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Nouvelles de l'extérieur / Comme un Faucon dans un poulailler
« Dernier message par Sourcedésert le Aujourd'hui à 21:31:33 »
3ème décade Printemps 1487
(donc pendant l'ellipse)
Un peu avant Mettre un nom dessus

Fuyant la plateforme de travail sous les cris d’orfraie de Roseécarlate que retenait une Ehva éclatante de fierté (grand-)maternelle, la mage quasi-renégate sautilla jusqu'au sol, un peu ivre de ce qu'elle venait d'accomplir. Il allait falloir en parler à Pluie maintenant. elle aurait même du savoir avant ses camarades de magie, mais... les choses s'étaient faites ainsi. Que faire.

Erin se posa sur une petite vasque et s'y baigna ostensiblement

Atterir.

"Hum... Tu as raison. Je devrais me délasser aux sources avant..."

Elle s'interrompit. On venait de lui dire d'attendre... en valdemaran. Merde, elle avait oublié Elbereth dans le maelstrom. Quelle mentor déplorable elle faisait. Elle se retourna et sourit à la rouquine dont les mèches blanches commençaient à devenir dur à ignorer. La marque de la magie.
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Ailes des Hérauts / Re : Pourquoi?...
« Dernier message par Isabeau d'Armentières le Aujourd'hui à 21:20:15 »
Elle leva les yeux vers lui et soudain, ce fut comme si ses émotions étaient assourdies, sous un couvercle ou derrière une porte.

Tu dissocies.
Je sais.

Elle soupira et son regard passa du barbu qui partageait des voeux à ses mains fautives. Elle expliqua d'un ton monotone.

"Je sais que c'est normal. Les couples mariés se trompent, les couples non mariés se défont... Je sais que c'est normal. Je... Je ne voulais pas l'apprendre comme ça. Je ne suis même pas sure que ce soit grave ou que ça me surprenne. On s'est marié pour avoir des enfants ensemble, pas pour un amour éternel..."

Elle soupira, se demandant a quelle vitesse on allait la réexpédier en formation don.

"La psychométrie, c'est... compliqué. J'ai des boucliers, je te jure. Et plutôt bon, selon Jalena. Mais mes mains... elles accrochent tout. Les pensées de la fileuse qui a préparé le fil de mes vêtements, le dégout du tanneur qui même à trente ans passés n'arrivera jamais à s'habituer à l'odeur, les sentiments de mon père envers moi à qui il a fait cette bague..."

Elle souffla doucement, pour confirmer ce que Raimon devait bien voir venir.

"Et un soir, je ramasse une chemise et je sens tes sentiments pour elle. Je fais le lit en me levant après toi et je ressens ta gêne et tes hésitations. Je range ton baudrier et je la vois sur une barricade et je sens tes sentiments pour elle naitre. Je me barricade toujours plus fort, mais on vit ensemble, je ne peux pas tout éviter. Parfois, c'est sur les affaires de Montaro, et je fais quoi? J'arrête de le changer parce que tu as pensé à ta culpabilité en le changeant il y a 3 décades?"
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Haven / [Fitz/Elliana] Dessine moi une famille
« Dernier message par Fitz le Aujourd'hui à 21:03:27 »
1ere Décade printemps 1486


Fitz

Il avait beau avoir vieilli, être marié, être capitaine, avoir accompli sa « destinée », être reconnu par ses pairs, apprécié, avoir des proches, et être bien plus sûr de lui, Fitz s’était mis à trembler comme une feuille quand il avait reçu la lettre

« Capitaine Fitz,
Je serai à Haven à l’orée du printemps.
Je me présenterai à la porte.
Je vous y attend.
Elliana De Tarkis »

Alors quand un garde était arrivé dans sa chambre en lui disant qu’une jeune femme demandait à le voir, son sang n’avait fait qu’un tour. Il était parti en courant, bousculant le pauvre soldat qui ne s’attendait pas à prendre une armoire normande d’1m83 dans l’épaule.
Tout ce qu’il avait affronté n’était rien comparé à ça. Il ne l’avait jamais revu. 19 ans….
Il courait plus qu’il ne marchait vers la porte d’entrée. Au loin les silhouettes se dessinaient. 2 gardes, et une jeune femme.

Le capitaine ralentit l’allure, vérifia que ses vêtements étaient bien mis, et s’approcha, plaquant un sourire un poil effrayé sur ses lèvres

-  Elliana.


Elliana

Je voulais savoir. Je voulais comprendre. Pourquoi il était parti ? Pourquoi il m’avait laissé. Et surtout… Qui il était ?
Durant toutes ces années mère avait ce regard perdu quand je lui posais des questions, et le reste de la famille me rabrouait vivement, il ne fallait surtout pas me répondre.

Maman est morte. Seule, comme elle l’a toujours été. Je lui en ai voulu à elle de m’avoir laissé, à lui de ne pas être là. De n’avoir jamais été là.

