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Haven / Re : [Eclipse] On se fait une Toile?
« le: 26 août 2026, 19:47:08 »
L'inquiétude.
C'était le sentiment qui dominait depuis la naissance de Jonah.
Celui qui m'avait englouti toute entière quand on avait mis son fils dans ses bras.
Elle ne serait plus jamais tranquille.
Plus jamais sereine.
Elle était responsable d'un être humain.
Elle aurait toujours peur pour lui.
Et c'était merveilleux.
Puis était venu l'amour.
Dévastateur.
Un déflagration brutale à laquelle elle ne s'attendait pas.
Kate avait détesté être enceinte, et plus encore accoucher. Son état avait comme brisé une barrière invisible entre elle et les mères de son entourage et tout le monde y était allé de ses conseils divers et variés, parfois contradictoires. Mais là où tout le monde était d'accord, c'était au sujet de l'amour qu'elle aurait pour cet enfant.
Pas que la jeune mère ait peur de ne pas l'aimer. Avec un sens de la famille aussi aigu que le sien, il était clair que son clan serait le pivot de sa vie.
Mais cet amour-là...
C'était viscéral.
Et contagieux.
Si elle n'avait jamais aimé, et n'aimerai jamais, Micha, d'un amour charnel, l'arrivé de cet enfant avait transformé l'affection profonde qu'elle lui vouait en amour platonique. Il était son mari, le père de son enfant. Quand elle le regardait avec son fils, son cœur menaçait d'exploser de fierté.
Elle avait eu du mal à laisser de la place à la nourrice. Mais il fallait être raisonnable.
Elle et Micha avait un nom à faire briller, un commerce à faire tourner, et énormément de travail.
L'amour maternel ne remplissait pas toute sa vie, et Kate avait besoin d'être dans son atelier.
Il n'était pas évident non plus de faire de la place à Micha dans son domaine d'expertise. Elle avait toujours jalousement gardé ses secrets d'artisane transmis par sa mère.
Mais là encore, ce nouveau rôle de parent avait détruit cette barrière.
Ils étaient une famille. Ils partageaient tout. Et il hisserait le nom des De Girier plus haut que jamais en associant leurs talents.
Kate sortait peu, mais pour l'occasion, elle avait accepté de prendre l'air.
Micha et leur fils étaient partis sans elle, occupée à régler la mécanique d'une horloge qui ne souffrait d'aucun retard.
Elle n'eut pas de mal à les trouver. Le sifflement sonore de Micha la guida jusqu'à un espace aménagé pour observer l'éclipse.
Son mari semblait bien entouré, nottement par une femme, une Héraut à en juger par son uniforme, dotée d'une fort jolie silhouette.
Si cette dernière espérait le séduire, c'était peine perdue. Kate s'amusait souvent du fait que les femmes n'avaient pas idée qu'elles auraient plus de chance auprès d'elle.
Elle arriva et entendit la question de la Héraut.
Elle tendit les bras à son fils qui s'agrippa autour d'elle - Dieux qu'il était déjà grand et lourd comme son père ! - et l'exercice n'était pas évident vu la différence de taille entre elle et son mari.
Elle s'infiltra dans la conversation de sa voix grave:
"La ponctualité n'est pas ma qualité première, nous autres artisans nous laissons facilement couper du monde quand nous travaillons."
Elle fit un sourire poli et cordial à la Héraut et se présenta:
"Kateerid Venelgueste De Girier, enchantée."
Elle tenait à son nom complet quand elle le pouvait. Elle était fière de ses racines.
C'était le sentiment qui dominait depuis la naissance de Jonah.
Celui qui m'avait englouti toute entière quand on avait mis son fils dans ses bras.
Elle ne serait plus jamais tranquille.
Plus jamais sereine.
Elle était responsable d'un être humain.
Elle aurait toujours peur pour lui.
Et c'était merveilleux.
Puis était venu l'amour.
Dévastateur.
Un déflagration brutale à laquelle elle ne s'attendait pas.
Kate avait détesté être enceinte, et plus encore accoucher. Son état avait comme brisé une barrière invisible entre elle et les mères de son entourage et tout le monde y était allé de ses conseils divers et variés, parfois contradictoires. Mais là où tout le monde était d'accord, c'était au sujet de l'amour qu'elle aurait pour cet enfant.
Pas que la jeune mère ait peur de ne pas l'aimer. Avec un sens de la famille aussi aigu que le sien, il était clair que son clan serait le pivot de sa vie.
Mais cet amour-là...
C'était viscéral.
Et contagieux.
Si elle n'avait jamais aimé, et n'aimerai jamais, Micha, d'un amour charnel, l'arrivé de cet enfant avait transformé l'affection profonde qu'elle lui vouait en amour platonique. Il était son mari, le père de son enfant. Quand elle le regardait avec son fils, son cœur menaçait d'exploser de fierté.
Elle avait eu du mal à laisser de la place à la nourrice. Mais il fallait être raisonnable.
Elle et Micha avait un nom à faire briller, un commerce à faire tourner, et énormément de travail.
L'amour maternel ne remplissait pas toute sa vie, et Kate avait besoin d'être dans son atelier.
Il n'était pas évident non plus de faire de la place à Micha dans son domaine d'expertise. Elle avait toujours jalousement gardé ses secrets d'artisane transmis par sa mère.
Mais là encore, ce nouveau rôle de parent avait détruit cette barrière.
Ils étaient une famille. Ils partageaient tout. Et il hisserait le nom des De Girier plus haut que jamais en associant leurs talents.
Kate sortait peu, mais pour l'occasion, elle avait accepté de prendre l'air.
Micha et leur fils étaient partis sans elle, occupée à régler la mécanique d'une horloge qui ne souffrait d'aucun retard.
Elle n'eut pas de mal à les trouver. Le sifflement sonore de Micha la guida jusqu'à un espace aménagé pour observer l'éclipse.
Son mari semblait bien entouré, nottement par une femme, une Héraut à en juger par son uniforme, dotée d'une fort jolie silhouette.
Si cette dernière espérait le séduire, c'était peine perdue. Kate s'amusait souvent du fait que les femmes n'avaient pas idée qu'elles auraient plus de chance auprès d'elle.
Elle arriva et entendit la question de la Héraut.
Elle tendit les bras à son fils qui s'agrippa autour d'elle - Dieux qu'il était déjà grand et lourd comme son père ! - et l'exercice n'était pas évident vu la différence de taille entre elle et son mari.
Elle s'infiltra dans la conversation de sa voix grave:
"La ponctualité n'est pas ma qualité première, nous autres artisans nous laissons facilement couper du monde quand nous travaillons."
Elle fit un sourire poli et cordial à la Héraut et se présenta:
"Kateerid Venelgueste De Girier, enchantée."
Elle tenait à son nom complet quand elle le pouvait. Elle était fière de ses racines.




