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Messages - Stefan

Pages: [1]
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Haven / Re : [Eclipse] On se fait une Toile?
« le: 14 septembre 2026, 20:14:44 »
Enfin, il apercu la chevelure blanche qu'il cherchait. Et elle surmontait.. une superbe robe écarlate. Le ménestrel esquissa un petit sourire. Le rouge était plus la couleur des barde que des sans dons mentaux dans son genre, mais... elle restait associé à la musique en Valdemar. Devait il y voir un message?

Absorbé par la délicieuse approche, il ne réalisa qu'elle n'était pas seule que quand elle lui présenta ses compagnes. Enfin présenter...

"Jehanne?" Il laissa échapper un eclat de rire. "Bien sur, Garde de la Reine. Vous êtes camarade. Comment tu vas?" Il avait plutôt l'habitude de claquer une bise enthousiaste à la soldate mais d'une part, ça aurait nécessité de se lever et d'autre part, elle ne l'avait elle même pas fait. Il pris ca comme un signe de ne pas être trop tactile avec elle devant Enora. Remerciant mentalement son amie de sa complicité, il salut a la cousine et fut ravi de voir la dame en rouge s'installer a coté de lui.

"Je me suis langui de votre compagnie. Vous me faites un immense plaisir à me consacrer du temps!"

Il réfléchis de nouveau a l'attitude de Jehanne. Elle approuvait son flirt. Sinon elle n'aurait pas laissé Enora avec lui. Certes, il n'était une menace pour personne, encore moins une héraut en service actif. Mais Jehanne n'était pas femme à négliger le confort des siens. Elle approuvait clairement.

Et elle l'avait salué sobrement. Craignait-elle une forme de jalousie?

Il sourit à Enora et a sa réaction, il conclu que c'était une forme de timidité que Jehanne ne voulait pas déclencher. Bien.

Doucement, sans s'en cacher, il leva la main pour effleurer le bord de la main d'Enora. Si elle n'avait pas envie de ce contact, elle avait tout le temps d’arrêter son geste, d'un mot ou d'un geste.

"C'est une rencontre rare" sourit il en observant le disque solaire doucement grignoté sur la toile.
"C'est une saison de belles rencontres... non?"

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Haven / Re : [Eclipse] On se fait une Toile?
« le: 27 août 2026, 17:49:23 »
Lourdement, le ménestrel s'assit sur un des bancs sous les toiles installées pour l'observation solaire. Il posa en équilibre ses béquilles avec l'aisance d'un musicien ayant posé en équilibre des trucs bien plus couteux qu'une paire de cannes de marches.

Il sortit de son gilet brun brodé de rouge un mouchoir et s'essuya le front. C'était nul d'être blessé, mais aussi, quelle idée de se trainer a un événement public en plein été avec une jambe cassée? Il était un peu fou.

Une dame en uniforme de héraut attira son oeil à côté de la fontaine, en grande discussion avec Micha de Girier. Non, elle était brune. Mauvaise pioche.

Il sourit. C'était ça l'idée. Une héraut trop grandie, trop pale pour son uniforme et bien trop sérieuse.

Il avait hais l'irruption de sa mère, mais encore plus à cause de la présence d'Enora. Il ne voulait pas de sa génitrice dans sa vie. Jamais. Elle exigeait de lui qu'il soit autre chose, quelque chose qu'il ne pourrait jamais être, elle ne méritait aucune minute de sa vie. Et il savait aussi que s'il lui laissait la moindre place, elle détruirait la belle vie qu'il s'était construit.

Il avait craint qu'elle le retrouve dans Haven, mais pour le moment, tout allait bien. Liselle connaissait son rôle et la situation. Elle lui avait trouvé une chambre chez une logeuse qui avait déjà géré des problèmes de ce genre. Elle ne parlait pas et quand bien même un intrus arrivait devant sa porte, la logeuse savait gérer la situation.

Il avait pris quelques jours pour se remettre de ses émotions et se reposer, puis il avait décidé de reprendre le contrôle. La Barde avait gâché la dernière visite d'Enora? Il allait donc en provoquer une autre, sans elle.

Un sourire aux lèvres, résolument de bonne humeur,  il guettait donc les uniformes et les chevelures blanches.

