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Hérauts / Gris / Re : [Héraut] Méra
« Dernier message par Héraut Méra le 24 juillet 2026, 09:07:35 »
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Caserne / Re : Le choc des lames [Keryne / Méra]
« Dernier message par Héraut Méra le 24 juillet 2026, 09:06:18 »
À défaut d'être vraiment à l'aise comme combattante, Keryne était-elle capable de réfléchir.

:Je peux travailler avec ça.:
:Oui, tu as souvent travaillé avec moins.:


Méra engagea quelques passes supplémentaires avant d'arrêter là la leçon. Keryne semblait déjà plus à l'aise et doutait moins de ses gestes. C'était au moins ça.

« Je vais voir pour te trouver un partenaire de combat qui pourra t'aider à assouplir ton jeu. Il faut que je réfléchisse un peu. Mais je pense que tu apprendras beaucoup plus avec quelqu'un de ton niveau qui se bat de manière totalement différente. Moi, je peux m'adapter à tous les styles. Et en plus, soyons honnête, j'ai beaucoup trop à faire pour prendre encore un élève supplémentaire en cours individuel. Mais nous allons trouver. Je te ferai parvenir un message.»

Elle demanderait son avis à 'Rindel... il avait toujours de bonnes idées.
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Collegium des Guérisseurs / Re : Broyer du noir
« Dernier message par Thalyana le 24 juillet 2026, 08:58:17 »
On ne pouvait pas dire que la jeune femme était une patiente pleine de bonne volonté. On voyait bien qu'elle était ici à contrecœur et qu'elle n'acceptait de se faire soigner que parce qu'on l'y avait obligée. Ce n'était pas un très bon état d'esprit pour guérir, surtout dans un cas comme celui-ci. Thalyana poussa un soupir.

« Si tu y tiens, tu peux retourner à tes corvées... ce n'est pas ce que je te conseillerais cependant.» Elle sourit avec douceur. « Tu sais, ma fille est à l'âge où elle est persuadée qu'elle n'a plus besoin de faire de sieste, parce qu'elle est grande. Pourtant, je la vois, qui baille, qui peine à garder les yeux ouverts, qui lutte contre son besoin de dormir. Toi, tu le caches mieux, tu as plus d'expérience. Mais tu es comme ma fille. Tu as besoin de te reposer, même si tu penses que tu n'en as pas besoin, parce que tu es un Héraut, que tu as des tâches et des responsabilités... Et tu sais, même moi, je fais des siestes, quand il le faut...»

La Guérisseuse offrit un dernier sourire à la Grise avant de lui indiquer d'un geste qu'elle pouvait partir... ou rester. Mais elle s'assurerait que Dyalwen vienne passer la nuit à la Maison de Guérison, de gré ou de force.

Et... elle allait se renseigner sur Grand-père.
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Caserne / Re : Ça ne coûte rien de demander ~ Sou/Méra
« Dernier message par Héraut Méra le 24 juillet 2026, 08:43:07 »
La petit était vraiment très réfléchie pour son âge, très posée. Tout ce que Méra au même âge n'avait jamais été. C'était triste au fond, car cela signifiait qu'elle n'avait jamais connu le luxe d'être spontanée, irréfléchie... une enfant en somme. Mais bon, il était trop tard pour lui rendre son enfance. Tout ce qu'on pouvait espérer, c'était que l'avenir lui offre une vie moins difficile. Et Wylan y veillerait, Méra n'en doutait pas.

Sou réfléchissait presque trop, et à ce stade de son apprentissage, cela pouvait se révéler problématique. Méra secoua la tête et refit le geste que Sou devait reproduire. Puis elle répondit à ses questions:

« Aucune attaque ne marche 100% du temps. Il faut tenir compte de la situation, évidemment. Après, si ton adversaire parvient à te casser le bras, c'est que tu n'as pas été assez rapide. Qui a dit que le geste du bras seul suffisait? Tu essaies de courir avant de savoir marcher...En plus, tu dois apprendre les gestes de base. Tu vas grandir, tu sais, même si on ne sait pas à quel point. Il faut donc implanter en toi des gestes neutres, standards. Quand tu auras atteint ta taille définitive, tu pourras t'amuser à adapter les passes et les parades... si tu en ressens encore le besoin. Mais en attendant, on apprend la base. Regarde.»

