Auteur Sujet: Fin de Marché  (Lu 1112 fois)

Fabuliste

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Fin de Marché
« le: 05 décembre 2017, 11:33:57 »
01.02E.1485


Horacio était agenouillé devant le panier renversé d’une vielle femme. Autour d’elle s’agitait un Guérisseur qui finissait de vérifier que rien ne pouvait etre fait pour la pauvre femme. Mais bientôt le guérisseur sortit de transe, le visage fermé.

« C’est Fini. »

Le héraut se redressa lentement :

« Pour elle peut etre… Mais pour nous, ça commence… »

Et il remit ses lunettes teintées. Il prit la pause une poignée de secondes puis se tourna vers Jun et le regarda enfin dans les yeux.

« Merci Jun. Nous prenons en charge la suite. Keryne ? »

Le héraut s’adressait à une petite blonde un peu effacée derrière lui.

« Veux-tu bien me faire les premières constatations, je te pris ? »

Les deux hérauts avaient été appelés sur le marché car une vielle dame avait fait un malaise. On l’avait mis sur le côté et on avait appelé Jun, le guérisseur du secteur. Comprenant très vite qu’il ne serait guère utile, le guérisseur avait fait appeler Horacio puis avait tenté le maximum pour tenter de sauver la vielle dame. Sans succès.

[Tu fais les premiers constatations, et tu trouves le moyen d’identifier la vielle dame, de la façon que tu veux]
« Modifié: 07 décembre 2017, 10:08:10 par Fabuliste »

Héraut Keryne

Re : Fin de Marché
« Réponse #1 le: 06 décembre 2017, 16:18:37 »
Keryne sentit son coeur se serrer alors que le guérisseur annonçait le décès de la femme allongée sur le sol. La pauvre qui venait de finir sa vie sur la place du marché, sans proches à ses côtés... Ils étaient arrivés sur place un peu plus tôt, alors que le Vert tentait un dernier geste pour ne pas laisser partir la vieille dame dans le monde des esprits, en vain. Absorbée par la scène, la jeune femme n'entendit pas tout de suite que ça allait être son tour. Elle réalisa que Horatio l'avait appelée quelques secondes après qu'il eût prononcé son prénom. La Blanche revint à l'instant présent en secouant légèrement la tête :

- Oui ?

Elle s'avança et acquiesça à la question de son mentor, s'agenouillant près du corps encore chaud de la défunte. Cela lui fit tout drôle, car si elle avait déjà vu des esprits, approcher un corps sans vie était encore quelque chose d'assez nouveau pour l'ancienne domestique. Elle s'ancra et ouvrit son Donc prête à communiquer avec l'esprit de cette dame qui ne devait pas encore être parti bien loin... Peut être cette dame avait-elle des choses à finir ici ?

-Bien, c'était une femme d'âge mûr, je dirai la soixantaine... A priori on ne décèle pas de trace de poison ou d'autre tentative de donner la mort, alors je dirai que ça a l'air d'une mort naturelle pour l'instant, mais c'est à confirmer ?

La jeune femme leva les yeux vers le guérisseur. Puis revenant sur le corps, elle se concentra davantage sur ce qu'elle voyait de la morte, son visage pâle et lisse. Elle n'aurait su dire si elle avait souffert. Elle s'imprégna au maximum de cette personne et laissa son Don le plus ouvert possible dans l'espoir d'entrer en communication avec elle [1]. Cela ne donna malheureusement rien de concluant. Alors, elle observa le contenu du panier : fruits, légumes, des œufs et une miche de pain. Bon on pouvait en déduire que ça n'était pas une commerçante du marché. Peut être qu'en interrogeant les stands, ils en sauraient plus ? Possible que vu son âge, elle eût été une habituée.

La Héraut se leva donc et informa Horatio de sa démarche, puis elle se dirigea vers les stands de fruits et légumes les plus proches, qui n'avaient pas encore remballé leur marchandise. Elle tomba sur le boulanger et lui décrit la vieille femme, en demandant s'il la connaissait [2]. Celui-ci hocha vigoureusement la tête en s'exclamant :

-Un peu que je la connaissais M'ame Orken. Nicia, je crois qu'c'était son prénom ! Elle venait ici tous les jours chercher son pain. C'est moi qui ai appelé le guérisseur, quand j'ai vu qu'elle se sentait mal. La pauvre dame ! J'pensais pas qu'ça allait aussi mal...