3
Collegium des Guérisseurs / Re : Grognements
« le: 22 août 2026, 20:16:34 »
Stefan non plus ne savait pas quoi ajouter. Ce qu'il avait crains à son réveil aux maisons de guérison s'était produit comme il l'avait crains, en plus devant la ravissante héraut qui l'avait sortit du fossé... Il se sentait trop minable pour répondre à la jeune femme, mais il n'avait pas envie d’être seul avec lui même en cet instant.

Et le silence s'étirait.

Il fut brisé par un pas vif et décidé.

Charwin entra dans la pièce, observa la héraut qui ne savait pas ou se mettre et marmonna d'un ton sec.

"Je suis sur que vous avez à faire Héraut. Ailleurs."

La fin de non recevoir était claire et le guérisseur se concentra sur son patient.

Le lendemain, si Enora s'était aventuré ici de nouveau, elle aurait, comme prévu, trouvé la chambre libre. Stefan était partit dans sa petit chambre de ville, loins du palais ou Iseult savait trop bien manipuler ou corrompre tout le monde. L'anonymat de la population d'Haven était une bonne protection pour le ménestrel, comme elle l'avait toujours été.

Mais au premier jour de la sixième décade, Enora reçu du courrier: une lettre lui proposant de re retrouver à la place de foire pour observer avec Stefan l’éclipse du 4eme jour de la sixième décade.

[clos pour moi]

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Collegium des Guérisseurs / Re : Grognements
« le: 22 août 2026, 19:41:19 »
Iseult sourit à Enora. Oui, Bien sur, la Héraut fantôme, l'ombre de la Reine. Une ombre de crispation passa sur son visage apprété, mais elle serra la main de la fille de duc sans une hésitation très prolongée.

"Enchantée, je suis la Barde Iseult, et voici mon fils Stefan."



La rupture de contact soulagea Stefan qui sentait son cerveau se débarrasser de la fausse affection imposée par sa génitrice. Putain, il savait pourquoi il restait loin de cette suceuse d’émotions. Conasse, connasse, connasse. A chaque insulte pensée, il sentait sa colere et sa rage se redresser. Il ne regardait toujours pas les deux femmes.



Alder entra soudainement dans la pièce surpeuplée. il avait parcourut le couloir en courant quand le novice l'avait prévenu. Il n'avait pas vraiment cru Stefan et Charwin sur les problèmes entre le patient et sa famille. Il avait néanmoins mis les bardes sur la liste d'interdiction d’accès, mais il trouvait absurde d'imaginer qu'elle ou son mari tenterait de venir, a fortiori de forcer le passage.

"Barde Iseult! Vous n’êtes pas autorisée à voir le patient. Sortez!"

Sans laisser la barde protester, il l'entraina manu militari en dehors de la chambre et loin du patient.



Sa mère hors de la pièce, Stefan se tourna dans son lit, face au mur, dos à la porte et à la Blanche. il s'enroula dans le drap comme dans un cocon et si le silence s'étira quelque secondes, il finit par parler.

"Merci de l'avoir fait me lâcher."

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Collegium des Guérisseurs / Re : Grognements
« le: 22 août 2026, 19:09:27 »
Une seconde personne entra, hélas, ce n'était pas Alder, mais la héraut d’albâtre. Stefan grinça des dents, mais saisit l'opportunité.

"Mon amie est là, mère, partez."
"Je croyait que tu ne voulais pas de visite?"
"Et surtout pas la votre."
"Je suis ta mère, c'est différent..."

Avant qu'il ai le temps de s'écarter, elle s'approcha et toucha son bras. Conasse. Elle utilisait son empathie par contact pour ne pas se faire prendre. Il avait beau le savoir, il sentait sa méfiance et sa colère fondre sous le toucher apparrement doux et maternel de sa mere.

Il savait que c'était hautement illégal. Un coup a se faire bruler les biefs sur ordre de justice. Mais il était incapable d'en parler. Il l'avait toujours été. Même à Charwin, il n'avait pas put en parler. Et on se soupçonnait pas d'honorables barde de Valdemar d'utiliser leurs dons pour contraindre leur fils. [La mère de Stefan fait ça depuis très longtemps et sait très bien le cacher. Enora peut voir la dynamique malsaine entre eux sans problème, mais si tu veux voir le mésusage de don, c'est un jet à 2% de chance de réussite. Le lanceur de dés du forum est ici.]