Méra reprit une posture d'attente et effectua un mouvement complet: un pas rapide en avant, un mouvement du bras, un pas en arrière, le bras de retour en position défensive. Puis elle refit uniquement le mouvement du bras.

« Et tu prends le problème par le mauvais bout, petite. C'est ton adversaire que tu dois mettre à ta hauteur, et non le contraire. Si tu frappes une première fois ton adversaire dans le ventre, je t'assure qu'il ne va pas rester bien droit. Et sais-tu qu'une des artères les plus grosses du corps passe entre la jambe et le tronc? » Méra montra la zone sur elle-même. « Pas besoin de mesurer 1m90 pour mettre un homme à terre. Un bon coup de dague là, et je t'assure que la différence de taille et de poids n'aurait plus aucune importance.»

Méra se nota mentalement d'aller chercher des planches anatomiques chez les Guérisseurs. Elle pourrait ainsi lui montrer les zones où frapper.

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Arrière-Pays / Re : Mercenariat provisoire
« Dernier message par Héraut Wylan le 24 juillet 2026, 08:16:43 »
1ère décadre de printemps 1486

Geliandras avait entrepris de réorganiser totalement le magasin pour optimiser le stockage des vivres et du matériel non militaire. On lui avait fait confiance sur la question. Et pourquoi ne l'aurait-on pas fait? Il n'avait été que loyal depuis son arrivée. Et s’il affirmait que sa nouvelle méthode d’organisation était la bonne, c’est que c’était le cas, voilà tout.

Geliandras avait donc été très occupé depuis la fin de l’hiver. Le magasin débordait maintenant à ras bord de grain, de viande séchée, de sel, mais aussi de couvertures et de tentes... bref, de tout ce qui serait utile pour partir en campagne dès que le sieur Westmark le jugerait bon.

Même s’il était plutôt heureux de sa situation, Geliandras se languissait un peu de sa ville, de sa belle, de ses amis laissés au pays. Il essayait de ne pas trop y penser. Il évitait aussi de se poser trop de question sur les motivations de son employeur. Vraiment, tous les Hérauts qu’il avait croisé jusque là ne s’étaient montrés que parfaitement cordiaux et professionnels. Certains étaient certes un peu hautain, mais en majorité, ils étaient sympathiques et ne semblaient pas se considérer comme meilleurs que les gens qu’ils aidaient.

Mais ce n’était pas à Geliandras de se mêler de politique valdemarienne. Sans doute n’avait-il pas connaissance de tous les faits, ce qui expliquerait pourquoi il ne comprenait pas la position de son employeur. Mais qu’importe, il ferait ce qu’on attendait de lui.


2e décade de printemps 1846

Au loin, une colonne de fumée s’élevait dans le ciel mauve de l’aurore. Wylan, le visage noirci et la tunique quelque peu roussie, marchait d’un bon pas pour rejoindre Kyra. Mètre après mètre, il avait enlevé des éléments de son déguisement: perruque, rembourrage dans les joues, fausses cicatrices. Sa démarche avait perdu de son aspect purement militaire pour redevenir celle, plus légère, d’un espion. Ses yeux avaient peu à peu retrouvé la lueur cynique que les habitait en permanence. Et finalement, il s’autorisa à penser à lui en tant que Wylan, Élu de Kyra, lié d’Alemdar, compagnon peut-être - si elle voulait encore de lui - de Jehanne, mentor de Méra...

Il était Wylan.

En regagnant son sens de lui-même, il retrouva aussi ses Dons, puissants, presque agités après avoir été négligés si longtemps.

:Où es-tu ma belle?:
:J’arrive, plus que quelques kilomètres.:

Wylan poussa un soupir de soulagement. Geliandras s’était senti immensément seul, loin de tous ceux qu’il aimait. Mais il n’était plus seul. Il n’était jamais seul, réalisa-t-il de nouveau, pour la dixième, la centième fois peut-être.

Et il avait accompli sa mission.

Sieur Westmark ne lèverait pas d’armée ce printemps pour marcher sur la capitale et réclamer la fin du Cercle Héraldique. Il ne prendrait pas le Conseil en otage, ni qui que ce soit d’ailleurs. Il lui faudrait énormément de ressources pour reconstituer ce qui serait perdu dans l’incendie; Wylan y avait veillé.

Un éclat blanc apparut au loin, se rapprochant à une vitesse presque divine. Wylan poussa un soupir de soulagement. Quand Kyra s’arrêta près de lui, il se laissa presque tomber contre elle. Il enfouit son nez dans sa crinière et respira son odeur.