-Merci Sieur, merci beaucoup. Vous savez si elle a de la famille que l'on doit prévenir ? Ou où elle habitait ?

-Ma foi, non pas trop... Je crois qu'elle était pas loin du bourg, mais pas dans une grande maison hein. Elle cuisinait pour l'orphelinat de Haven si j'me souviens bien. Oui, oui c'est ça.

La jeune femme remercia une nouvelle fois l'homme tout enfariné avant de prendre congé et revint vers Horation pour lui donner ces premières informations.

[1] 1/1D10
[2] 10/1D10
« Modifié: 06 décembre 2017, 16:39:57 par Héraut Keryne »

Fabuliste

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Re : Fin de Marché
« Réponse #2 le: 07 décembre 2017, 11:14:22 »
Les premières constatations de la jeune femme étaient correctes. En même temps, il n'y avait pas grand choses de suspect sur une vielle femme qui meure. A part le fait que ce soit en plein marché et qu'ils étaient donc bien obligé d'enquêter...

"Il n'y a effectivement pas de trace d'une mort violente, mais pour le poison... C'est un peu présomptueux de ta part de l'affirmer comme ça. Elle n'a pas l'écume aux lèvres, c'est vrai. Mais les poisons sont généralement plus durs à détecter que ça Mieux vaut demander à un vert avant de s'avancer. Par exemple, je vois au sourire taquin de Jun qu'il a effectivement détecté quelque chose dans son organisme."

"Il y avait dans son organisme une grande quantité de stimulant cardiaque. C'est qui a provoqué le malaise. Apres, elle a un cœur vieux et malade, donc ça peut etre une double prise accidentelle de son médicament. Ça arrive relativement souvent."

Puis la jeune femme Alla interroger les marchands pour découvrir l'identité de la victime. Tout en surveillant son apprentie du coin de l'œil, Horacio échangea quelques mots avec Jun pour préciser un ou deux points. Puis la jeune blanche revint.

"Nicia Orken, cuisinière de l'orphelinat d'Haven? Dans une petite maison du faubourg? Très bien, Keryne. Mais tu as négligé un élément."

Le  héraut s'accroupit près du cadavre et fouilla respectueusement les poches de la vielle dame. Il n'y trouva rien, à part les quelques pièces qui lui restaient du marché, mais autour de son cou, il trouva un trousseau de clefs.

"N'oublie jamais de fouiller une victime. On peut trouver des tas de choses. Des indices, souvent. Ici, les clefs de chez elle. Si elle a pris son remède deux fois par erreur, il sera chez elle. Faut qu'on aille vérifier."

Le rouquin se releva.

"Alors Keryne. Comment tu vas nous trouver sa maison?"

Héraut Keryne

Re : Fin de Marché
« Réponse #3 le: 07 décembre 2017, 16:37:55 »
Oups. En effet, les poisons pouvaient avoir des effets non visible. Si elle avait été seule elle se serait frappé le front. Au lieu de quoi elle sentit ses joues rosir tandis qu'elle esquissait une moue contrite.

-En effet, je me suis trop avancée, toutes mes excuses. C'est bien noté.

Elle écouta ensuite religieusement Jun, acquiesçant avec un sourire pour montrer qu'elle avait compris et enregistré l'information. Il faudrait vérifier à son domicile s'il y avait des médicaments qui allaient en ce sens.

Lorsqu'elle revint, fière de sa collecte d'informations, donner ses premiers éléments d'enquête, la jeune femme toute penaude, regarda son mentor se pencher sur la vieille dame et faire un geste qui aurait dû lui sembler évident. Le voir trouver les clés de sa maison lui rendit le sourire et elle réfléchit à voix haute :

-Hmmm... Toquer à toutes les maisons du bourg me paraît un peu long et fastidieux, on ne sera pas rentrés à temps pour dîner...

Tentative d'humour.

-J'ai deux propositions. La première c'est d'aller à son travail, déjà pour les prévenir et voir s'ils ont son adresse précise... La deuxième est peut être plus hasardeuse, mais ça serait de réessayer de me servir de mon Don... Si tu veux bien, j'aimerais faire ça en premier ?

Cherchant l'acquiescement dans le regard du roux, la jeune femme se saisit des clés, ferma les yeux pour se concentrer et s'ancra à nouveau [1]. Elle jouait avec les clés dans ses mains, s'attardant sur une petite sculpture de bois qu'elle fit tourner entre ses doigts, quand soudain l'image de la vieille femme passant devant une herboristerie lui apparut à l'esprit. La boutique présentait une devanture d'un vert émeraude. Puis, Keryne vit l'image de la défunte sortir les clés de sa poche et ouvrir une porte en bois, surplombée d'une sculpture en forme de trèfle à quatre feuille. La Blanche attendit encore un peu, mais rien d'autre ne vint.

