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Aile royale / Re : Rendre Enora Présentable
« Dernier message par Jehanne le 31 août 2026, 21:22:12 »
Jehanne regarde sa puinée avec un sourire bienveillant. Tant d'innocence avec tant de compétence. Mais va, il fallait bien qu'Enora apprenne.

"Mais ses admiratrices ne sont peut-être pas à son goût justement. Et il n'y a pas besoin d'être à l'article de la mort pour tomber amoureux, la Déesse nous en garde, sinon le monde serait bien différent. Soit confiante. C'est à toi qu'il a donné rendez-vous pas à une autre."

Arrivée dans la chambre d'Enora, Jehanne détaille sans concession la garde-robe de son amie. Une majorité de bleu et de blanc. Choix logique vu que ces deux couleurs allaient comme un gant à la jeune albinos. Pourtant le regard de Jehanne se porta plutôt sur une robe en apparence assez simple puisque dénuée de dentelle et de froufrou, mais délicatement brodée. La couleur dans des tons chauds et doux lui plaisait. Et elle m'était en valeur la silhouette fine et athlétique de la Héraut. Bien sur Enora aurait le dernier mot mais Jehanne insisterait.

Spoiler: montrer
 
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Arrière-Pays / Re : Prendre le temps
« Dernier message par Dyalwen de Bordebure le 31 août 2026, 12:28:31 »
Pendant le voyage d’Haven à Bordebure, Dyalwen avait eu dix fois le temps de se féliciter d’avoir incité le Héraut du Roi à prendre des vacances pour le solstice… et dix fois le temps de regretter d’avoir invité deux princes de Rethwellan, habitués des cours royales, dans un petit domaine de campagne. Bordebure lui manquait, avec son petit manoir fortifié, ses champs et ses prairies, ses chevaux et sa famille, mais elle ne faisait pas d’illusion : Alemdar et Jeremahiam allaient probablement le trouver pauvre et ennuyeux. Elle avait pourtant gardé ses doutes pour elle… du moins, autant que possible.

Si on galopait un peu, ça te changerait les idées. Je suis sûre que la Guérisseuse Thalyana validerait.
Bien essayé mais non.

Tisia avait grommelé, frustrée de devoir suivre l’allure des chevaux, mais ses récriminations mentales avaient eu le mérite de changer les idées de son Élue quand celles-ci commençaient à tourner en rond.

L’arrivée à Bordebure n’avait pas été aussi joyeuse qu’espérée mais pas aussi difficile que redoutée. L’Attitré et son frère n’avaient évidemment fait aucune remarque – ils avaient été bien élevés – mais ils n’avaient même pas eu l’air déçu en découvrant le domaine. En revanche, Mère avait été un peu débordée par le nombre et le rang de ses invités. Leurs retrouvailles s’en étaient trouvées un peu ternies, malgré l’enthousiasme de Derlyth, ravie de revoir ses frère et sœur et toute excitée de voir le domaine si animé. Le repas du solstice avait été le plus riche du manoir depuis bien longtemps et il avait fallu attendre quelques jours pour que l’activité retombe… sauf pour Dyalwen qui ne pouvait s’empêcher d’aller inspecter les écuries, les prés et leurs pensionnaires dès les premières heures du jour, au grand dam de Tisia.

Tu es vacances, tu es censée te reposer.
Ça ne te gêne pas que je passe deux heures à te brosser pourtant.
Justement, c’est bien assez d’activité pour des vacances.
Je ne les verrai plus pendant un an, tu peux bien leur céder quelques heures par jour tant qu’on est là.

Un reniflement méprisant répondait invariablement à cette discussion immuable, mais le Compagnon finissait toujours par concéder le point à son Élue, qui passait ensuite le reste de la journée avec elle. Sauf quand Marzanna de Bordebure déplorait son absence à l’intérieur du manoir ou quand elle s’entraînait avec Alemdar. À ne le fréquenter qu’au bureau, au milieu des piles de paperasses, elle en avait oublié que l’Attitré était avant tout un soldat. Et un sacré. L’entraînement avait des allures de jeu mais il la poussait autant dans ses retranchements que les séances avec Méra.