Armé seulement d'un peu de ressentiment restant et de beaucoup de honte, il détourna le regard en ne regardant ni le héraut ni la barde.

"Partez."

L'ironie de se sentir encore plus vulnérable en cet instant, soigné et conscient, que quelques jours plus tôt en train de perdre connaissance. Enora ne le voyait que dans des états pitoyables. Et si l'accident ne l'avait pas géné du tout, cette fois...

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Collegium des Guérisseurs / Grognements
« le: 22 août 2026, 10:11:32 »
2e jour 5ème décade d'été 1489
Quelques jours aprèsVocalises

Après quelques jours de fièvre, bien maitrisée par les talents et la magie de guérison, et quelques jours de convalescence, il était temps pour Stefan de quitter les maisons de guérisons. Alder, son guérisseur réfèrent était réticent, il le trouvait encore trop fragile, surtout après sa fièvre, mais sans hésitation, Stefan en avait appelé à Charwin, qui était un ami, mais qui avait longtemps aidé le jeune homme à gérer sa relation pourrie avec ses parents.

Si Charwin était craint de bien des hérauts ou d'autres gens refusant de voir leur santé mentale en face, Stefan ne faisait pas partie de ceux-là. À grandir au collegium, il avait connu Charwin tôt et sans l'implacable guérisseur, son manque de don et le mépris de ses parents qui en découlait auraient sans doute détruit l'estime personnelle du ménestrel. Avec son soutien, il avait pu se concentrer sur ce qui était en son pouvoir et voir ses parents comme ce qu'ils étaient: deux narcissiques qui n'auraient aimé leur fils que sous condition.

Charwin savait que si Stefan gérait sa relation à ses parents correctement quand ils étaient loin, ils pouvaient fortement le bouleverser quand ils étaient là. C'était lui qui avait encouragé le Ménestrel à nourrir ses envies de voyage. Et si plus d'une personne considérait son habitude de fuite comme malsaine, le thérapeute la voyait telle qu'elle était: une saine façon de gérer une situation malsaine.

Rester à la maison de guérison, dans l'enceinte du palais, c'était un risque. Tôt ou tard, ses parents sauraient qu'il était là. Il était bon pour sa santé mentale qu'il s'éloigne, dès que médicalement possible. D'autant plus que, contrairement à nombre de hérauts, par exemple, Stefan était reconnu par Charwin pour savoir demander de l'aide et il avait la confiance du praticien: si quelque chose n'allait pas, il préviendrait le cercle de guérison.

Une fois Alder avait donné son accord un peu forcé, Stefan avait fait prévenir son amie et camarade Liselle. Il lui avait confié sa bourse et son enthousiaste amie avait vite été lui louer une chambre en ville. Il n'avait pas eu besoin de lui expliquer le problème. Elle savait...

Tout était prêt pour le transport le lendemain, mais...

Mais en fin d'après-midi, le deuxième jour de la cinquième décade d'été, une femme habillée d'une robe à la dernière mode de la cour, mais écarlate barde franchit la porte de sa chambre. Stefan retint un grognement de dépit.

"Un grand voyageur comme toi, tu ne sais plus marcher?"

La voix riche et grave, parfaitement maitrisée, qui lancait une pique, mais qui la déguisait en affection. Comme toujours, l'enfant en lui se recroquevilla dans son âme, toujours aussi blessé de savoir qu'il ne pourrait jamais satisfaire ses demandes absurdes. Puis, comme toujours, la colère se réveilla. L'adulte qu'il était devenu s'interposa entre le coeur brisé de l'enfant et celle qui aurait du les aimer sans conditions.

Il prit une longue inspiration, retenant la pique qui lui brulait les lèvres. Il savait que partir dans la joute verbale ne marcherait pas. Ça empirerait la situation, et il n'était pas à l'abri qu'elle joue la corde sensible en "laissant échapper son don". Ce qui était hautement inéthique, mais qu'elle réussissait toujours à faire passer pour un accident.

