Auteur Sujet: [Fitz/Elliana/Feuillemalice] Chérie voilà ma fille. Ma fille voilà ma femme  (Lu 561 fois)

Fitz

1ere décade Printemps 1486


Depuis qu'ils étaient rentrés, le couple s'était installé chez la guérisseuse, et c'est donc là que notre brave capitaine avait débarqué quelques jours auparavant avec cette superbe phrase :

"Chérie on va inviter ma fille à diner"

Il savait pas si c'était une bonne idée, mais c'était une idée, et pour lui c'était déjà un bon début.

Et le voilà donc, qui vérifiait sa tenue. Il tenta de cacher un peu plus ses cicatrices en serrant sa tunique, et sursauta lorsqu'on frappa à la porte.
Il jeta un regard à sa femme, avec tendresse et terreur.

-  Tu es prête ?


Puis il murmura avant d'ouvrir la porte

- Car pas moi
"Ça marchait vachement moins bien, un cerveau avec une hache au milieu." -Isabeau-

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Elliana se sentait comme fiévreuse. Tout était allé très vite, presque trop. Après une vie à attendre des réponses qui ne venaient jamais, tout s'était bousculé.
Oh elle l'avait voulu. Elle avait attrapé sa chance à bras le corps pour fuir un quotidien morose qu'elle ne supportait plus. Mais la différence était telle qu'elle en avait le vertige.

Son... Père l'avait provisoirement installée dans ses anciens appartements à la Caserne. Il avait demande l'accord du Capitaine Beltran, qu'elle avait vaguement entraperçu en compagnie d'une Héraut à l'air sévère que Fitz avait désigné comme étant son épouse. Sérieusement, ils ne respiraient pas la joie de vivre, comme ça, mais elle était bien placée pour savoir qu'on ne savait pas ce qu'il se passait une fois la porte fermé sur sa vie domestique.
C'était provisoire, bien entendu. Une jeune fille de son âge ne pouvait pas rester au milieu de tous ces soldats. Elle soupçonnait que l'idée mettait son père mal à l'aise, quant à elle, cela la terrifiait presque.
Presque.
Elle n'avait pas peur des hommes. C'est juste qu'elle n'avait pas l'habitude d'en croiser autant au même endroit. A la lumière des explications de son Père, elle comprenait mieux pourquoi son grand-père refusait qu'elle soit libre de fréquenter le sexe opposé, fusse de façon totalement innocente, plus que le strict minimum, c'est à dire ce que réclamait la bienséance sociale.

Elle était restée terrée dans les appartements de fonction de son Père jusqu'à ce soir. Elle avait très envie de visiter Haven, un rêve qui lui avait longtemps semblé inaccessible, mais elle restait au fond une gamine de la campagne que toute cette vie bouillonnante condensée au mètre carré impressionnait.

Elliana avait eu un peu de mal à trouver les appartements que Fitz partageait avec sa femme, Fleurmalicieuse, ou un truc du genre. Il poussait des Collegia dans tous les coins de cette capitale !
Elle avait posé quelques questions à plusieurs personnes qu'elle avait croisé, et une domestique serviable l'avait guidé.
Et voilà qu'elle se tenait devant cette porte.
Elle avait fait la maligne en demandant de rencontrer la chère et tendre de son père, mais en réalité, elle était dévorée de curiosité, mais aussi d'une sourde colère.
Qui était donc cette femme qui avait guérit son Père de son amour pour une femme, qui elle, ne l'avait jamais oublié au point de s'oublier elle-même ?

Fitz lui ouvrit, et si elle ne le connaissait pas assez pour savoir reconnaître les expressions sur son visage, il lui sembla quand même un peu plus pâle que la dernière fois qu'ils s'étaient parlé.

"Bonsoir Fitz"

Elle avait conscience que le mot Père lui avait échappé plusieurs fois la fois précédente. Elle serait plus prudente cette fois-ci.

Feuillemalice

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Feuillemalice, pour une fois, était nerveuse. Ce qui ne lui arrivait pas souvent. Bon, à côté de son mari, elle était la sérénité même. Le pauvre homme ne savait plus où se mettre en attendant l'arrivée de leur invitée.