Et qui réapparait comme une fleur dans une lettre déposée par une blanche ? La gueule du grand-père quand elle a refusé de partir tant qu’elle ne me l’aurait pas donné en main propre. Comme une bouteille à la mer qui atteint enfin sa destination.

Capitaine de la garde à Haven ? Vraiment ? Alors pourquoi le sujet était si tabou !  Surtout que vu la messagère choisie, il avait des relations.
Qu’avait-il fait pour être devenu un sujet qu’on tait chez nous ?

Il y’a avait eu des cris, beaucoup, des larmes, un peu, et surtout il y avait eu cette décision. J’irai à Haven, j’irai rencontrer mon père, qu’ils le veuillent ou non.
Une nuit avec l’aide d’un palefrenier (il est si facile de manipuler un homme, encore plus quand il sort à peine de l’adolescence, et qu’on est la première femme qu’il touche), j’ai fui le domaine.

Et me voilà ici, devant cette immense porte, droite, fière, et pourtant si effrayée. Bloquée par deux gardes à l’air pas commode, qui semblent vraiment se demander ce que je fais ici à exiger de rencontrer quelqu’un.
*On ne demande pas à voir le capitaine comme ça ma dame. Il y’a des règles. *
Franchement je n’aurai pas eu la peur de finir dans un cachot, je lui aurais fait avaler son « ma dame » obséquieux avec ses dents.

Et s’il ne voulait pas me voir ? Et si finalement ses mots n’étaient que poussière dans le vent ? Et si… et si... et…
Et il était là.

Est-ce que mon cœur venait de rater un battement ?

-Capitaine Fitz… Je ne savais pas si vous seriez au rendez-vous.

Je tremblais comme une feuille, était-ce une bonne idée ? Surement pas, mais c’était la seule que j’avais.



Fitz

- Bon... heu. Sal… Comment vous… comment tu... Comment nous... Non heu. Excuse-moi c’est… Troublant. Tu ressembles à ta mère.

Pas certain que ce soit la meilleur approche

-  Mais s’il te plait, je préfère que tu me tutoies.

Ha qu’il était solide le fier guerrier qui cherchait ses mots.
Et maintenant ? tu fais quoi Fitz ?

- Mais suis-moi je t’en prie

Il se tourna vers les gardes

-  Laissez-la entrer, c’est ma…. Fille. Elle est sous ma protection et je m’en porte garant.

Les deux gardes saluèrent leur capitaine et s’écartèrent du chemin.
Et alors qu’Elliana et lui commencèrent à marcher il reprit la parole, déglutissant au passage.

- Comment vas-tu ? Et Pourquoi venir me voir ? Tu as un problème ? Besoin de quelque chose ?



Elliana

Il bégayait. Il bégayait et ça me faisait sourire. Il avait intérêt à faire bien plus que bégayer !

Oui je savais c’était mesquin, mais c’était le but. Cependant voir les deux gardes obéir avec autant d’empressement à l’homme me confirma une chose. Il était bien ce qu’il annonçait être. Je soupirai. Tant d’années à me demander à quoi il ressemblait, qui il était. Et me voilà marchant à côté de lui comme on marche avec un inconnu. Un regard en coin. Il était grand, brun, cheveux longs. La boucle d’oreille attira mon œil. Autant presque que les cicatrices dont il était couvert.
La question d’après par contre me piqua au vif. Et alors quand il continua j’explosais.

-Et comment veux-tu que j’aille à ton avis ? Ma mère est morte, et là par une lettre, comme une fleur, j’apprends que mon père est au chaud loin de chez moi, le grand « capitaine de Haven » ? Et qu’en plus de ça il est marié ?  Pourquoi maintenant ? Parce que je n’ai plus rien, voilà pourquoi. Parce que je voulais comprendre pourquoi tu étais parti, pourquoi tu m’avais laissé. Parce que… parce que j’aimerai au moins savoir le nom de famille de mon père ! Je voulais de toi un père, mais visiblement tu n’as pas su me le donner !

J’avais arrêté de marcher en disant ça, je le fixais, droit dans les yeux, je le mettais au défi de trouver une réponse, une explication. La rage montait, je sentais mes joues devenir rouge, toutes ces années de frustrations, d’attente, de questionnement, s’accumulaient prête à sortir. J’avais bien entendu que ma voix s’était faite plus forte mais je n’en avais cure.
Là tout de suite je voulais qu’il souffre autant que j’ai souffert.



Fitz

Il n’en menait pas large notre capitaine. Ce bout de femme à ses côtés aurait pu le piétiner pendant des heures sans qu’il ne réponde.
Le reste était déjà assez douloureux comme ça.

Il faut dire qu’il avait enchainé les questions idiotes, il aurait dû le savoir. Toutes cette tirade il la méritait. Il préféra se taire, baissant la tête comme un chien pris à faire une bêtise.