"Vous savez que je ne veux pas vous voir, mère, partez."
"Une mère ne peut pas venir rendre visite à son fils convalescent?"
"Pas quand le fils en question ne veut pas la voir."
"Pour qui me fais-tu passer, mon fils ?"

Serrant les dents, il s'empêcha de lui répondre que puisqu'il était si terrible, elle devrait le renier. Ça ne changerait rien. Elle n'était pas là pour lui, elle ne l'estimait pas plus que la souillon qui nettoyait ses latrines, mais elle était critiquée pour son mépris, donc elle feignait l'affection maternelle pour les apparences. Si Stefan se laissait aller à être aussi ignoble qu'elle le méritait, soit elle utiliserait son don, soit elle se ferait passer pour la victime d'un fils ingrat. Il savait que la seule stratégie viable, c'était le refus d'interagir.

"Alder!" Appela-t-il "J'avais dit pas de visite!"

[Enora?]

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Collegium des Guérisseurs / Re : Vocalises
« le: 22 août 2026, 00:00:53 »
S'il leva les yeux au ciel en la voyant chercher l'approbation collégiale, il s'étonna de trouver ça plus amusant qu'agaçant. D'autant plus qu'il eut évidement l'autorisation souhaitée. Avec bonheur, il prit en main son instrument. Il caressa le bois avec affection, conscient du réconfort constant qu'était pour lui la musique. S'il y avait une constante dans sa vie, c'était la place de son art.

"Je ne prétends pas être discret. Ce n'est pas la plus grande qualité de ma profession."

Il commença à jouer, de petits morceaux simples et pas trop rapides d'abord, puis il explora ses possibilités et capacités.

Objectivement, il était trop assommé de médicament pour aller dans sa maestria habituelle, mais... Mais ce n'était pas nécessaire. Il sourit en voyant la Blanche se détendre au son cristallin. Il aimait la voir apprécier sa musique. Vraiment.

Quand son devoir l'entraina ailleurs, la pièce raisonna de son absence. Alors il joua de plus belle, pour distraire son esprit.

[RP Clos]

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Collegium des Guérisseurs / Re : Vocalises
« le: 21 août 2026, 23:19:58 »
"Oh, Alleeeeez, Au pire on risque quoi? Une mauvaise note? Mes mains sont intactes, et mes poumons en ont l'air aussi."

Le regard de chiot implorant aurait fait fondre des cœurs bien plus endurcis que la moyenne. Certes, les Hérauts étaient coincés sur leur sens du devoir, mais... Mais il avait de si beaux yeux....

"Vous avez bien vu, c'est ma façon de gérer la douleur, je suis sure que c'est meilleur pour moi que les potions.!"

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Collegium des Guérisseurs / Re : Vocalises
« le: 21 août 2026, 22:59:04 »
"Enora... "

Son dossier mental de ragots et de chansons satyrique sur la Cours de Valdemar. s’étala devant son esprit. Enora, Héraut albinos. Oui.

"Enora De Lolryn, Heraut et Garde du corps de la Reine."


Eut il eu moins d'antidouleurs dans le sang, cette réference n'aurait pas du être vocalisée. Géné, il lui adressa un sourire d'erreur et ajouta:

"C'est bien cela? Le compositeur qui vous a qualifié d'ombre glacée de la Reine aurait besoin de faire vérifier sa vue. Vous m'inspirez plein de choses, mais rien de glacé."

Il sourit à son compliment sur sa musique, toujours heureux de voir reconnaitre son talent. D'une main il désigna l’étagère au font de la pièce ou attendaient sagement son paquetage d’où sortait sa Chalemie.

"Puisqu'en plus de me sauver la vie, vous avez pris soin de ramasser mon paquetage, passez moi ma Chalemie, je vous jouerais volontiers tout ce que vous voulez pour vous remercier. J'ai aussi ma guiterne dans mon sac, mais elle est décordée pour le voyage."

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Collegium des Guérisseurs / Re : Vocalises
« le: 21 août 2026, 22:41:06 »
Stefan gloussa à l'embarra de sa sauveuse.

"Héraut, je végétais dans ce fossé depuis des heures. Si vous ne l'aviez pas fait et que vous n'aviez pas immobilisé le bouzin avant de me transporter, je ne sais pas si ma jambe aurait été sauvable. Je vous taquinais."