Il faut dire que tout s'était un peu précipité. Fitz avait fait la rencontre de sa fille. Enfin. Après dix-neuf ans. Et d'après ce qu'il avait réussi à lui raconter, elle avait un caractère bien trempé. Donc, quand un soir, il avait lâché l'invitation à dîner qu'il avait proposée, Feuille était un peu restée abasourdie, elle ne s'attendait pas à ce que ça arrive déjà. Elle pensait qu'ils auraient d'abord besoin de temps à deux pour apprendre à se connaître, à s'apprivoiser. Peut-être que ça le rassurait qu'elle soit là, avec lui.

Mais elle n'en menait pas large non plus. Elle voulait bien faire, mais sa position, femme de son père, n'était pas simple à appréhender. La guérisseuse avait peur de faire une bourde ou de ne pas plaire à Elliana, hors pour elle, il était essentiel que leur relation puisse se construire positivement, pour Fitz et pour Elliana aussi, qui avait dû avoir une vie jusqu'ici compliquée.

Non elle ne se sentait pas prête. Mais elle répondit :

-Je suis prête Ahske. Et ça va aller. On va faire en sorte que ça aille. Je suis avec toi.

Elle l'embrassa sur le front tendrement avant qu'il n'ouvre la porte, s'effaçant un peu pour les laisser se retrouver. Puis elle sourit à Elliana quand leurs regards se croisèrent et dit :

-Bonsoir Elliana, sois la bienvenue.

Fitz

Fitz était content, ca se passait pas trop mal. Alors vous me direz qu'il n'y avait eu que 4 mots échangés. Mais c'était déjà 4 mots s'en s'envoyer des injures, ou autres objets contendants (ou pas) à la tête. Et pour Fitz c'était un début de victoire. Et puis Fitz était un optimiste. Et un naïf. Et un peu con aussi.

–  Elliana, merci d'être venu

Bien y aller doucement, sans précipiter, les laisser prendre leurs marques. Un peu comme deux animaux sauvages qui doivent se renifler avant de se supporter. Alors oui à l'instant précis les images de Fitz n'étaient pas logique, et Sa fille et Feuille ne se reniflerait certainement pas comme des chiens errants. Mais il faisait avec ce qu'il y connaissait en relation. C'est à dire les animaux.

–  Je te présente Feuillemalice, ma femme. Feuille, voici Elliana. Ma fille. Et avant toute chose, je voulais m'excuser auprès de vous deux pour tout ce temps passé sans vous avoir dit les choses.

Il laissa entrer la jeune femme, ferma la porte derrière elle, et s'éloigna un peu pour leur laisser la place de communiquer. Ou de s'écharper. Est-ce qu'il aurait du fouiller sa fille pour trouver une arme ? Ou sa femme ? Aurait-il du prévoir un seau d'eau pour les séparer ?

Beaucoup trop de questions pour un si petit capitaine.
« Modifié: 02 août 2026, 16:24:45 par Fitz »
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Ah ça pour une surprise !
Elliana avait bien imaginé qu'avec un nom aussi original, qu'elle avait mentalement écorché du reste, la femme de son père ne devait pas être commune, mais elle était franchement exotique.
Le contraire absolu de sa mère, sn somme.

"Bonsoir Feuillemalice"

Non, c'était vraiment étrange. Mais peut-être que ça ne choquait qu'elle ?
Bien sûr qu'Elliana connaissait les Tayledras, mais uniquement dans les livres. Si une de ces créatures légendaire était venu jusque dans sa campagne, elle n'en avait jamais rien su, et c'eut était bien trop peu commun pour que son grand-père la laisse rencontrer ce genre de personne.

Elle ne releva pas les excuses de son Père, ce n'était pas le moment à ses yeux. Ces derniers étaient plutôt grand ouvert pour observer les appartements à l'image de l'occupante initiale.
Elle avisa un fauteuil et alla s'y assoir sans attendre d'être invitée. Elle avait été bien élevée, elle avait dit bonsoir, mais elle n'était pas du genre à attendre des courbettes inutiles.

"C'est plus coloré que chez toi." dit-elle à Fitz.

Elle ne comptait pas se mettre en frais pour enrober cette rencontre d'un vernis bienséant ridicule. La situation était déjà assez incroyable.
Il y a peu, elle mourrait d'ennui sous l'autorité de son grand-père, aujourd'hui, elle se trouvait à Have, dans la même pièce que son Père, gradé dans l'armée Valdemarane, et sa femme, une Tayledras !