Une ébauche de sourire étira les lèvres de la rouquine au compliment du Héraut du Roi mais ses sourcils froncés trahissaient sa concentration. Compliment ou pas, jeu ou pas, Alemdar ne lui laissait pas le temps de se reposer sur ses lauriers. Elle ignora la feinte qui suivit, mais décida d’en profiter. Gardant son regard fixé sur les bras de l’homme, elle tenta de viser son flanc gauche, légèrement découvert par son mouvement précédent. Méra lui avait enseigné à lire le langage corporel – ou, du moins, l’avait aidée à conscientiser la lecture qu’elle en faisait déjà, habituée aux réactions plus ou moins imprévisibles des équidés – et la direction du regard de son adversaire pour prévenir ses attaques. Elle tentait de retourner cette astuce mais la probabilité que ça fonctionne sur un bretteur aussi accompli que l’Attitré restait très faible.
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Et si...? / Sur le seuil
« Dernier message par Héraut Alemdar le 30 août 2026, 13:42:45 »
3e jour de la 6e décade de printemps 1481

Il était difficile de comparer le plan éthéré(*) au plan humain. La physique n'y était pas vraiment la même. Les notions de gravité, de direction étaient différentes. Les humains avaient 4 dimensions. Longueur, largeur, profondeur, temps. Dans ce plan, il y en avait aussi, mais elles étaient différentes. Arriver ou repartir de ce plan était très perturbant. Des âmes humaines pouvaient y atterrir, devenant des Leshyae, et les premiers temps de leur arrivée étaient terrifiants. Comme un bébé ils devaient réapprendre à comprendre et vivre dans cette différence. Des habitants du plan pouvaient rejoindre celui des humains, mais... pareil. L'adaptation était rude.

Les âmes des Laesyahe, âpres leur mort humaine, arrivaient ici. Ils y vivaient une nouvelle enfance, le temps de s'habituer à l'endroit et à s'y acclimater. Puis ces gens ayant mis leur vie au service de leurs peuples et de leurs dieux bénéficiaient d'une vie belle et confortable, en présence de leurs pairs. Une fois cette seconde vie achevée, ils reprenaient du service envers leurs communautés. Les Promis à l'épée et les chamans devenaient Maitres de leurs puinés, les Hérauts renaissaient dans la peau équine des compagnons d'une nouvelle génération. Dans tous les cas, cela demandait une nouvelle adaptation. L'enfance des compagnons, et la formation d'un nouveau Lesahyae Shin'a'in

Les seuls qui devaient se taper la mise au taf sans transition, c'était pour leur pomme, pensa Taver, échauffant son esprit au retour à Haven...

"Pense que tu pourras bientôt gouter de nouveau aux pommes, petit veinard", s'amusa Rolan pour aider son ami à gérer son trac.

Entouré des entités de ses pairs, les autres compagnons de l'attitré, Taver sourit. Ou ce qui correspondait à un sourire dans cette existence.

"S'ils savaient que notre loyauté tient à quelques pommes...." gloussa Taver

"On ne va pas faire ça pour des prunes!"
ajouta Kyrith

"C'est bon aussi, les prunes" nota cependant Rolan. en observant Haven à travers l'orbe prévu à cet effet. "Bon sang... Geatan est dans un sale état... Je ne suis même pas vraiment sûr qu'il soit capable de revenir. Son âme est dans un sale état."

"J'ai parlé à Kal'enel. La Déesse aux yeux étoilés a prévu une escorte de Kal'enedral voilés pour l'aider à revenir."

