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Caserne / Re : Il y a bien des manières de briser un cœur...
« le: 09 août 2026, 09:25:30 »
« Tu ne voulais pas que j'annule...?»
L'incrédulité avait fait monter la voix de Méra dans des hauteurs peu habituelles. Mais elle laissa s'expliquer la jeune mariée. Peut-être y trouverait-elle de quoi panser un peu son cœur blessé.
Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Oh, elle comprenait parfaitement pourquoi Irmingarde avait agi de la sorte. Pourquoi elle l'avait sciemment écartée. Mais les raisons avancées ne montraient qu'une chose: sa pupille la connaissait bien mal. C'était sans doute de sa faute. Elle laissait rarement voir aux gens qu'elle était plus qu'un joli sourire. Mais il lui avait semblé qu'elle avait laissé la jeune femme voir ce que d'autres ne pouvaient même pas soupçonner. Mais peut-être n'était-ce pas le cas.
« Dieux! Évidemment que j'ai dit que Beltran était un imbécile et plus encore. C'est le rôle que j'ai pris dans ta vie. Tu avais bien assez d'amies pour t'encourager à te lancer aveuglément, mais personne pour te faire réfléchir! Si tu avais été isolée, je l'aurais défendu envers et contre tous. Même si je pense effectivement qu'il est ennuyeux à mourir.» Elle soupira. «Un homme comme ça, ça peut te stabiliser autant qu'éteindre ta lumière. Moi, je ne voulais pas que tu prennes ce risque. Mais si tu t'étais décidée... enfin, si tu m'en avais parlé, tu aurais su que mon soutien était inconditionnel. Je taquine et j'asticote, mais bordel, je reste une personne décente. Enfin... je l'espère.»
Elle ferma les yeux quelques instants pour reprendre contenance. Ne pas pleurer, voilà tout ce qui lui importait encore maintenant. Ne pas pleurer dans Irmingarde, attendre d'être chez elle, pour s'effondrer et pleurer sans s'arrêter.
«Tu as pris ma légèreté pour de l'inconséquence et tu ne t'es pas arrêtée un instant pour te demander si tu allais me faire du mal. Tu m'as privé de ma liberté de choisir entre ton mariage et le voyage chez mes parents. Tu t'es convaincue que tu connaissais mon opinion, mes réactions. Tu avais de bonnes raisons, je l'entends. Au fond, tout ça m'apprends une chose: tu n'as pas confiance en moi, en notre lien.»
Méra se détourna et reprit le chemin de la porte.
«Je suis trop blessée pour... pour continuer. Ça ne servirait à rien. Tu as expliqué tes raisons, je les comprends. Mais je ne sais pas si je peux les accepter. Désolée...» Elle se couvrit le visage des deux mains. «Cette conversation ne s'est vraiment pas déroulée comme je l'avais prévue. Mais c'est sans doute mieux ainsi. Je suis fixée.»
Elle posa sa main sur la poignée, bien décidée cette fois à ne pas revenir en arrière.
«Mais... sincèrement, je te souhaite tout le bonheur du monde avec ton capitaine.»
Elle ouvrit la porte et s'en fut en courant à travers les couloirs de la caserne.
L'incrédulité avait fait monter la voix de Méra dans des hauteurs peu habituelles. Mais elle laissa s'expliquer la jeune mariée. Peut-être y trouverait-elle de quoi panser un peu son cœur blessé.
Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Oh, elle comprenait parfaitement pourquoi Irmingarde avait agi de la sorte. Pourquoi elle l'avait sciemment écartée. Mais les raisons avancées ne montraient qu'une chose: sa pupille la connaissait bien mal. C'était sans doute de sa faute. Elle laissait rarement voir aux gens qu'elle était plus qu'un joli sourire. Mais il lui avait semblé qu'elle avait laissé la jeune femme voir ce que d'autres ne pouvaient même pas soupçonner. Mais peut-être n'était-ce pas le cas.
« Dieux! Évidemment que j'ai dit que Beltran était un imbécile et plus encore. C'est le rôle que j'ai pris dans ta vie. Tu avais bien assez d'amies pour t'encourager à te lancer aveuglément, mais personne pour te faire réfléchir! Si tu avais été isolée, je l'aurais défendu envers et contre tous. Même si je pense effectivement qu'il est ennuyeux à mourir.» Elle soupira. «Un homme comme ça, ça peut te stabiliser autant qu'éteindre ta lumière. Moi, je ne voulais pas que tu prennes ce risque. Mais si tu t'étais décidée... enfin, si tu m'en avais parlé, tu aurais su que mon soutien était inconditionnel. Je taquine et j'asticote, mais bordel, je reste une personne décente. Enfin... je l'espère.»
Elle ferma les yeux quelques instants pour reprendre contenance. Ne pas pleurer, voilà tout ce qui lui importait encore maintenant. Ne pas pleurer dans Irmingarde, attendre d'être chez elle, pour s'effondrer et pleurer sans s'arrêter.
«Tu as pris ma légèreté pour de l'inconséquence et tu ne t'es pas arrêtée un instant pour te demander si tu allais me faire du mal. Tu m'as privé de ma liberté de choisir entre ton mariage et le voyage chez mes parents. Tu t'es convaincue que tu connaissais mon opinion, mes réactions. Tu avais de bonnes raisons, je l'entends. Au fond, tout ça m'apprends une chose: tu n'as pas confiance en moi, en notre lien.»
Méra se détourna et reprit le chemin de la porte.
«Je suis trop blessée pour... pour continuer. Ça ne servirait à rien. Tu as expliqué tes raisons, je les comprends. Mais je ne sais pas si je peux les accepter. Désolée...» Elle se couvrit le visage des deux mains. «Cette conversation ne s'est vraiment pas déroulée comme je l'avais prévue. Mais c'est sans doute mieux ainsi. Je suis fixée.»
Elle posa sa main sur la poignée, bien décidée cette fois à ne pas revenir en arrière.
«Mais... sincèrement, je te souhaite tout le bonheur du monde avec ton capitaine.»
Elle ouvrit la porte et s'en fut en courant à travers les couloirs de la caserne.