Comment trouver les mots, comment expliquer.

- Elliana… Je… Je t’ai écrit tu sais ? Toutes ces années je t’ai écrit. Je pensais que malgré tout ils te les donneraient peut-être ... Je... J’aurai du... je.

Il soupira de nouveau laissant ses mots mourir dans le silence. Avisant un banc il fit signe à sa fille de s’asseoir. Et vint se poser à côté d’elle.

- Ecoute… Je ne suis pas fier de toute cette histoire, je ne voulais pas que ça se passe ainsi. Et je répondrai à toutes tes questions, absolument toutes sans retenue aucune.

Reprendre sa respiration, détacher chaque mot pour ne pas dire de bêtise.

- Je voulais être là, j’ai appris ton existence quand tu étais déjà né, tu étais déjà là. Je n’étais pas au courant de la grossesse de Myriem. Et après on a refusé que je revienne, on m’a interdit de te voir. Alors je t’ai écrit, encore et encore. Si je t’ai envoyé Enora pour cette dernière lettre, c’est que j’ai appris pour le décès de ta mère et que je voulais être certain que tu aies ces lignes, je voulais être certain qu’elles te parviennent.

Il avait dit tout ça d’une traite, pour ne pas être interrompu d’abord, mais aussi car il en avait besoin. Sa main s’approcha d’elle, et il se ravisa. Il n’osait pas la toucher, ça aurait été trop, trop tôt, trop vite. Alors il contemplait le sol, jouant avec ses doigts, plus stressé que jamais.



Elliana

Il voulait s’asseoir ? Très bien, nous allions nous asseoir. Le reste par contre je n’étais pas prête. Comment ça il avait écrit ? Je n’avais jamais vu ces lettres, je n’avais jamais rien su.
Toutes ces années de secret, de messes basses, et de mensonges.
J’aurais pu avoir des réponses à ses questions ? C’est ça qu’il me disait.

Et qui lui avait interdit de revenir ? Ma mère ? Non pas ma mère ce n’est pas possible. La tristesse dans ses yeux quand je questionnais sur lui, elle n’aurait jamais refusé que je sache.
Prendre une profonde inspiration, traiter les données une par une. Comprendre.

Je fermais les yeux un instant pour me recentrer, pour prendre le temp.

-Reprenons si tu veux bien.
Je me redressais, plantais mon regard dans les siens. C’est étrange j’ai ses yeux.
-Je suis Elliana de Tarkis fille de Myriem de Tarkis. Mais ça tu le sais déjà. Et je suis aussi ta fille. Mais ça aussi tu le sais. Ma mère étant décédé, j’ai décidé de te rencontrer, de te connaitre. J’ai besoin de savoir d’où je viens, de comprendre. Et tu es le seul à pouvoir m’aider. Je ne te demande pas d’être mon père, je te demande mon histoire.

Je respirais. Je devais lui laisser le temps de s’expliquer. De tout me raconter. Et pour ça je devais faire le premier geste. Je pris sa main droite dans la mienne.

- Alors s’il te plait, raconte-moi. Je veux comprendre. Je veux savoir.



Fitz

Elle était plus calme que lui c’était peu dire. Lui en général arrivait rarement à redescendre en pression, elle avait réussi en un clin d’œil à reprendre la situation en main, un trait de sa mère.

Et en parlant de main, le frisson qui parcourut Fitz au moment du contact était quelque chose de nouveau. Il la regardait, avec une tendresse, un amour, qu’il n’avait jamais ressenti. Rien à voir avec sa femme, rien à voir avec le reste. C’était sa fille et elle était la plus belle chose qu’il aie jamais faite.

Dans un murmure il répondit à sa dernière remarque

- Je suis ton père Elliana. Je… Veux être ton père…

Il prit une profonde inspiration, et commença à raconter

- Et si on commençait par ton histoire déjà ? Enfin plutôt ce que j’en sais, c’est-à-dire l’histoire de ta mère et moi. Quand je l’ai rencontré j’étais mercenaire. Ma compagnie a été engagé par ton grand-père pour assurer la sécurité du domaine. Des bandes de pillards sévissaient dans la région.

Il revivait cette période de sa vie, il l’avait revécu tant de fois en rêve.

- J’avais ton âge, à peu près. Mon capitaine m’a ordonné de veiller sur Myriem. J’étais le plus jeune, et je pense qu’il ne voulait clairement pas m’avoir dans ses pattes. Ou alors qu’il voulait me voir souffrir à protéger une jeune femme qui voulait tout sauf être protégée. Comme un bizutage du nouveau.

Il se souvenait de la première fois qu’il l’avait vu. Comme à son habitude le mercenaire n’avait pas réussi à aligner deux phrases correctes, se perdant dans les mots et les expressions. Elle avait ri. Et son rire avait la beauté d’un matin ensoleillé.

