lui tient la porte et le suis à l'extérieur. Un doute lui vient et elle se précipite, entrouvre la porte avec toute la dextérité silencieuse qui est la sienne et apperçoit les deux bleus en train de s'embrasser à pleine bouche. Sou referme presque aussitôt la porte et retourne s'assoir à sa table.

Son regard se fait lourd sur la pile de papier. "Sou c'est toi ? J'ai un devoir, mais je n'y comprends rien. On m'a dit que tu étais très forte. Est-ce que tu voudrais bien m'aider ?". C'était en début de décade. Les souvenirs remontent. "Sou tu es merveilleuse. [...] Ca à l'air si facile pour toi ! [...] Tu écrit si bien et si clairement que si c'est toi qui prend les notes je m'y retrouverais mieux. [...] Sou fait ci pour moi. Sou fait ça. Sou tu es si. [...] Tu est ça. [...]" Sa tête résonnait ses mots doux, des rires, des gestes que l'on pouvait prendre pour des invitations. Et Sou avait craqué. L'assoiffée d'amour en elle avait prit les miettes et en avait fait un festin. Sou se déteste. Sou se hait. Ses mains émiettent méthodiquement les notes, les paragraphes déjà écrit, les commentaires, les dessins, la bibliographie... tout. Tout rédigé, pensé par elle, pour lui.

Ayant laissé passé suffisament de temps pour que les tourtereaux aient déserté le couloir, Sou quitte à son tour la bibliothèque.


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Haven / Re : [Eclipse] On se fait une Toile?
« le: 18 août 2026, 22:26:50 »
Quelques bleus avaient eu une idée lumineuse : profiter de ce moment de liesse générale pour monter un stand de vente de tourtes à la mûre sauvage pour se faire un peu d'argent. Le groupe avait négocié avec un boulanger pas loin de la place pour louer son four le temps de cuire les tourtes et de les apporter toutes chaudes sur place. Sou en qualité de voltigeuse, avait même réussi à accrocher au fronton de la maison où ils étaient adossés une bannière conçue et cousue de leurs mains. La petite affaire tournait bien et c'est une Sou réjouie de se retrouver avec quelques pièces supplémentaires qui attrapa une des tourtes restantes afin de prendre une pause de quelques minutes.

Déambulant au milieu de la foule, elle aperçoit son professeur de musique préféré. Figé telle une statue au milieu de la foule. Son visage exprimait... de la douleur ? Cela intrigue assez la jeune fille pour qu'elle observe dans la direction de son regard chagrin. Elle n'y voit qu'une scène a priori banale. Cela la navre et sans vraiment en avoir conscience, elle décide de le distraire de sa morosité.

Profitant de la distraction du Barde elle s'approche en dehors de son champ de vision et, se mettant sur la pointe des pieds, elle pose sa main libre (l'autre tenant la tourte, rappel) sur les yeux d'Yvelin.

"Coucou ! Devine qui c'est ?"

Elle ne prolonge pas la farce. D'autant qu'Yvelin est aussi grand qu'elle est petite. Elle retire sa main et se présente face au barde avec un grand sourire. Elle penche la tête sur le côté, ses cheveux désormais longs pendant adorablement sur ses épaules. La jeune fille porte la jupe de son uniforme de Bleue, mais son corsage vert pâle est moins strict et laisse deviner ses courbes naissantes.

"Et bien ? C'est de voir un enfant dans les bras de Méra qui te choque autant ?"

Les yeux rieurs, elle se penche pour regarder le trio un peu plus loin. Méra c'est Méra. De ce côté-là, rien à dire de plus. Celui qui semble le père de l'enfant est assez bel homme.

"À moins que ce ne soit l'adorable papa qui te trouble ?"

Le sourire se fait légèrement moqueur, alors que Sou se met à chantonner.

"Yvelin et, et... machin
couchés au milieu des fleurs de lin
s'aiment au petit matin.
Ainsi rêve Yvelin."


La chansonnette ne vaut pas un pet de lapin, Sou en est bien consciente. Mais les jeunes peuvent parfois être si cruels avec ceux qu'ils apprécient.

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Autres / Re : Sou
« le: 27 juillet 2026, 21:04:57 »
Résumé 2026

Sou, jeune page craintive, discrète et aux doigts agiles, est arrivée au palais sous la protection du héraut Wylan. Elle y croisera une ou deux fois des "amis" de son passé qui tenteront de l'intimider et de l'utiliser. Heureusement, le héraut fait bonne garde.
En dehors de cela, la fillette découvre un nouvel univers, apprend à se diriger dans le palais et à connaître ses habitants. Elle s'y fera même de bons amis. Elle se découvre aussi une curiosité et une envie d'apprendre qui l'aideront sans doute par la suite.
L'attaque sur Haven lui fait prendre conscience que le palais est devenu un vrai foyer aimant et qu'elle ne voulait pas le perdre.

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