Elle rouvrit alors les yeux et sourit :

-Alors, je pense qu'elle vit dans la rue d'une herboristerie. Je n'ai pas vu de nom, mais la devanture était verte, assez foncée, et il y a un trèfle à quatre feuilles sculpté au dessus de la porte de chez cette dame. Il ne doit pas y en avoir des dizaines dans Haven. Ah oui, et la porte elle, elle est en bois.

Elle interrogea le Vert du regard :

-Jun peut être que ça vous dit quelque chose ?

Oui dans sa tête, en tant que guérisseur il devait être coutumier de ce genre d'endroit, bon peut être à tord, mais on ne savait jamais.

-Ceci dit, cela n'empêche peut être pas d'aller sur son lieu de travail ?

[1] 7/1D10
« Modifié: 07 décembre 2017, 18:49:28 par Héraut Keryne »

Fabuliste

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Re : Fin de Marché
« Réponse #4 le: 13 décembre 2017, 11:13:43 »
"Oui, tester toutes les serrures de la ville serait un peu long, en effet..."

Mais la jeune femme avait d'autres idées. Le classique, aller demander à ses patrons, et le mystique, demander au fantôme. Horacio lui fit signe de faire comme elle l'entendait. Et lui tendit le trousseau de clefs. Elle le manipula quelques secondes puis elle décrit la porte de la victime. Et une herboristerie. Ce don serait pratique, à l'avenir. Elle demanda à Jun s'il connaissait une herboristerie verte. Jun secoua la tête avec regret:

"Beaucoup d'herboristeries sont vertes, désolée. Je peux pas t'aider sans plus d'informations."

Devant le peu de réponse de Jun, elle proposa aussi d'aller voir l'orphelinat. Horacio approuva de la tête.

"Oui. Ils pourront nous donner une localisation plus précise de l'endroit. Une fois dans son quartier, on trouvera l’herboristerie. Jun, tu t'occupes de la prise en charge du corps?"

"Pas de soucis. Je la fait emmener à la maison de guérison du quartier."

"Merci. Allons-y Keryne."

Les deux héros parcoururent les rues de la ville jusqu'à se retrouver face à un grand bâtiment austère devant laquelle deux femmes discutaient.

'La plus grande est la directrice. L'autre c'est une des maitresses. Va donc leur poser tes questions."
« Modifié: 13 décembre 2017, 11:15:50 par Fabuliste »

Héraut Keryne

Re : Fin de Marché
« Réponse #5 le: 08 mai 2018, 10:30:58 »
Keryne se sentit un peu bête d'avoir posé la question. Oui, en fait, des herboristeries vertes, il devait y en avoir quelques unes à Haven... Bon au moins ils ne partaient pas de rien. Le trèfle pourrait peut être les aider à trouver la bonne, ils verraient bien. Horatio accepta son idée d'aller à l'orphelinat tandis que Jun gérait la dépouille de la défunte. La nouvelle Blanche suivit donc son mentor à travers les rues pavées de Haven, jusqu'à ce qui devait être l'orphelinat. Elle connaissait bien la ville, mais cela faisait longtemps qu'elle n'était pas venue dans ces quartiers. Dans une autre vie, qui lui paraissait tellement lointaine à présent...

Ils arrivèrent en vue de l'orphelinat, qui n'avait rien de très joyeux, ni de très accueillant finalement. Enfin, l'habit ne faisait pas le moine et peut être que les employés suffisaient à redonner une ambiance un peu plus chaleureuse à cet endroit qui donnait la chair de poule. Keryne acquiesça aux paroles du Héraut et se dirigea vers les deux femmes, semblant interrompre leur discussion :

-Pardonnez-moi Mesdames de vous déranger, je suis le Héraut Keryne. J'ai besoin d'un renseignement. Pourriez-vous me dire, s'il vous plaît, si la prénommée Nicia Orken travaillait bien pour votre établissement comme cuisinière ?

Elle attendait avant de tout dévoiler, après tout Jun avait laissé sous entendre que la prise trop importante de stimulant cardiaque pouvait être accidentelle... ou pas. On ne savait jamais. Elle verrait comment réagir et quoi laisser filtrer selon la réaction et la réponse des deux femmes.