- Ta mère… Myriem… Nous avions le même âge, mais elle était bien plus mature que moi. Elle était drôle, espiègle, elle prenait un malin plaisir à s’enfuir de ma garde. Je passais des heures à la chercher dans les forêts, les mansardes, tous les endroits possible et imaginable. Elle était aussi terriblement belle. Je perdais mes mots dès que j’étais avec elle, et elle en jouait autant qu’elle le pouvait.

Le capitaine reprit sa respiration quelques instants. Il revoyait Myrien, ses longs cheveux bruns, ses sourires, et tout ce qu’elle pouvait faire pour le rendre dingue.

- On est resté plusieurs mois au domaine. Et puis…

Il se souvenait parfaitement de cette journée, le cris, les pleurs, la peur aussi, la peur d’échouer, la peur de la perdre.

- Un jour où on était parti en forêt, elle voulait chercher je ne sais quelle plante, pour je ne sais quel truc. Bref, ce n’était qu’un prétexte. Comme à son habitude, elle m’a joué un tour, et elle s’est enfuie. Et alors que je la cherchais, j’ai entendu un hurlement.

Ce cri, elle l’appelait, ce « FITZ » c’est ce qu’il entendait dans ses cauchemars… Son sang n’avait fait qu’un tour, il avait couru vers sa destination, détruisant tout ce qui était en travers de son chemin.

- Quand je l’ai vu elle était entourée de plusieurs pillard. Elle avait choisi le mauvais chemin. Ils… Son…

Il déglutit une fois de plus. Devait-il tout dire ? Non. Il tairait son corset arraché, il tairait la terreur dans les yeux de sa mère, il tairait le regard de ces hommes sur ses cuisses dévoilées et les bleus sur son visage. Cette image là il préférait l’éviter. Tout comme la furie qui l’avait prise, il se souvenait d’avoir découpé un homme, d’avoir arraché la jugulaire d’un autre avec ses dents. Ce n’était peut-être pas l’heure pour qu’elle l’imagine ainsi.

- Bref… Je suis intervenu. J’ai été blessé durant l’altercation, un coup d’épée dans le flanc, les hommes quant à eux étaient mort. Malheureusement le bruit ne laissait aucun doute, on n’était pas seul… Elle m’a entrainé plus loin, dans une sorte de ferme en ruine qu’elle connaissait. Elle s’est occupée de moi et moi d’elle… On était bloqué, à se cacher des pillards. Et c’est là que…

Ils s’étaient rapprochés. Il se souvient de ses gestes pour le calmer, de lui qui voulait sortir, les tuer, les tuer tous.
 Il se souvient de ses pleurs, et puis de sa voix, de cette phrase morte dans un sanglot « si tu pars je meurs ».
Ces mots, ils résonnaient encore dans sa tête, ils étaient devenus un mantra :
« Si tu pars, ils meurent »

Alors il avait baissé les armes. Elle l’avait pris dans ses bras, serrant son corps contre le sien et puis il y’avait eu ce baiser, celui qui le suppliait de rester, de ne pas la laisser... Le reste n’appartenait qu’à ses souvenirs.

-  Le lendemain, mon capitaine nous surprit dans la ferme, il était accompagné de ton grand-père. Sa fureur à cet instant n’a eu d’égal que celle de ta mère. Je suis resté là, planté comme un idiot. C’est là que l’interdiction est tombée, je ne devais plus jamais revenir. Il était inconcevable que Myriem de Tarkis soit vue avec un mercenaire qui n’a pas de nom.
Nous avons été démobilisés, et mon capitaine m’a renvoyé de la compagnie pour avoir fait perdre beaucoup d’argent à son groupe.


Il se mit à jouer avec sa boucle d’oreille.

-  Ta mère m’a offert ça avant que je parte. Je ne l’ai jamais quitté. C’est tout ce qu’il me reste d’elle.

En vrai elle lui avait offert la boucle d’oreille en argent, Fitz avait fait sertir le topaze d’Aed à l’intérieur quelque décade plus tard. Pour les avoir tout les deux à vie contre lui.

Il prit une profonde inspiration, il n’avait pas raconté cela à voix haute depuis des années. Il se demandait même s’il l’avait raconté une seule fois dans toute sa vie. Il avait bien sûr expliqué tout ça à Feuille, mais pas aussi détaillé, les détails il le savait n’appartenait qu’à sa fille et à lui.

-  J’ai appris plus tard qu’elle t’avait mise au monde, dans une taverne on parlait de « la naissance mystérieuse du domaine de Tarkis ». Je suis venu bien sûr, j’y ai trouvé porte close. Ton grand-père avait donné des ordres. On m’a interdit de te voir. Je ne voulais pas mettre ta mère dans une position plus difficile qu’elle ne l’était, alors j’ai obéi. Je suis parti.