Feuillemalice

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Le pauvre capitaine aurait disparu sous terre s'il avait pu. Il ramait du mieux qu'il pouvait, à contre-courant et dans le brouillard. Mais il ne s'en sortait pas si mal et la jeune fille ne repartit pas en courant, non, elle entra. Et alla s'installer confortablement. La remarque spontané de la jeune fille acheva de faire sourire la guérisseuse, qui répondit, malicieuse :

-Oui, de fait, mais je crois qu'il n'avait pas mis la barre très haut en termes de décoration...

Elle apporta un plateau garni de différentes choses à grignoter sur une table basse qui se trouvait près des fauteuils

-On ne savait pas trop ce qui te plaisait ou non de manger, alors on a fait différentes choses d'ici et de là d'où je viens aussi. J'espère qu'il y aura des choses à ton goût.

Elle continua sur sa lancée :

-Qu'est-ce que tu aimes boire ?

Puis elle lança un regard à son mari pour l'inviter à venir s'assoir aussi, parce que debout dans l'entrée, ça ne faisait pas très naturel.

Fitz

Oui bha même un peu trop coloré pour lui ! Et en plus voilà que Feuille s'en mêlait. Il bougonna plus qu'il ne répondit

- Alors je VOUS rappelle que c'est une caserne, et que je suis habitué aux camps de mercenaire hein

Il suivit le regard de sa femme, et chercha donc un fauteuil, il s'assit, se releva, se rassit, croisa les jambes, les décroisa, mit ses mains sur ses jambes, sur les accoudoirs, et puis finalement abandonné l'idée d'être à l'aise, et se laissa aller.

- Merci Feuille. Il est vrai qu'il était difficile de l'aiguiller sur tes goûts .

C'est après qu'il se rendit compte que sa tentative d'humour n'était peut être pas la bienvenue à ce moment là. Mais comme toujours... Après.


- Et sinon que penses-tu de Haven jusqu'à présent?
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"On ne me fera pas croire que d'autres soldats n'ont pas un peu fait l'effort de rendre les choses confortables, certains sont mariés non ? A commencer par ton Capitaine, je doute qu'il vive dans une grotte."

De fait, et malgré elle, Elliana avait des bases solides en terme de décoration. Sa mère vivant recluse avait veillé à ce que son intérieur soit confortable et élégant et un de ses loisirs était de lire quelques ouvrages sur le sujet. Elle avait transmis son savoir à sa fille, qui avait ingéré cette leçon comme une autre, mais ne comptait pas dessus pour construire sa vie.

Si Feuille était nerveuse, il était difficile de le deviner aux côté de son mari qui lui montrait tous les signes d'une gêne assez grande. C'était assez amusant à observer.

"Mes goûts? Bonne question, j'en sais trop rien..."

Elle attrapa un amuse-bouche au hasard qu'elle enfourna dans sa bouche et fronça les sourcils.

"Ca par exemple je n'aime pas. Mais aussi, je n'ai pas l'habitude de ses choses là. Là d'où je viens, on mangeait souvent la même chose, et on recevait pas. Donc pour les boissons, en dehors de l'eau et de certains sirop, je n'y connais rien. Un jour j'ai gouté en cachette du Vin de Glace, que mon grand-père cachait en haut du garde-manger. C'était très bon, mais j'en ai trop bu et j'ai été malade, j'ai vomi partout ! Quelle raclée je me suis pris ce jour-là, je m'en souviens encore!"

Elle sourit en y repensant, mais elle avait gardé longtemps les traces de coups de ceintures.
Elle prit un autre amuse bouche qui pour le coup lui parrut déliciuex.

"Comment je trouve Haven ? Ben j'en sais trop rien, je suis pas sortie visiter, j'ai fait que traverser. C'est très grand, et y'a des Collegia dans tous les coins, des gens avec plein d'uniformes de couleur différente, moi je sais pas encore qui fait quoi, à part bien sûr les Héraut tout de blanc vêtu, mais ça change de ce que j'ai connu. Je sais juste qu'une jeune femme à qui j'ai demandé ma route m'a dit de pas passer par heu... la porte de l'Exil ?"