Auteur Sujet: [Scénario] Le prince et son épée  (Lu 1657 fois)

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Héraut Jalena

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Re: [Salon privé] Le prince et son épée
« Réponse #15 le: 31 janvier 2014, 17:50:21 »
[justify:2n0o4esy]Jalena adressa un clin d'oeil à Aénor :

"Ca marche, je me charge de lui. Je resterai avec les Guérisseurs, au cas où... Sait-on jamais, mes boucliers pourront peut-être servir ?"

Elle haussa les épaules, et toucha l'esprit de Rafael, sans le regarder - elle se dirigeait vers Jeremahiam et d'une impulsion sur le bras, le fit se lever.

"J'emmène votre plus jeune frère chez les Guérisseurs - mais c'est un secret. Je resterai avec lui, ne vous en faites pas. Quant à vous... Vous pouvez faire confiance à Shandara. Et si vous ne souhaitez pas qu'Alem vous approche à nouveau... N'hésitez pas à le lui signifier, et il en sera fait selon votre volonté. Non pas parce que vous êtes prince - bon un peu quand même... - mais parce qu'ici, à Valdemar, personne n'est battu de la sorte. D'accord ?"

Ce n'était pas son truc, ce genre de discours. Mais pourtant, Jalena répugnait à voir quelqu'un être si gratuitement frappé, comme elle avait pu l'être dans son enfance. Elle était prête à hurler dans l'esprit d'Alem pour l'arrêter, la prochaine fois - même si, une fois de plus, ça n'était pas ses affaires, et elle ne devait pas s'en mêler.

Jeremahiam se leva, et elle lui prit le bras pour le diriger. Il la suivit docilement, le regard toujours dans le vide. Au début, elle prit le chemin normal des appartements qui était réservés à la délégation, et après avoir sondé autour d'elle pour être sûre que personne ne les espionnait, elle prit une bifurcation et l'entraîna à l'autre bout du Collegium pour sortir par une porte dérobée, discrète, jusqu'à la maison de Guérison la plus proche.[/justify:2n0o4esy]
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »

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Re: [Salon privé] Le prince et son épée
« Réponse #16 le: 31 janvier 2014, 21:06:00 »
Aénor fit signe au Héraut Tristan qu'il pouvait s'en aller… et arrêter de protéger l'endroit contre les intrusions mentales. Quand celui-ci eut refermé la porte derrière lui, elle se tourna vers Alemdar.

"Il semblerait que vous vous soyez repris quelque peu… ça me rassure. Ça me semble plus que raisonnable d'avoir délégué la sécurité de vos frères…"

Le Héraut Aénor s'assit en face d'Alemdar. Elle avait l'air calme et posé. Ses cheveux châtains tirés en un chignon impeccable et ses yeux intelligents lui donnaient l'air d'une préceptrice sévère, mais juste.

 "J'en étais à me demander si j'allais devoir vous mettre aux fers… Je connais la relation particulière que vous avez avec votre jeune frère. Mais ici, il est plus que choquant de voir un simple bâtard corriger son Roi… ou futur roi dans votre cas."

Ses paroles étaient sévères, mais dites sur un ton léger.

"Plus sérieusement… que vous arrive-t-il? D'après vos hommes, vous êtes sévère, mais juste. Prompt à vous emporter, mais jamais de manière injuste, et encore moins à perdre le sens des réalités. Serait-ce la pression qui vous fait craquer, ou autre chose?"

Aénor sentait que quelque chose clochait. En plus de la Parole par l'Esprit, elle possédait une très légère touche d'Empathie qui la rendait apte à remplir de délicates missions diplomatiques. Or elle sentait que quelque chose d'étrange se passait à l'intérieur du Rethwellanais. La faiblesse de son Don l'empêchait d'être plus précise.
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »

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Re: [Salon privé] Le prince et son épée
« Réponse #17 le: 03 février 2014, 11:46:16 »
Alem se redressa de tous ses (nombreux) petits centimètres quand le héraut le "félicita" d'avoir délégué son autorité.

"Sachez, ma Dame que je ne laisse simplement jamais mon frère sans une surveillance attentive. Vous me recevez ici, je me vois donc forcé de délégué mon autorité."