Son regard se perdit un instant dans les yeux de sa fille.

- J’aurai dû me battre pour toi je suis désolé. Je l’ai aimé tu sais ? Sincèrement, et profondément. J’étais juste… Lâche. Surement.



Elliana

Voilà qui comblait un grand vide dans mon histoire. Et surtout, le regard de mon « père ». On aurait dit une biche effrayée. Le capitaine de la garde, l’ancien mercenaire. Qui avait dû trancher plus d’hommes que d’habitant dans certaines villes. Il tremblait.
Cette sincérité dans sa voix.
Crotte, il a réussi à m’attendrir.

- Je vois oui.

Il me fallut un peu de temps pour trier toutes les informations.

-Tu aurais dû te battre. Tu aurais dû en effet… Mais je connais mon grand-père. Et je sais aussi comment il est …

Je pris le temps avant de dire les mots suivants. Ils étaient difficiles à dire, ils étaient compliqués.

-Tu sais... Père… Je pense qu’elle ne t’a jamais oublié. Mère…

Comment dire ça…

-N’était plus elle… Je n’ai pas connu la mère que tu as connu. Elle était douce avec moi, tendre. Mais … Elle ne sortait plus. Je ne sais pas ce qui s’est passé après ton départ, je ne sais pas à quel point ma « famille » a pu la briser. Mais mère restait enfermé, elle n’a jamais connu personne d’autre, et d’aussi loin que je me souvienne, personne n’est venue la voir.

Je soupirais. Mon grand-père n’avait jamais été amour, et il ne le serait jamais. Chaque femme de sa vie était soumise, ou brisée. Cet homme je m’étais jurée qu’il n’arriverait jamais à rien avec moi. Et c’est aussi pour ça que j’avais sauté sur l’occasion de la lettre pour fuir, partir loin, déclencher un esclandre me barrer de cette maison de psychotiques.

-Elle passait le plus clair de son temps avec une sculpture de chat en bois, une petite figurine qu’elle aimait plus que tout. A son décès je ne l’ai pas retrouvée, je pense qu’ils l’ont brûlée.

Je pris une inspiration. J’avais envie d’en savoir plus sur cet homme, sur sa vie.

-Mais qui es-tu toi ?



Fitz

Eteinte ? Seule ? Enfermée ? Fitz se souvenait de Myriem, il se souvenait de ses éclats de rire, de ses pas qui couraient dans les couloirs. Il se souvenait de ses cheveux qui volaient au vent, ils se souvenait de ses sourires malicieux, et de son regard étincelant.
Ce n’était pas elle. Elle n’était pas comme ça.
A la mention de la figurine par contre, il sentit la rage montait en lui, la colère arrivait.

-  J’ai fait cette figurine !!! Après que ton grand-père m’est refusé l’accès pour te voir, j’ai trouvé un page du domaine, je lui ai confié la figurine et une lettre et après quelques menaces il a promis de les remettre à ta mère, je voulais que tu aies ce cadeau, je voulais que tu aies quelque chose de moi !

La haine de cet homme envers lui était aller si loin. Fitz ne comprenait pas ce qu’il avait fait pour provoquer ça. Mais la question suivante le frappa.

-  Moi ?

Il lui sourit tristement.

-  Rien. Avant Haven… Je n’avais pas d’identité. C’est Haven qui m’en a donné une.

Les yeux plongés dans le sol, il prit une inspiration.

-  Je suis un esclave. Je me suis enfui quand j’étais môme, et j’ai été recueilli par un vieil ermite. A sa mort, je suis parti sur les routes pour vendre mon bras. A l’époque de cette mission, je n’étais pas grand-chose.

Puis il se souvint, il carra ses épaules, sourit à sa fille, et la regarda dans ses yeux.

-  Et puis j’ai débarqué ici. On m’a donné un but, on m’a fait confiance, j’ai rencontré des gens, que je peux appeler ami. On m’a montré que je valais plus que ça. Maintenant je suis l’homme que tu as devant toi, et j’en suis assez fier. C’était la première fois qu’il ne semblait pas écrasé par la culpabilité dans cette conversation, et pour lui ça voulait dire beaucoup.
Je regrette terriblement de pas être venu plus tôt vers toi, de pas être venu te chercher. J’aurai du. Elliana je suis désolé.




Elliana

Désolé il pouvait l’être. J’avais passé mon enfance et mon adolescence à me demander quel monstre pouvait être mon père pour qu’on n’en parle pas. Tout ça pour découvrir qu’en fait c’est juste un soldat qui est tombé amoureux d’une personne née dans la mauvaise famille.  Et qu’en plus il avait l’air d’un brave gars. Je n’arrivai pas à le détester, et ça m’énervait au plus haut point. Au fond ce n’était pas sa faute.
Nous aurions été de simple roturier, j’aurai sûrement grandi avec une mère heureuse, et un père présent. Mais il était trop tard pour ça.

-Tu peux regretter ! Tu aurais dû venir, tu aurais dû te battre pour nous récupérer. Au moins pour moi ! Tu aurais pu me sauver de tout ça, m’empêcher de devenir zinzin avec cette famille de taré congénitaux. Je suis peut-être le premier sang nouveau qu’il y’a chez eux depuis des générations !

La rage l’emportait, je le sentais. Mais en vrai, cela ne servait à rien. Je devais prendre le temps d’apprendre.

-Mais ce qui est fait est fait. Je suis épuisé. On reparlera de tout ça. Dis-moi, où la fille d’un capitaine peut dormir ici ? Y’a-t-il un endroit attitré pour les « bâtards dont on n’a jamais parlé » ?

Oui la dernière remarque était cinglante, mais bon faut pas déconner il l’avait mérité quand même !

-Et surtout j’ai faim, et soif.

Ce qui était vrai, mon ventre commençait drôlement à se rappeler à moi. Mais d’abord de quoi mettre à l’aise mon paternel

-Et je rencontre ta femme quand ?



Fitz

Dans sa rage, sa fougue, il se reconnaissait lui. Et même s’il méritait amplement ses remarques, il ne put s’empêcher de se voir en elle, et ça lui faisait du bien. Par contre il tiqua au bâtard

- N’utilise pas ce terme. Je te fais préparer un endroit de ce pas, et tu ne seras pas une « bâtarde », je veux que tout le monde sache que tu es ma fille. Tu n’es pas un secret honteux.

Mais il tiqua encore plus au fait que plusieurs fois elle avait utilisé les mots « père » et « fille ». Et ça elle ne s’en rendait pas compte, ca rendait le cœur de notre si costaud capitaine aussi léger qu’une plume .
Et alors qu’il allait lui dire qu’ils allaient aux cuisines, sa dernière remarque le laissa bouche ouverte. Poisson Fitz. C’est vrai qu’il faudrait qu’il passe par ça… Comment faire ? Laisser les deux femmes faire connaissances seules ? Rester avec elle et subir leurs deux regards en même temps ? Pas certain qu’il sorte entier de tout ça.

- Bientôt j’espère. Bientôt.
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Nouvelles de l'extérieur / Re : Mettre un nom dessus
« Dernier message par Sourcedésert le Aujourd'hui à 21:03:27 »
La magicienne sourit à la réponse très... non-tayledrasde sa compagne. En effet, Pluiechantante ne voyait pas la déesse comme ici. Ça avait été très étonnant pour l'adepte au début. Elle ne connaissait que deux peuples qui vénère la Déesse aux yeux étoilés et tant les frères du faucon que les nomades des pleines vivaient une servitude jurée à la Déesse. Ce n'était manifestement pas le cas des Kaled'a'in.

C'était aussi cet exemple, en plus de l'esprit rebelle de sa grand-mère, qui lui donnait aujourd'hui le courage de suivre son cœur. Ehva serait aux anges quand elle apprendrait la décision de son adepte de descendante.

"Je ne sais pas si on guéris vraiment de ce genre de... d'évenements. Je ne suis plus la même personne. A cause de Fynal, a cause d'Aanor, a cause de tout ce que j'ai vu et vécu à Valdemar, mais aussi pour les gens que j'y ai rencontré, toi en premier lieu."

Elle sourit à l'aveu de Pluie de son inconfort dans la vallée.

"Oui, je sais. Nous pestions contre les coutumes valdemarannes, mais je vois bien que nombre des coutumes d'ici te choquent tout autant. Je te laisse décider quand tu voudra partir et ou. Mais avant, je voudrais faire un changement important, et je voudrais que tu me conseille dans ce choix."

Erin pailla un petit cris que la jeune femme reconnaissait désormais comme un roucoulement d'encouragement. Il fallait se lancer.

"Je veux changer de nom. Sourcedésert exprimait celle que j'étais à l'aube de ma vie d'adulte. Une vie que je voulais sobre mais discrète. Je voulais jouer mon rôle, apporter ma magie en gardant mon intimité. Comme une source du désert cachée. J'ai quelques idée, mais j'aimerais entendre tes idées, si tu en as."
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Caserne / Re : Il y a bien des manières de briser un cœur...
« Dernier message par Héraut Irmingarde le Aujourd'hui à 20:03:42 »
De toute évidence, Méra tenait conversation avec son Compagnon. Entre Héraut, on savait reconnaître ce genre d'échange silencieux.
Et le résultat de ce dialogue muet calma Méra qui évita d'en rajouter une couche.
Toujours contrariée, Mina fit cependant de même et fut plus perméable aux conseils d'Ezarel qui l'encourageait à suivre son exemple.

Elle accepta de s'assoir, avec tout le manque de distinction possible, pour prouver que définitivement, non, elle n'avait rien d'une Dame.
Elle but une gorgée de café en grimaçant. Ce n'était pas sa boisson préférée. Elle raffolait du chocolat chaud et Beltran lui fournissait ce luxe avec plaisir, mais elle refusait de faire sa précieuse à cet instant.

"Je refuse de croire que tu as envie de parler chiffon et courbette avec moi. J'ai voulu t'écrire mais... tu sais que c'est pas mon truc. Je sais même pas bien comment expliquer ce qu'il m'a pris. Attention, je ne dis pas que j'ai fait une bêtise ! Comment expliquer..."

Elle passa sa main sur son visage en espérant s'éclaircir les idées.

"J'ai failli mourir, lui aussi d'ailleurs, le pauvre je l'ai pas raté... J'ai failli mourir en étant fâchée avec lui, et pourquoi ? Une stupide question de point de vue. Quand j'étais en repos forcé, je me suis rendue compte que mariée ou pas, de toute façon j'étais liée à lui au point de pas pouvoir faire autre chose avec... bref. Je l'aime, comme il est, avec son obsession du mariage parce que c'est comme ça qu'on l'a élevé. J'ai rencontré sa mère et je peux te dire qu'elle pourrait rabattre le caquet de l'épouse Principale de mon père. Le mariage, ça fait partie du lot pour les nobles quand ils ont trouvé une compagne. C'est comme ça. Et moi... ben je m'en fiche en fait. Visiblement je peux pas me passer de lui, alors le mariage, je me suis dit que c'était purement administratif."

:Quel romantisme!:
:Je sais, je suis un coeur d'artichaut, tout le monde le sait!:


"Les chances qu'on finissent vieux sont assez minces, alors ça me coutait pas grand chose de lui offrir ce bonheur là."
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Ailes des Hérauts / Re : Pourquoi?...
« Dernier message par Conteur le 30 juillet 2026, 14:52:11 »
Raimon d'Armentières, Héraut du Maréchal

Isabeau le laissa entrer, peut-être pas à contrecœur, mais pas de gaieté de cœur non plus. Raimon en fut surpris. Et il le fut encore plus de la découvrir assise par terre, contre le mur. Quel choc avait-elle pu subir pour être dans un tel état?

Il n'eut pas à se poser la question bien longtemps, car elle parlait. Et Raimon sentit son cœur tomber comme une pierre. Il se demanda un instant ce qui l'avait trahi. Puis, il réalisa que ce n'était pas important. Il s'assit par terre, en face de sa femme, sans la toucher.

«Parce que ce n'était pas important? Parce que j'essayais moi-même d'y voir clair et que franchement, il n'y a vraiment rien à en dire. » Il soupira. « 'Driss dit que ça arrive dans les couples, parfois. D'avoir de l'intérêt pour une autre personne. Que c'est normal. Je ne sais pas très bien comment elle pourrait le savoir, mais c'est un Compagnon... si elle le dit...? » 

Raimon avait envie de faire confiance à son Compagnon là-dessus, car cela simplifierait tout.
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Caserne / Re : Il y a bien des manières de briser un cœur...
« Dernier message par Héraut Méra le 29 juillet 2026, 08:47:04 »
: Elle n'a pas tort, tu sais. Je crois que tu as fait passer ton message.:
Méra leva mentalement les yeux au ciel.
: Sans doute... Mais c'est tellement plus drôle... :
: Plus facile...:
: D'accord, plus facile comme ça. Mais tu voudrais que je fasse quoi? Que je fonde en larmes et que je lui offre mon cœur en miettes à admirer? :
: Disons qu'il y a un juste milieu entre cacher tes émotions et en faire étalage. :


Sauf que ce juste milieu était difficile à trouver pour Méra. Soit elle cachait tout, soit elle montrait tout. Elle n'était pas douée pour les demi-mesures, et encore moins dans ce domaine. Heureusement, elle était d'un caractère joyeux et n'était que très rarement en proie à des émotions négatives. Bon, elle laissait rarement les gens en provoquer. Elle ne les tenait pas vraiment à distance, non, mais elle savait quand il était temps d'aller voir ailleurs. On se lassait vite d'elle, elle le savait. Et même si on l'appréciait, ce n'était jamais suffisant pour passer sur ses défauts. Elle comprenait tout à fait pourquoi et n'en tenait pas rigueur aux gens... en temps normal. Mais là, c'était douloureux. Et cette douleur lui semblait bien trop immense pour être montrée. Trop ridicule aussi.

: Ça n'est pas ridicule, Méra. :
: Peut-être...:


Méra affronta le regard de Mina quelques instants. Voulait-elle réellement blesser sa pupille en retour? Non... pas vraiment.

Elle soupira.