Taver branla du chef puis remerci Kyrith d'un geste. Pour que les êtres divins interviennent si directement... Et en même temps, Gaëtan, Rolan, Kyrith et lui tournaient à la tête des compagnons depuis si longtemps... ils étaient morts tant de fois pour eux, ils avaient perdu tant d'amantes, tant d'Élus pour eux... c'était peu leur demander que d'aller chercher leur camarade blessé. Et même là, c'était évidement Kal'enel qui s'était dévoué. Ils étaient rares à porter une telle attention à leurs gens. Et même en dehors de leurs coeurs d'adorateurs, dans le cas de la Dame aux yeux étoilés.

Ils sentirent tous les trois l'instant ou le lien entre la chair et l'esprit de Gaétan se rompirent. Et aussitôt, la tension se portant sur Taver, lui hurlant de galoper vers Aranel. Comme prévu, ses deux camarades l'empoignèrent, l'empêchant de traverser le voile immédiatement. Aranel était trop mal, trop malade, trop usée, trop désespérée. Si Taver traversait trop tôt, il serait irrémédiablement attiré par son esprit brisé par la perte de Gaétan et... ça compliquerait tout.

Malgré tout, son devoir l'entrainait à passer le voile. Kyrith et Rolan, familiers du problème, étaient là pour le maitriser.

Ils sentirent un esprit arriver. Gaétan. Les Dieux soient loués, il était arrivé. Taver remercia la déesse nomade d'une prière sincère.

Un peu plus tard, enfin, ils sentirent l'esprit d'Aranel céder, ils la sentirent arriver à son tour. Dans un état à peu près aussi mauvais que son compagnon. La convalescence serait rude.

Rolan lui donna une accolade. Ou l'équivalent dans ce monde éthéré. Kyrith lui embrassa le front, oui fit la chose qui, dans le monde humain aurait été un baiser de bénédiction sur le front d'un frère d'arme, puis ils lâchèrent leur camarade.



Taver jaillit hors du bosquet, déchirant sur son passage les langues de brouillard qui se dissipèrent bien vite. Combien de fois était-il revenu de la sorte? Il ne savait pas, il ne tenait plus de comptes. On avait besoin de lui maintenant.

Sans ralentir, Taver partit en esprit à la recherche de celui qu'il allait élire. Il ne lui fallut que quelques instants pour le localiser. Là-bas. Tout près.


L'homme de la situation.


(*) ceci est une petite fic perso, un agglomérat de Lore partiel et d'idées à moi, c'est sans doute pas canon avec pas mal de trucs, m'en fiche ^^
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Champs des Compagnons / Re : La paille et la poutre
« Dernier message par Héraut Alemdar le 30 août 2026, 10:57:43 »
Taver gloussa en imaginant la tête de son élu quand il découvrirait leur petite conspiration.

Prépare le piège, je me charge d'y amener notre victime. Il se vengera sans doute en me faisant les coiffures les plus bizarres qu'il puisse imaginer pendant quelques semaines...

Après une seconde de réflexion, l'étalon ajouta avec délectation:

Ce sera rigolo.

La question suivante de Shirryl... Il leva un sourcil à son attention.

Tu penses vraiment que je vais répondre à cette question?

La jument n'était pas la première à se poser la question, et pas non plus la première à oser la poser au Compagnon du Bosquet ou à son élu. Mais Taver ne comptait pas vraiment répandre dans l'indiscret cercle de ses camarades équins, un ressentit extrêmement personnel à son élu.

Il comprenait la question. Oui, il y avait une certaine opposition entre sa sexualité et celle de son élu. Mais on ne lui avait jamais posé la même question quand il s'était lié à des attitrés Convens, et quasiment jamais quand ils étaient Shaych, quelque soit leur genre. Et contrairement aux suppositions générales, le problème entre les appétits sexuels et reproductifs  des compagnons du Bosquet et ceux de leurs élus, s'il existait parfois, apparaissait plus souvent avec les jeunes attitrés élevés dans des cultures de pureté sexuelles. Surtouts quand lesdits élus possédaient une forte empathie. Rolan, au siècle précédent, avec la héraut Talia, puissante empathe élevée dans les holds, avait eu quelques craintes. Mais finalement, la petite avait tellement rejeté son identité hold et ce qui allait avec qu'en fin de compte, ça avait été sans trop de heurts.