La suite ne fut pas non plus pour plaire au fils ainé de Gedric, tout léger que fut le ton de l'espece de vielle fille face a lui:

"Un... bâtard, vraiment?"

S'il avait jusque-là affiché clairement des signes de colères ou de rage, Alem se ferma brusquement, devenant froids, lisse et hostile.

"Héraut Aénor. J'attendais plus du cercle héraldique que des insultes sur une situation familiale et politique à laquelle je ne peux rien. Rafael vous l'a dis-lui même, je joue un rôle de tuteur pour lui et me dois, dans ce but, de le corriger si nécessaire."

Le visage imperturbable du Valdemaran ne trahis ni le frisson de dégout ni le frisson d'envie qu'il avait à l'idée de ce terme de "corriger son frère". Ouais, il avait envie de le frapper, de le tabasser pour évacuer sa colère. Mais en même temps... Enfin, il fallait bien transformer le petit prince en futur roi, comme disait la demoiselle (vielle fille).

"Peut-être ce moment n'était-il pas le mieux choisis pour éduquer mon frère."
Ouais, éduquer, c'était mieux. "Mais je me permet de vous rappeler que je ne suis pas épargné par l'épuisement qui touche toute la troupe."
« Modifié: 08 février 2014, 22:37:40 par Héraut Alemdar »
Pour les mp, voyez avec la grise qui aspire à devenir archiviste, là, Isabeau de Girier, me semble

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Re: [Salon privé] Le prince et son épée
« Réponse #18 le: 08 février 2014, 08:52:08 »
Aénor ne se départit pas de son attitude posée. Elle n'avait aucune intention de se laisser provoquer.

"il ne s'agit nullement d'une insulte. C'est la réalité. Et si vous ne pouvez pas l'accepter dans la bouche de quelqu'un qui vous a aidé, comment le supporterez vous dans la bouche de ceux qui murmureront sur votre passage? Et certes, je ne vous renie pas le droit d'éduquer votre jeune frère. Veillez cependant à le faire en privé, à l'avenir… Je comprends votre fatigue, aussi ne vous tiendrais-je pas rigueur de votre comportement d'aujourd'hui. Mais prenez garde. Tout le monde est à cran, or s'il arrivait que l'on vous trouvât dans une position… disons menaçante envers votre frère, vous risqueriez de vous retrouver au cachot…ou ailleurs."

Mais Aénor ne croyait pas une seconde que c'était la fatigue qui faisait réagir ainsi Alemdar. Elle était persuadée que le problème se trouvait ailleurs. Elle imaginait qu'il existait une rivalité toute naturelle entre l'aîné du roi et son héritier légitime. Cependant, il lui avait semblé que les deux jeunes hommes avaient bâti une solide relation. Rafalentha admirait visiblement son aîné, le considérant comme un mentor, voire un père.

Aénor considéra un instant Alemdar, l'air interrogateur.

" Je ne vais pas vous retenir beaucoup plus long…"

Soudain, elle ressentit comme une vague de douleur la traverser. Elle avait baissé ses barrières pour mieux cerner son interlocuteur, et c'était visiblement lui qui souffrait. Elle se redressa vivement, l'air alarmé.

"Alemdar, que se passe-t-il?"

Le Héraut se précipita pour soutenir le jeune homme qui s'agitait sur son siège, pris de convulsion.

[Tu as une crise. Ça commence par une douleur immense, puis tes jambes te lâchent, et tu te mets à ta débattre, à convulser. Et brusquement, plus rien…]
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »

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Re: [Salon privé] Le prince et son épée
« Réponse #19 le: 08 février 2014, 22:34:29 »
Nooooon, traiter Alem de batard n'était pas une insulte. Evidemment que non. Bien sur qu'il l'était, batard, mais ce n'était surement pas une raison pour lui balancer a la gueule au premier conflit. C'était une attitude infantile et oui, insultante. Alem n'était pas idiot. Il savait pertinemment qu'il aurait été différemment s'il avait été un cousin ou un autre noble de plus bas rang. Si cette péronnelle considérait qu'il avait agressé son Roi, c'était un geste plus grave de la part d'un général que d'un frère. En le traitant de batard, non seulement elle jetait volontairement du sel sur une plaie compliquée à porter, mais en plus, elle rabaissait son éclat a une simple querelle fraternelle, rehaussée d'une jalousie stupide. Il devenait le batard de conte. Le personnage maléfique uniquement désireux de s'emparer du trône par amour du pouvoir.