La courtoisie et le bon gout aurait du lui ordonner de s’arrêter là, mais elle était si mignonne quand le rouge de ses joues brisait la solennité de sa blancheur...

"Aurais-je l'honneur de connaitre le nom de ma sauveuse?"

Il s’arrêta, confus.

"Vous me l'avez peut être déjà donné? J’avoue que je ne sais plus."

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Collegium des Guérisseurs / Vocalises
« le: 21 août 2026, 22:21:26 »
4ème décade d'été 1489
Le lendemain du Chant du vent

Les évènements entre la réduction brutale de la fracture par la héraut en porcelaine et le frugal petit déjeuner de Stefan était très flou. Il avait quelques images de la chevauchée. Quel dommage d'avoir raté ça. C'était pas une expérience commune ! Puis elle l'avait confié aux griffes émeraudes des soigneurs qui étaient intervenu sur sa jambe pendant euh... longtemps.

Vraiment flou.

Il s'était réveillé dans une chambre inondée de la lumière rasante du soleil. Il avait patiemment attendu de voir si elle croissait ou diminuait pour savoir s'il se couchait ou se levait.

La lumière croissait. Perdant ses nuances de rouge pour retrouver tout son spectre.On était donc le matin. Comme pour lui donner raison, on lui apporta vite un petit déjeuner. Un gruau sucré fade, formulé pour ne pas interagir avec ses traitements. Ok.

Quand même, quelle honte de se blesser si prés de la maison, quand on a voyagé si loins que lui...

Il envisageait de faire les yeux doux à l’apprenti qui rodait quand une silhouette élancée plus élégante que n'en rêverait la plus snob des dames de cours apparut à la porte. Le port de tete altier et l'uniforme blanc parfaitement coupé qui mettait en valeur un corps aussi musclé qu'il n'était pale...

Aussi belle qu'elle avait été terrible la veille.

"Vous êtes revenu me faire hurler?"

Le ton était amusé et flatteur.

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Campagne / Re : Le chant du vent
« le: 21 août 2026, 21:48:55 »
"La concentration aide à gérAAAAAAAAAAAAAAARH"

Le cri du Menestrel est primal et instinctif. Dans l'instant de désorientation, il initie un mouvement de reptation pour s'éloigner de la menace tel l'animal blessé et terrifié qu'il est...  avant de se souvenir que c'est une héraut et qu'elle a probablement juste... Il glissa un œil à sa jambe.

Réduction de la fracture. Sans prévenir pour éviter l'anticipation. Mouv de conasse, mais de connasse intelligente. Déjà, il se reproche sa pensée, bien peu incorrecte pour la personne qui lui venait en aide.

"Vous êtes à hurler, Dame héraut."

Et soudain, comme une marionnette à qui on couperait les fils, le ménestrel sombra dans l'inconscience et s'effondra au sol. Heureusement déjà assis par terre, la chute n'était pas trop longue.

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Campagne / Re : Le chant du vent
« le: 21 août 2026, 21:28:43 »
En temps normal, l'oreille agile du musicien aurait capté l'arrivée de la cavalerie bien en avance. Mais ce n'était pas un instant normal. Genre pas du tout. Il avait la jambe pliée en trois et souffrait abominablement. La seule chose qui l’empêchait de hurler comme un possédé, c'était de s'enfermer dans la musique.

Quand une apparition blanc plus pâle que son uniforme (pourtant propre) surgit dans son champ de vision, il sursauta comme une sentinelle épuisée par 4 nuits de garde consécutive. Mais malgré l'épuisement de la douleur, il ne put retenir un sourire amusé alors qu'il posait précieusement sa chalemie à son côté.

"Dame héraut, appliquez je vous en pris! Je serais plutôt fâché que vous vous en absteniez!"

Il était trop soul de souffrance pour suivre exactement ses gestes. Il se demanda si elle était humaine ou si c'était une apparition éthérée envoyée par une divinité oisive que son malheur aurait amusée.

"Vous êtes réele ?"

Il lui semblait oublier une chose. Quelque chose... elle avait demandé un truc?  Ah! comment il avait fait ça!