Alem était un autre cas. Déjà, il avait l'empathie d'une brique. Il percevait un peu son lié, plus par le lien que par son don, et un peu Taver, quand Taver en avait envie. En fait, avec son don de la terre, il avait littéralement plus d'empathie pour de l'argile d'une brique qu'envers son Compagnon. Et par ailleurs, il n'était pas anti sexe, il n'en voulait pas pour lui-même. Tant que Taver n'impliquait pas son élu dans sa sexualité, ça ne le dérangeait pas. Occasionnellement, il s'en trouvait émoustillant et il le gérait comme il gérait toute sa sexualité: tout seul dans l'intimité de sa chambre.

Car oui, grand secret: Alem avait une sexualité. Mais c'était une affaire strictement entre lui et lui-même.

Bon, allez, je t'abandonne. Passez une chouette journée, ton élue et toi!

Il caracola et partit dans un autre coin du champ au petit trop.
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Haven / Re : Dix ans de loyauté
« Dernier message par Soyara le 30 août 2026, 07:38:02 »
Enfin, la porte s’ouvre, et une Héraut apparaît.

C’est idiot, mais la peur lui noue les entrailles à la vue de quelqu’un qui représente l’autorité, la justice. Trop longtemps, elle a fait les frais d’une justice qui privilégiait les nobles et les gens de bonne réputation. Elle sait, depuis le temps qu’elle habite à Valdemar, que les Hérauts et leurs Compagnons sont censés être différents. Et malgré les avoir suivis en mission une fois, cela n’avait pas duré suffisamment longtemps pour qu’elle puisse réellement comprendre ce qui les rendait si différents.

Elle ne comprend toujours pas ce qui les rend incorruptibles. Et, par conséquent, elle ne peut pas concevoir qu’ils puissent faire passer la justice avant le rang.

Elle prend une grande inspiration, essayant de regagner son calme.

Soyara se sent humiliée. Elle pleure une femme qu’elle aimait presque comme une mère, et elle se retrouve face à la justice, attachée, les larmes de deuil et de rage coulant sur ses joues.

Qu’arrivera-t-il à son fils si elle n’arrive pas à s’échapper ? Est-il déjà trop tard ?

Elle doit faire de son mieux. Sa seule chance est de convaincre cette Héraut de l’écouter. Croire, ne serait-ce qu’une seconde, qu’elle a peut-être eu la chance de tomber sur une Héraut qui ne fera pas passer le rang et la réputation avant la vérité.

— Dame Héraut… s’il vous plaît, vous devez me croire. Je n’aurais jamais fait de mal à Dame Hilda. Elle était ma protectrice. Elle paie l’éducation de mon fils, elle me traite mieux que n’importe qui ne l’aurait jamais fait. Je ne lui aurais JAMAIS fait cela.
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Haven / Re : [Eclipse] On se fait une Toile?
« Dernier message par Héraut Enora le 30 août 2026, 07:24:58 »
Énora arriva avec Dyalwen et Jehanne. Sa cousine les avait rejointes dans ses appartements au milieu des préparatifs, et les deux femmes l’avaient finalement suivie pour aller voir l’éclipse et lui offrir leur soutien.

Énora était des plus nerveuse, mais aussi un peu excitée. C’était vraiment un sentiment étrange. Elle ne l’avait réellement ressenti qu’avec Elryk… et il s’était avéré être un traître.

Jorel et ses deux amies l’avaient assurée qu’elle ne devait pas laisser sa poisse avec ses amours précédents lui faire manquer cette chance. Leur soutien l’avait beaucoup aidée, tout comme la femme qu’elle était devenue depuis que ses biais mentaux avaient été ouverts de force.

Si cela ne fonctionnait pas, eh bien, tant pis. Elle aurait au moins essayé.

Il n’était pas marié. Il était Valdemaran. Et rien n’indiquait qu’une quelconque divinité maléfique se cachait derrière ses actions.

C’était déjà un début.

Lorsqu’elle arriva sous les voiles, descendant de Jorel au moment même où l’éclipse commençait, ce ne fut pas l’éclipse qu’elle regarda.

Ce fut la foule.

Et elle se mit à chercher un visage en particulier. Il lui fallut quelques minutes pour le voir, mais le geste de la main qu'il fit pour attirer son attention l'aida beaucoup. Elle fit un signe discret et poli à ses amis pour leur indiquer où la suivre et toutes trois se dirigèrent vers Stefan.

-Stefan, voici mon amie Jehanne et ma cousine Dyalwenn, elles m'ont accompagné aujourd'hui par solidarité féminine, et sans doute pour s'assurer que je ne laissais pas ma timidité me faire tourner les talons.

Enora le dit après avoir pris une inspiration pour tenter de calmer son cœur qui battait la chamade, avec toute son honnêteté habituelle et une dose d'humour et d'auto-dérision.
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Champs des Compagnons / Re : La paille et la poutre
« Dernier message par Héraut Méra le 28 août 2026, 09:19:16 »
: Je sais pas si c'est si étrange que ça. Il existe des tas de manière d'être en relation avec les autres. J'ai juste l'impression qu'un Lien pour la Vie est plus confortable si on y ajoute des sentiments amoureux.:

Et du sexe, mais elle n'avait pas besoin de le dire à voix haute, tout le monde avait compris.

Puis l'idée d'un cours de tresse sembla emporter l'adhésion de tous, et Shirryl ricana.

: Oh, ce n'est pas difficile à organiser, ça. Méra est toujours partante pour faire des bêtises.:
:Hey...:
:Surtout quand c'est pour se moquer des autres.:
:Bon, ok, j'admets.:

:Je suis sûr qu'on peut recruter encore d'autres participants. Wylan? Non, il acceptera jamais. Et en plus, il est très bon, il a une tripotée de nièces. Hmmmm... Je suis sûre que Noam trouverait ça drôle. Et chez les Gris, on doit bien avoir un ou deux candidats.:

Ce sujet ayant suffisamment détendu l'atmosphère, Shirryl se lança sur un terrain plus glissant.

:Bon... j'ai une question qui me taraude. Comment faites-vous avec Alemdar pour gérer ta libido hors norme et son asexualité? Parce que ça doit être inconfortable pour tous les deux, non? Est-ce que ta libido déborde sur lui, ou est-ce son asexualité qui te réfrène? Et il se passe quoi quand il voit un beau cul ou une belle paire de seins? Ça doit être bizarre d'avoir aucune réaction, non?:
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Haven / Re : [Eclipse] Se mettre le doigt dans l’œil
« Dernier message par Fiersaule le 28 août 2026, 09:08:06 »
Fiersaule se reconnut un peu, bien malgré lui, dans l'homme inquiet. Il avait dû se faire violence pour ne pas couver Sourcedésert lors de sa seconde grossesse. Il avait vécu dans l'angoisse, persuadé qu'un rhume pourrait être fatal pour la mère comme l'enfant à naître. Il avait beau savoir que ce n'était pas le cas, il n'avait pas réussi à se débarrasser des inquiétudes irrationnelles qui l'assaillait. Heureusement, il était parvenu à les garder pour lui; personne ne s'était rendu coupable d'homicide par sa faute.

Il admira le doigté avec lequel Alder parvint à mollifier la femme enceinte, qui accepta de s'asseoir un moment et de se laisser ausculter.

«Si ça peut vous faire plaisir...» Elle jeta un regard mi-agacé mi-attendri à son homme, puis elle se tourna vers les Guérisseurs. «C'est normal qu'il ait peur comme ça, avec le bébé? J'ai l'impression qu'il fait une montagne d'un petit rien.»

Fiersaule éclata de rire.

«Oui, les pères sont souvent... stressés. Mais essayez de le comprendre. Il n'a aucune prise sur votre état, sur celui de votre enfant. Contrairement à vous, il ne peut pas sentir que tout va bien. Il n'a aucun moyen d'en être sûr. Alors, il se sent totalement impuissant, et ça engendre de l'angoisse.» Il se tourna vers Alder. « J'ai tout juste?» Puis il se tourna vers le futur père et lui passa un bras sur les épaules. « Venez, on va laisser un peu d'air à madame et on va discuter un peu. Je suis aussi passé par là, je répondrai à vos questions.»

Fieraule le tira un peu à l'écart et le fit s'asseoir. Ils discutèrent ensuite à voix basse un moment et l'homme sembla passer par tous les états émotionnels, avant de se calmer finalement.
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Collegia / Re : De pierre ou d'éponge ?
« Dernier message par Héraut Wylan le 28 août 2026, 08:55:34 »
Wylan était en train de coudre quand on avait frappé à la porte de ses appartements, ceux qu'il partageait avec Alemdar. Coincé au milieu d'une couture particulièrement délicate, il avait simplement crié pour inviter la personne à entrer. C'était une des intendantes en charge des Bleus. Elle lui avait alors signalé que Sou ne s'était pas rendue à ses cours de l'après-midi. Comme c'était très inhabituel pour la jeune fille, que personne ne l'avait vue quitter le Palais, tout le monde s'était inquiété qu'il lui soit arrivé quelque chose. Wylan étant le tuteur de Sou, on avait décidé de s'en remettre à lui pour la suite des opérations.

Le Héraut fronça les sourcils. Que s'était-il donc passé pour que Sou sèche ses cours? Il reposa son ouvrage.

«C'est bon, je m'en occupe.»

***

Il ne lui avait pas fallu longtemps pour remontrer la piste. Quelques questions çà et là lui avaient permis de se faire une idée de la situation. Il avait même fait pleurer un imbécile de Bleu au passage - Thibaut - avec ses questions un peu trop précises. Bien fait pour lui. Ça lui apprendrait à jouer avec le cœur de sa pupille.

Une fois tous les faits en main, il n'avait pas été très difficile de deviner où trouver Sou. Lui aussi préférait se cacher quand il se sentait vulnérable. C'était le lot de ceux qui portaient un lourd fardeau. Et Sou connaissait toutes les cachettes du Palais. Elle avait donc l'embarras du choix, si elle voulait s'isoler un moment. Heureusement, Wylan avait une idée assez claire de l'endroit que la Bleue avait choisi. Il la connaissait bien, la gamine.

Évidemment, elle n'était pas sur le premier toit qu'il explora, celui où il l'avait emmenée, des années plus tôt. Mais, maintenant qu'il y réfléchissait, c'était logique. L'accès en était assez compliqué, alors qu'il était vraiment facile de monter sur le toit au-dessus des dortoirs. Il redescendit, prit plusieurs couloirs et remonta, jusqu'à atteindre un grenier plutôt propre et une fenêtre laissée ouverte. Bingo. Il se hissa sur le parapet avec souplesse et grimpa sur le toit. Silencieusement, il vint s'asseoir à côté de la jeune fille.

«Tu as flanqué une sacrée frousse à tout le monde, tu sais, bichette?» Il lui donna une petite tape du bout des doigts sur le nez. «Tu veux m'en parler?»
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Haven / Re : [Eclipse] On se fait une Toile?
« Dernier message par Fabuliste le 28 août 2026, 06:46:57 »


Sans cesser de discuter avec Fleur de Trevale, la mage Tayledras fit un geste qui déclencha la deuxième partie du sortilège des Toiles.

Sur les toiles apparait une image grossie du Soleil dont une petite partie commence à être grignotée par la lune.

Si on regarde le soleil directement, hors de la toile, on voie la même chose a taille réelle. Le sortilège supprime l’éblouissement et les risques de l'exposition directe.
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