"Batard" avait ce pouvoir avilissant. On ne disait jamais "Le frère batard de Truc a sauvé le pays du gouvernent désastreux et des taxes absurdes que lui imposaient l'héritier légitime" Jamais. Dans l'imaginaire collectif, un batard ne pouvait avoir d'ambitions politique que par envie et malveillance. Un batard n'était pas patriote, n'était pas bon, n'était pas généreux. Un batard ne cherchait pas à être un bon leader. Il cherchait juste le pouvoir. Voila quel était le pouvoir du mot "batard"

Evidement qu'Alem récoltait le terme trop souvent. Et évidemment qu'il ne réagissait pas a chaque fois. Mais franchement, se faire rabaisser au rang de batard envieux par une héraut de Valdemar, Oui, ca touchait le jeune homme. Parce que s'il n'était pas aussi évaporé que l'héritier, ces histoires de hérauts, il les connaissait. Il les aimait. Il avait grandis en entendant sa mère les lui narrer. Bien avant Raf, il s'était imaginé héraut, a vivre nombre d'aventure et a sauver la veuve et l'orphelin. Simplement, lui avait eu le temps de grandir, contrairement à l'adolescent théoriquement à la tète de son pays.

Mais tout le cynisme du monde. Toute la conscience politique des enjeux présents ne pouvaient consoler le petit garçon qui venait de se prendre le terme honni en pleine tète, négligemment jeté par un de ses héros d'enfance. Il avait envie de hurler. De frapper cette femme en lui hurlant qu'elle n'avait pas le droit. Qu'elle n'avait pas le droit de dire ca. Qu’elle était méchante et qu'il la détestait!

Mais plus calmement, il restait d'une immobilité de statue, un regard meurtrier fiché dans celui du Héraut Aenor.

Mais soudain, toute sa colère fut balayée par une douleur bien connue qui ravagea tout sur son passage. Colère, irritation, peine...

Il n'était plus rien. Rien

Juste une boule de douleur, un animal traqué, acculé.

Bon sang, mais COMENT Raf ne pouvais pas comprendre que c'était Rethwellan qui se vengeait des princes qui le laissait aux mains de l'Usurpateur?

Son seul reste d'humanité était une partie de lui qui se refusais à hurler. Par fierté? Par peur d'attirer l'attention sur sa vulnérabilité? Il ne saurait dire.

La douleur redoubla et ses muscles échappèrent à son contrôle. Il commença à convulser sur le fauteuil. Il serait tombé si une forme claire ne l'avait pas retenu.

Cette fois, il hurla:

"Noooooooooooooooooon, noooooooooooooooon, Pardoooooooooooooooooooooooon, je juuuuuuuuuuure, nooooooooooooooon, Je... JeeaaaaaaaaaaaaaaaAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA..."

En même temps, il se débattait autant que les convulsions le lui permettait, contre l'emprise de la forme fantomatique, forcement une émanation de Rethwellan ou de son père, mécontent de ses agissement.

Le cri du valeureux ex-général des armées Rethwellanes monta crescendo, proportionnellement à sa terreur, jusqu'a ce que tout d'un coup, ses yeux se révulsent et qu'il tombe dans le bienheureux néant de l'oubli.
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »
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Re: [Salon privé] Le prince et son épée
« Réponse #20 le: 13 février 2014, 21:38:47 »
Le Héraut Aénor ne savait pas quoi faire. Elle était paralysée par le souvenir de la douleur qui l'avait elle aussi traversée et parvenait à peine à supporter le noble qui s'était effondré sur elle.