"Je suis bêtement tombé. Je suis bon danseur et un acrobate décent, mais... j'ai perdu l'équilibre, j'ai essayé de protéger mes instruments et... je sais pas, j'ai fini ici. J'ai envoyé mon paquetage sur la route pour signaler ma présence et... J'ai attendu."

Sa voix était pâteuse, il ne fallait pas être empâté pour deviner sa souffrance.

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Campagne / Le chant du vent
« le: 13 août 2026, 14:59:44 »
4ème décade d'été 1489

La première chose qui pourrait attirer l'oeil d'un voyageur attentif , c'était les traces de chutes sur le bas-côté de la route de l'exil, à à peine plus d'une heure de Haven. Les herbes folles de l'été valdemaran couchées dans un virage. En un endroit plus sauvage, l'hypothèse d'un détroussement de voyageur pourrait être pertinente, mais si près de la capitale? Non, c'était improbable.

D'autant plus qu'un peu plus loin attendait patiemment un paquetage de voyageur, manifestement intact, bien qu'il ait roulé dans la poussière. Pas de vol de grand chemin ici.

En tendant l'oreille, malgré le fort vent d'été, le passant pouvait entendre une musique monter du fossé. Si le curieux s'y penchait, il pouvait donc y surprendre un musicien blond bien battit qui jouait continuellement de la chalemie(*) avec une maîtrise admirable. Les yeux fermés, concentré dans la musique, l'homme était sourd au monde.

Probablement que sa jkambe droite y était pour quelque chose. L'homme portait des braies de voyages, mais pour l'heure, la jambe droite avait été ouverte d'un coup de couteau pour révéler une jambe anormalement pliée. Pas au niveau du genou, elle était pliée une seconde fois au niveau du mollet. Une écorchure notable au niveau du second angle, mais ce n'était pas une fracture ouverte. Juste une fracture déplacée qui avait l'air fichtrement douloureuse.

En attente d'une aide qui ne saurait tarder, sur une route si passante, l'homme attendait, concentré sur un morceau particulièrement difficile du répertoire classique.

[Enora?]

(*) ancêtre du hautbois.

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Bardes/ Elèves Bardes / [Menestrel] Stefan
« le: 08 août 2026, 20:38:26 »
RECENSEMENT DU ROYAUME
 Valdemar

Prénom :Stefan
Age : 32 ans (02.08E.1457)
 
Région d’origine : Haven
Métier/Vocation: la musique! qu’il sert vaillamment en tant que ménestrel
 
Description physique :
 
Cheveux : Blonds
Yeux : Bleu-gris pas clair
Teint : Halé
Taille : plutôt grand, mais pas gigantesque
Corpulence : large d’épaules
Attitude : amicale
 
Description comportementale :
 
Passionné de musique, vous le trouverez toujours à un endroit où il y en a. À la limite où il y en aura bientôt. Fêtard et joyeux, il parait être juste un cliché de musicien ambulant.
 
C’est aussi un homme intelligent qui a vécu dans des attentes qu’il n’était simplement pas possible pour lui de satisfaire. Mettez le dans une situation similaire, et il s’y enfuira. Probablement pour aller découvrir un endroit qu’il ne connait pas encore et découvrir avec joie les gens et leurs chansons. Il aime les gens.
 
Qualité principale : Joyeux, travailleur et appliqué
Défaut principal : Il a élevé la fuite et le déni à un art de vivre.
 
Don ordinaire : L’oreille absolue, le Talent et la Créativité
Don spécifique : Aucun! (Au grand damn de sa famille)
 
Langues parlées :
Valdemaran (natale)
Lingua Franca (courante)
Rethwellan (basique + de nombreux chants)
Karsite(basique + de nombreux chants)
Plein de chants dans plein de langues du sud
 
Animal de compagnie : Est ce que les instruments comptent?
 
Description Historique :
 
Quand deux des plus célèbres bardent du pays conçurrent un enfant ensemble, il n’y avait pas de doute dans leur esprit: leur fils ne pourrait être que le plus grand barde de l’histoire. Ils le nommèrent donc très logiquement Stefan, comme le légendaire compagnon de Vanyel, un musicien dont la réputation n’était plus à faire.
 