«Assieds-toi au moins. On dirait un chat qui vient de voler un poulet et qui ne sait pas très bien quoi en faire.» Elle tira une chaise pour elle-même et s'y installa. Puis elle attrapa sa tasse de café et en fit tourner lentement le liquide, cherchant que dire. « Bon, raconte-moi ton mariage. J'en ai entendu des échos, mais j'aimerais bien que tu me racontes.»

C'était vrai et pas vrai. Mais ça suffirait pour le moment.
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Nouvelles de l'extérieur / Re : Mettre un nom dessus
« Dernier message par Pluiechantante le 29 juillet 2026, 07:48:11 »
Pluiechantante écouta Sourcedésert expliquer ses actes et ses paroles. Elle lui laissa le temps de déposer son histoire avant de reprendre la parole.

«Je ne pense pas que la Déesse demande plus à ses enfants que ce qu'ils ne sont prêts à endurer. Je ne pense donc pas que tu aies blasphémée, Ahela. Sinon, la Déesse t'aurait sans doute retiré ses Dons.» Elle sourit avec douceur. «Nous n'avons pas exactement la même relation à Elle, chez moi. Je ne jugerai pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose. Simplement, parfois, je crois que pour beaucoup de Tayledras, avoir une mission clairement définie est indispensable pour donner un sens à sa vie. Et ceux-là comprennent rarement ceux qui n'en ont pas besoin.»

Pluiechantante fit signe à Sourcedésert de la rejoindre sur les coussins. Elle reprit:

«C'est une décision très saine, mon amie, que tu as prise pour toi. C'est signe que tu marches maintenant sans peine sur le chemin de la guérison.»

Au fond d'elle, elle était heureuse d'apprendre que Sourcedésert comptait repartir. Pluiechantante pouvait se faire une place n'importe où, certes, mais ici, à k'Sheyna, elle était la seule étrangère. Et ce n'était pas forcément la position la plus agréable. Et ses deux fils, de sans mêlés, allaient forcément réaliser leur différence en grandissant. Ce n'était pas ce qu'elle souhaitait pour eux. Malgré leurs traditions, les k'Sheyna restaient aussi provinciaux que n'importe quel peuple coupé du monde. Ils ne concevaient qu'une seule manière de mener leur vie. Pour Pluiechantante, que sa longue pérégrination avait ouvert au monde, c'était parfois difficile à supporter.

« Je suis contente pour toi, Ahela. Et pour moi, je ne vais pas le nier. J'aime cet endroit parce que c'est ton clan. Mais ça n'est pas chez moi. Ça ne le sera jamais. »
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Ailes des Hérauts / Re : Pourquoi?...
« Dernier message par Isabeau d'Armentières le 28 juillet 2026, 20:35:33 »
Pleurant a gros sanglots bruyants, Isabeau entendit cependant son mari de l'autre coté de l'huis. Loins de la calmer ou de l'enrager, elle ressentit une terrible bouffée de honte qui ne fit que redoubler ses pleurs. Elle savait qu'elle aurait du mieux contrôler son don. C'était sa faute. Il avait le droit à son intimité, merde! Et maintenant qu'il était de l'autre coté de la porte... Elle ne pouvait pas nier qu'elle n'avait jamais rien vu que des pensées... Elle avait tellement honte!

Isa...
Je sais!


Elle se décala, débloquant la porte et l’entrouvrit pour laisser son époux entrer. Elle se comportait comme une adolescente idiote. Elle attendit, pas tellement pour lui laisser le temps d'entrer, mais plus pour trouver le courage.

"Pourquoi tu m'a pas parlé d'Enora?"

Elle ne le regardait pas, seulement capable de regarder ses mains avec colère et dégout, toujours assise au sol, contre le mur.
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Aile des Ambassadeurs / Re : Un deuil à faire [Pluiechantante/Elbereth]
« Dernier message par Elbereth le 28 juillet 2026, 12:17:36 »
Ce que disait Pluiechantante était d'une limpidité cristalline.

-Tu as raison. De manière générale je fais confiance plutôt facilement. Sauf à moi-même, mais j'ai l'impression que c'est le cas de pas mal de monde.

Elbereth sourit en finissant sa tasse de thé et répondit :

-Je serai ravie que tu me partages ton savoir sur l'art des mélange à l'occasion, si tu en as l'envie !

La jeune mage apprécia la manière dont la Kestra'chern lui laissait encore de l'espace de parole, tout en simplicité et en bienveillance. Espace qu'Elbereth déclina poliment :

-Je te remercie, mais je crois que ce temps passé à discuter avec toi a été bien plus efficace que ces dernières années de réflexions personnelles ! Je te remercie pour ton temps, ton écoute et tes précieux conseils. Je saurai où revenir si j'en ressens le besoin un jour.

Elle se leva, sortit le montant nécessaire à la consultation et pris congé de la Tayledras, prête à se replonger dans une vie sociale qu'elle avait mis trop longtemps de côté.

[RP CLOS]
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