: Gaelian, j'ai besoin d'aide. Envoie-moi quelqu'un… et fait prévenir la mère du gamin. Elle est parmi la délégation, je crois. Je doute qu'il soit très heureux d'être bordé par moi, donc il faudrait qu'elle soit prête à le rejoindre dans sa chambre. :


Elle entendit Jalena l'appeler pour lui demander des nouvelles des Princes. Aenor chargea Gaelian de la mettre au courant. Elle-même n'aurait aucune chance de l'atteindre. Elle faisait partie de ces Hérauts qui possédaient de multiples Dons, mais aucun pleinement. De plus, la pièce dans laquelle elle se trouvait possédait ses propres boucliers, lui empêchant par exemple de sentir l'humeur du garde de l'autre côté de la porte.

Aénor commençait à avoir sérieusement mal au dos. Heureusement pour elle, un apprenti Héraut bâti comme un ours entra dans la pièce et vint la décharger de son fardeau. Il l'aida à l'installer l'homme sur la banquette occupée plus tôt par les deux jeunes princes. Puis il repartit, probablement pour suivre la fin du cours duquel on l'avait tiré en catastrophe.

: Merci… le Gris Matt est juste parfait pour ce genre de choses.:

Elle essaya de réveiller Alemdar, en lui pinçant l'intérieur du bras. Elle dut s'y reprendre à trois fois pour qu'il réagisse enfin, ouvre les yeux et la regarde d'un air hagard.

"Ça va aller? Vous m'avez fait une de ces peurs. Décidément, quelque cloche vraiment avec vous quatre. Je trouve cela très inquiétant. De plus, vous avez pulvérisé mes Barrières et j'ai partagé votre crise… Je ne sais pas comment vous avez fait. Je veux dire, les Barrières d'un Héraut sont normalement quasiment inviolables, surtout les miennes. "

Aénor pensait que l'homme possédait sans doute un Don ou l'autre. Elle n'aurait su dire lequel. Mais c'était la seule explication plausible.

"N'essayez pas de vous lever. Vous êtes encore tout blanc, et je n'ai pas envie de déranger une fois encore l'apprenti Matt."


Elle alla chercher une chaise qu'elle approcha de la banquette.

"Elle était particulièrement violente cette crise-là… avez-vous une idée pourquoi?"
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »

Héraut Alemdar

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Re: [Salon privé] Le prince et son épée
« Réponse #21 le: 16 février 2014, 15:08:24 »
Le vide...
































Un pincement...


Aie!

Quelque chose venais de pincer Alem juste sur un point sensible, le ramenant brutalement à la conscience. Il était allongé sur quelque chose de... Boh, de plutôt confortable. Il... Il avait l’impression que chaque pouce de son cœur et de son corps avaient étés tabassé avec soin par une armée de maitre d'armes en fureur. Il n'était plus qu'une immense courbature des pieds à la tête.

Bouger le petit doigt le désespérait. Il n'était qu'un infirme, son pays et feu son père le haïssaient, il était incapable de renverser l'Usurpateur... Il n'était rien, il n'était bon à rien... Il n'avait qu'une seule envie: se rouler en boule et fondre en larme. Trouver sa Maman et pleurer dans ses jupons. Il ne servait à rien...

Il n'écouta même pas le héraut babiller sur ses boucliers et la force de ses crises. Que la petite chose ai découvert que oui, ces crises sont atroces, il en avait rien à foutre. Il voulait juste qu'on le laisse. Qu'on l'oublie

Par contre, quand elle lui interdit de se lever... Ce fut comme un coup de fouet qui réveilla l'homme vaincu qu'il avait été quelques instants. Non mais elle se prenait pour qui? Il n'y avait que lui pour avoir le droit de le traiter en infirme. Et il avait plus envie du coup.

Il repoussa la blanche et s'assis sur le bord de la banquette. Il avait dû perdre conscience un moment, tiens. Il était sur le fauteuil là-bas, tout à l'heure...  Ouah la vache, il avait de ces paillettes devant les yeux...Et v’là qu'elle lui demandait pourquoi la crise était si forte...

"Mais j'en sais foutrement rien, moi...  Probablement que Rethwellan n'aime pas nous voir nous livrer à Valdemar!"