:Ma chérie, tu m’as tellement manqué.: Il avait la gorge nouée. S’il avait dû parler tout haut, sans doute y aurait-il eu des trémolos dans sa voix. : Je suis tellement désolé de t’avoir laissée si longtemps. J’attendais le meilleur moment pour mettre mon plan à exécution. Je ne pensais pas...:
:Nous sommes réunis de nouveau, mon aimé, c’est tout ce qui compte.:

Wylan resta immobile quelques instants. Pas trop, juste un peu, une petite pause... juste quelques secondes de plus... mais il devait partir. On ne tarderait pas à faire le lien entre l’incendie et son lit vide. Or, personne ne devait jamais savoir que Geliandras était en fait un Héraut.

Souplement, il monta sur le dos de Kyra. Dans les fontes accrochées à la selle, il trouva une tunique blanche élimée, qu’il troqua contre sa vêtement à moitié brûlé.

Il se tourna une dernière fois vers l’incendie, contemplant le contraste presque poétique de la fumée noire sur le ciel maintenant rose.

: En avant, on rentre à la maison.:


[RP CLOS]
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Enora prit une grande inspiration et prit un moment pour formuler sa pensée. Elle avait un pincement au cœur, certes, en pensant à Raymon, mais malgré tout ce que disait Alemdar, elle savait que c'était la meilleure solution pour eux tous.

"Tu le sais déjà, que je suis amoureuse d'un homme marié, avec une famille, et il est marié à une amie en plus. Je ne pourrai jamais être avec lui, jamais avoir une famille avec l'homme que j'aime. Je n'aurai jamais de romance, de grand mariage, ou quoi que ce soit dont je rêvais petite fille. Ma vie appartient à Valdemar et j'en suis fière. Je refuse de ruiner un mariage, et encore moins de briser une famille. Si je peux tourner cette infortune en quelque chose qui sert mon pays, j'en suis encore plus heureuse. Et je comprends parfaitement que je passerai après Valdemar et Wylan. Ce n'est même pas ouvert au débat en fait. T'épouser et avoir une famille avec toi est une des façons dont je pourrai avoir tout ça sans détruire le mariage de quelqu'un d'autre. Sans causer plus de tort au pays. Tu as besoin de ça pour redorrer ton image, et moi j'en retire quelque chose aussi. Je peux trouver d'autres solutions pour avoir une famille, si tu es vraiment contre cette idée, mais si c'est seulement pour moi que tu t'inquiètes, tu me rends en fait service."

Bien sûr, l'idée de jouer la comédie, de faire semblant d'être en amour, c'était beaucoup pour Alem sans doute. Elle le comprenait. Il y avait aussi d'autres solutions, peut-être quelque chose de moins public, ou en tout cas, donner l'apparence qu'il la courtisait en privé, ou quelque chose du genre. Il n'avait réellement besoin que d'un peu d'affection en public. Mais elle était aussi prête à respecter Alem s'il était absolument contre. C'était la solution la plus élégante, mais pas la seule.
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Alem sourit amèrement, amusé par l'idée, mais le cœur lourd, soudainement incapable de continuer ce charmant badinage.

"Enora... Je n'aime pas cette idée. Oui, elle est politiquement intéressante, elle m'apporterait des choses, elle en apporterait à notre cercle, à notre cause, et indirectement, au pays. Oui, si on le fait, il faudra que je te fasse la cour, déjà parce que les Hérauts non couronnés ne se marient généralement pas sans amour. "

Il se saisit d'un porteplume et le fit tourner entre ses doigts, cherchant comment dire les choses.

"Mais je ne suis pas juste un Attitré stupidement travailleur. Je suis aussi lié pour la vie à un autre. Oui, passer après Valdemar, c'est le lot de tout époux de héraut, je sais que tu sauras l'assumer, et que moi-même, je passerais après le devoir. Mais sauras-tu passer après Valdemar ET Wylan? Nous sommes liés pour la vie, il faut le prendre en compte."

Il soupira et reposa l’instrument graphique à sa place, s’interdisant de souligner que le lien voulait aussi dire qu’Alem pouvait mourir si Wylan était tué en mission. Le veuvage possible n’était pas le problème. Enora avait bien assez de ressources, tant dans sa famille que dans le cercle.

"Je trouve que c'est beaucoup demander à une jeune femme. Tu as le droit d'être une femme, sauras-tu l'être dans ces conditions ? Ce ne sera pas très épanouissant. Au delà de mon asexualité, je ne vois pas comment je pourrais faire un bon mari."
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En temps normal, jamais Dyalwen ne se serait permise de poser une telle question. Il ne lui était jamais venu à l’esprit de tutoyer un Héraut, comme il ne lui viendrait pas à l’idée de parler familièrement à un noble n’appartenant pas à sa famille proche. À Bordebure, on ne respectait pas vraiment l’Étiquette – au grand désespoir de Mère qui ne cessait de lui répéter qu’elle se conduisait trop familièrement avec les domestiques et les palefreniers –  mais il en était autrement à la capitale. Haven était peuplée de nombreux inconnus, venus de tous horizons et de tous les milieux sociaux, et nombre d’entre eux avaient un statut bien plus élevé que le sien. Il était aussi impensable de tutoyer un Héraut que n’importe quelle autre personne à la fonction élevée. Elle ne pouvait pas se permettre de faire honte à son nom et à sa famille, à Grand-père qui entraînait les nouvelles recrues et à Dubhán qui fréquentait les autres Bleus.

Malgré l’air taquin d’Enora, Dyalwen sentit le rouge lui monter aux joues quand elle répéta sa question. La jeune femme était peut-être la Blanche qui lui paraissait la plus accessible, celle qui s’apparentait le plus à une amie, mais, cousine ou pas, elle restait une Héraut. Comme Isabeau d’Armentières, la chroniqueuse. Comme Alemdar, le Héraut du Roi.

« Je... » commença la rouquine, prête à s’excuser.

Le sourire, et surtout le clin d’œil, d’Enora la coupèrent dans son élan, suffisamment longtemps pour que la Blanche lui demande ce dont elle avait envie, elle.

« Et bien, si on est cousines, ça ne me paraissait pas inapproprié, » répondit donc Dyalwen avant que son interlocutrice abandonne complètement son sérieux.

Le rire de Tisia dans son esprit fit écho à celui d’Enora.

« Vous me faites marcher, » réalisa enfin la Grise, partagée entre le reproche et l’amusement.

Et tu ne marches pas, tu cours !
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Enora ne put s'empêcher de lui faire un sourire un peu sarcastique quand il changea délibérément de sujet drastiquement. Elle n'était pas dupe, mais elle lui laissait ses illusions. Elle aussi avait été élevée dans la noblesse. Elle n'était certes pas fille de Roi, mais elle était quand même fille de Duc, et elle avait fait les frais toute sa vie de la pression sociale et du regard des autres. Elle avait choisi une voie différente et de faire fi de ce que les gens pensaient d'elle, mais ça ne voulait pas dire qu'elle ne comprenait pas d'où venait Alemdar. Probablement un autre point en faveur de leur alliance en fait.

"Et bien, mon cher, je me disait qu'il fallait en fait séduire la Cour Valdemaran, les faire rêver, faire de toi quelqu'un d'à la fois désirable, mais aussi admirable. Si ont fait rêver les gens, si on leur montre que tu peux avoir l'apparence du parfait courtisant d'ici. Certes, tu seras toujours un étranger, mais les gens te verront aussi comme un des leur, les jeunes surtout, certes, mais aussi les vieux. Ils verront que tu considères leurs traditions. Et puis en plus, je pense qu'on pourrait beaucoup s'amuser à le faire."

Il y avait une petite lueur malicieuse qui dansait dans son regard en énonçant son plan. Certes, celui qu'elle aurait préféré qui tente de la séduire aurait été Raimon, mais Alem et elle pourrait avoir beaucoup de plaisir de mettre en scène tout ça.
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Il sourit quand elle pointa ses contradictions, mais il ne reconnut par son erreur. Il reconnaissait rarement ses erreurs. C'était un petit con, oui, tout a fait.

Il avait grandis dans un univers politique ou être sur de soi et avoir raison était essentiel. Ou on avouait jamais ses erreurs. On avait pas fait une erreur, on avait fait semblant pour piéger l’ennemi... Il savait qu'avec les hérauts, ce n'était pas le cas, mais les vielles habitudes avaient la vie dure... Pis il aimait avoir raison.

"Tu ne m'a pas répondu. Quelle est ton idée?"
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