Dans les premières années, le petit Stefan leur donna plutôt raison. Mélomane dès ses premiers sourires, ils constatèrent vite qu’il avait l’oreille absolue et il apprenait la musique presque plus vite que la lecture.
 
À l’adolescence, cependant, s’il absorbait la théorie musicale avec appétit, les inquiétudes montèrent.
 
Stefan ne les remarqua pas immédiatement. Lui qui avait l’habitude de faire la fierté de Papa et Maman mis un moment à comprendre que peu à peu, se creusait un manque qu’il ne pouvait percevoir.
 
Il comprit à ses 13 ans. On lui avait toujours dit qu’il entrerait au collegium des bardes. Mais personne ne le lui proposait. Il était pour tant un excellent instrumentiste, pour son âge. Il ne doutait pas qu’il dominerait sa classe.
 
Il se renseigna un peu, au-delà de la musique qui le fascinait. Et la réponse était simple et évidente.
 
Il n’avait pas le Don. Il savait jouer, il savait lire la musique. Mais oui, évidemment, il ne savait pas la faire ressentir. Il ne pensait pas que c’était grave, mais… Mais ses parents s’intéressaient de moins en moins à son talent et à sa créativité qu’à cette capacité magique qui…qui ne laissait même pas apprécier la vraie musique.
 
Blessé par cette constatation, il redoubla d’efforts, persévérant dans son apprentissage, non plus seulement par amour de la musique, mais aussi dans l’espoir absurde de satisfaire ses parents.
 
Il vit ses amis entrer au collegium, comme barde ou ménestrel, sans pouvoir les rejoindre, ses parents refusant l’idée qu’il ne soit qu’un simple instrumentiste. Il avait forcement le Don! il allait bientôt se réveiller!
 
A seize ans, ulcéré du déni parental, il cessa d’espérer qu’ils le voient lui, et pas juste leur idée du fils parfait. Il s’infiltra au Collegium, frappa à la porte de la Doyenne et exigea son inscription comme ménestrel. Devant ses capacités, ce ne fut qu’une formalité.
 
Cet acte de rébellion brisa quelque chose entre lui et ses parents, ulcérés qu’il se contente de “ca”. Lui-même était ulcéré qu’ils cherchent un fils idéal alors qu’il était un des meilleurs élèves ménestrels depuis un paquet d’années.
 
Pendant un temps il resta dans le conflit, puis il abandonna. Ils étaient trop cons pour voir leur fils réel, tant pis. Il avait une vie à vivre.
 
Il fit une formation brillante et la sortie du collegium, il aurait pu demander une place dans la grande maison de son choix. Il décida de voyager. Il connaissait la musique de Valdemar, mais cela ne lui suffisait pas.
 
Il partit sur les routes. Seul, longtemps. Il s’arrêtait dans les tavernes, parfois les manoirs. Il chantait et apprenait les chants locaux. Valdemar, Karse, Seejay, Rodina, il alla même jusqu’à voir la mer, en Acabarrin. Puis, il remonta par Velvar, Jkatha, admira les plaines des nomades et leur étrange bord arrondit. Il longea les pelagir et traversa Rethwellan une fois la guerre finie pour rentrer dans son pays natal.
Son périple dura dix longues années, car pourquoi se presser? Il avait parfois de la compagnie, parfois pas. Rares étaient les groupes réticents à accueillir un musicien itinérant.
 
Il revint à Haven en 1487, mais n’essaya même pas de monter au palais. Il n’avait aucune envie de vivre le mépris de ses parents et de leurs amis. Mais un jour, alors qu’il vivait une confortable vie de fêtes et de répétitions, on lui parla de ses parents. Parait qu’ils étaient fiers de sa réputation de voyageurs et qu’ils seraient ravis de le revoir.
 
Alors il repartit. Il partit jusqu’au lac Evedim, qu'on disait si semblable à la mer. Bien sûr, c’était grand et plein d’eau. Mais c’était fondamentalement différent. Comme il était fondamentalement différent des bardes.
 
Il alterna donc passage à Haven et tournées dans le pays. Fuyait-il la capitale dès que ses parents essayaient de le coincer pour le voir?
 
Oui.
 
Mais vous pouvez pas le prouver.

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