Le batard du Roi se massa les orbites, espérant dissiper le malaise vagal qui lui obscurcissait presque totalement la vue. Bon... Il devait juste tenir une minute ou deux. Son cœur allait soutenir l'effort, son cerveau serait correctement irrigué et ça allait passer très vite. Il allait très vite retrouver ses capacités.

"Bon, héraut..." Putain, la vache, il avait l'impression que le sol bougeait sous lui... Il sortit une barre  de céréales et de miel d'une poche et commença à la manger. Le sucre devrait l'aider. "Je ne pense pas que qui que ce soit soit en état de continuer une quelconque activité diplomatique aujourd'hui. J'aimerais me retirer dans mes quartiers. Ou mon cachot, si vous préférez, naturellement..."

Il n’avait pu s’empêcher de lâcher cette provocation, accompagnée d’une mimique moqueuse. Il ne regardait pas la héraut pour la simple et bonne raison que sa vue yoyotait encore. Il reprit une grosse bouchée de sa barre énergétique, mâcha consciencieusement. La vue revenait doucement, même si ses oreilles bourdonnaient méchamment. Puis, son visage redevint sérieux

"Ne laisser pas Gab ou les autres essayer de parler au nom de Reth… de la couronne légitime. Ce sont tous des amis de Raf encore moins au fait que lui en politique. Un ou deux ont même probablement été reniés par leurs seigneurs de parent quand ils ont fui avec nous."
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »
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Re: [Salon privé] Le prince et son épée
« Réponse #22 le: 18 février 2014, 20:58:53 »
Les voir se livrer à Valdemar? Était-ce vraiment ce qu'il pensait? Ne connaissait-il pas le statut de réfugié politique? Et qui était ce on? Et comment pouvait-il être au courant de la situation? Aénor ne savait que penser de tout cela.

Quoi qu'il en soit, Alemdar avait raison. Rien ne serait négocié, ni même discuté aujourd'hui. Quant à sa provocation, elle l'ignora simplement.

"Évidemment. Je vais vous accompagner. Votre chambre se trouve dans le même appartement que celles de vos frères. "

Elle se leva et remit la chaise à sa place.

"Et ne vous inquiétez pas, nous ne reconnaissons que votre frère comme porte-parole de votre pays. Après tout, l'Épée chante pour lui."

Elle lui fit signe de la suivre, le surveillant du coin de l'oeil. Elle ne voulait pas qu'il s'effondre à nouveau. Elle ouvrit la porte, attendit qu'il la sorte devant elle, et quitta la pièce. Elle s'engagea ensuite d'un pas ferme dans le couloir.

"Pour ce soir votre présence ne sera pas requise au repas de la cours. Nous vous ferons servir le souper dans votre appartement. Demain par contre, le conseil se réunira et vous y serez attendus, votre frère et vous. Quant à Stefenson, nous pourrons l'intégrer à une classe durant son séjour ici, comme il l'a demandé. Je pense que cela lui serait bénéfique, ne serait-ce que pour rester occupé."


Le reste du trajet se fit en silence. Arrivée en vue de la porte de l'appartement bleu, elle l'arrêta.

"Personne ici n'est votre ennemi. Personne ne convoite votre pays. Malgré tout ce que vous pouvez penser, nous aidons votre pays sans arrière-pensée, sans agenda caché. Ce qui nous motive, c'est la justice… Je ne vous mentirai pas en vous disant qu'elle seule nous motive. Nous voulons mettre en échec ces mages noirs qui ont pris le pouvoir un peu partout… car nous sommes la prochaine cible. Mais voilà tout ce qui nous pousse à vous aider… je suis là pour vous aider aussi."

*Même si je dois vous aider contre votre volonté.*


Elle se tut quelques instants, puis elle lui indiqua la porte située quelques mètres devant eux.

"Vos frères sont dans le salon… ou préférez-vous vous rendre directement dans votre chambre? Celle de Rafalentha et la vôtre possèdent toutes deux des accès directs au couloir, contrairement à celle de Stefenson. Cela vous permettra plus d'indépendance. Vous pouvez circuler partout dans cette aile du Palais. Vous pouvez aussi vous rendre dans la salle d'arme, sur le terrain d'entraînement et dans les écuries. Éviter d'aller vous balader du côté des Collegia… je ne crains pas que corrompiez la jeunesse. " Elle sourit. " Mais si vous êtes pris d'une crise, vous risquez de blesser involontairement des jeunes dont les boucliers ne sont pas encore parfaitement performants. Par contre vous êtes vivement encouragé à aller vous soumettre à un examen approfondi chez les Guérisseurs… Peut-être qu'en vous auscultant tous, nous parviendrons à comprendre comment fonctionnent vos crises."


Aénor attendit qu'il l'informe de sa préférence.

[SI tu décides de rejoindre Raf et Shan, poste une fois encore ici, puis poste à la suite de Shan. Sinon j'ouvre un nouveau sujet pour toi une fois que tu auras répondu ici.]
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »

Héraut Alemdar

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Re: [Salon privé] Le prince et son épée
« Réponse #23 le: 23 février 2014, 01:49:36 »
Enfin, le malaise vagal reflua, rendant à Alem toutes ses facultés. Il voyait, il entendait. Certes, il était encore aussi épuisé, mais il avait l'esprit clair et opérationnel. Il acquiesça à la proposition du héraut de le mener à leurs appartements. Une fois debout, il fit quelques pas jusqu'à la table ou se trouvait l'épée chantante et attrapa ce qui n'était dans sa main qu'une vielle et moche épée de parade cabossée, émoussée, vieillie.

"Je vous suis."

Il gloussa quand le héraut confirma ne traiter qu'avec celui pour qui chantait l'épée:

"Voilà qui me remet à ma place, n'est-ce pas?"

Il se laissa calmement guider jusqu'à leurs appartements, approuvant de la tête les dispositions prises par le héraut. Bon sang, il était épuisé. Son esprit en était quasiment vide. La fin du voyage, la première confrontation officielle avec les Hérauts, l'accrochage avec Raf, la crise... Il n'en pouvait plus.

La Blanche lui exposa ensuite les motivations de son pays. Le soldat éreinté soupira lourdement.

"Ma Dame... Je suis responsable de ce qui reste de la noblesse loyaliste de mon pays, dont l'héritier du trône. J'aimerais vous croire, vraiment. Mais mon devoir me pousse à la paranoïa et à voir des complots dans les complots."

L'ainé de Gedric soupira de nouveau.

"J'ai été élevé au son des histoires de héraut. Je veux croire en votre probité et votre bonne volonté. Mais Raf y crois déjà beaucoup trop. Je me doit d'insuffler du bon sens et une saine méfiance dans sa tête de futur chef d'état."

Une fois de plus, le jeune homme suivit calmement son guide et écouta calmement son interlocutrice, approuvant de la tête les dispositions prises.

"Laissez-moi une minute."

Il déboucla rapidement son fourreau, tira son épée pour la mettre aussitôt dans son ceinturon. Il rangea alors l'épée des rois dans le fourreau de sa propre épée et poussa la porte du salon...




Soudain, la porte s'ouvrit brutalement pour laisser apparaitre un Alemdar au visage dur. Sans prononcer un seul mot, il jeta sur le tapis l'épée-qui-chante protégée dans le propre fourreau de l'ancien général. Puis il referma la porte.



"Voila. Maintenant, si vous permettez, je vais aller dormir. Ici, c'est bien ça?"

Alem se dirigea vers la chambre qu'Aénor lui avait désignée.

"Bonne nuit, Dame Héraut."
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »
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Re: [Salon privé] Le prince et son épée
« Réponse #24 le: 23 février 2014, 07:44:35 »
"Bonne après-midi plutôt... on vous servira une collation ce soir..." Aénor repartit.

Quelques instants après qu'Alemdar était rentré dans sa chambre, un apprenti Guérisseur frappa à sa porte et entra. Il confia à l'étranger un petit carré de papier plié contenant des granulés de couleur verdâtre.

"C'est pour diminuer la violence de vos crises. Prenez-en une toute les six heures."

 Il repartit aussi vite qu'il était venu.

[RP CLOS]
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »