Auteur Sujet: Grognements  (Lu 130 fois)

Stefan

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Grognements
« le: 22 août 2026, 10:11:32 »
2e jour 5ème décade d'été 1489
Quelques jours aprèsVocalises

Après quelques jours de fièvre, bien maitrisée par les talents et la magie de guérison, et quelques jours de convalescence, il était temps pour Stefan de quitter les maisons de guérisons. Alder, son guérisseur réfèrent était réticent, il le trouvait encore trop fragile, surtout après sa fièvre, mais sans hésitation, Stefan en avait appelé à Charwin, qui était un ami, mais qui avait longtemps aidé le jeune homme à gérer sa relation pourrie avec ses parents.

Si Charwin était craint de bien des hérauts ou d'autres gens refusant de voir leur santé mentale en face, Stefan ne faisait pas partie de ceux-là. À grandir au collegium, il avait connu Charwin tôt et sans l'implacable guérisseur, son manque de don et le mépris de ses parents qui en découlait auraient sans doute détruit l'estime personnelle du ménestrel. Avec son soutien, il avait pu se concentrer sur ce qui était en son pouvoir et voir ses parents comme ce qu'ils étaient: deux narcissiques qui n'auraient aimé leur fils que sous condition.

Charwin savait que si Stefan gérait sa relation à ses parents correctement quand ils étaient loin, ils pouvaient fortement le bouleverser quand ils étaient là. C'était lui qui avait encouragé le Ménestrel à nourrir ses envies de voyage. Et si plus d'une personne considérait son habitude de fuite comme malsaine, le thérapeute la voyait telle qu'elle était: une saine façon de gérer une situation malsaine.

Rester à la maison de guérison, dans l'enceinte du palais, c'était un risque. Tôt ou tard, ses parents sauraient qu'il était là. Il était bon pour sa santé mentale qu'il s'éloigne, dès que médicalement possible. D'autant plus que, contrairement à nombre de hérauts, par exemple, Stefan était reconnu par Charwin pour savoir demander de l'aide et il avait la confiance du praticien: si quelque chose n'allait pas, il préviendrait le cercle de guérison.

Une fois Alder avait donné son accord un peu forcé, Stefan avait fait prévenir son amie et camarade Liselle. Il lui avait confié sa bourse et son enthousiaste amie avait vite été lui louer une chambre en ville. Il n'avait pas eu besoin de lui expliquer le problème. Elle savait...

Tout était prêt pour le transport le lendemain, mais...

Mais en fin d'après-midi, le deuxième jour de la cinquième décade d'été, une femme habillée d'une robe à la dernière mode de la cour, mais écarlate barde franchit la porte de sa chambre. Stefan retint un grognement de dépit.

"Un grand voyageur comme toi, tu ne sais plus marcher?"

La voix riche et grave, parfaitement maitrisée, qui lancait une pique, mais qui la déguisait en affection. Comme toujours, l'enfant en lui se recroquevilla dans son âme, toujours aussi blessé de savoir qu'il ne pourrait jamais satisfaire ses demandes absurdes. Puis, comme toujours, la colère se réveilla. L'adulte qu'il était devenu s'interposa entre le coeur brisé de l'enfant et celle qui aurait du les aimer sans conditions.

Il prit une longue inspiration, retenant la pique qui lui brulait les lèvres. Il savait que partir dans la joute verbale ne marcherait pas. Ça empirerait la situation, et il n'était pas à l'abri qu'elle joue la corde sensible en "laissant échapper son don". Ce qui était hautement inéthique, mais qu'elle réussissait toujours à faire passer pour un accident.

"Vous savez que je ne veux pas vous voir, mère, partez."
"Une mère ne peut pas venir rendre visite à son fils convalescent?"
"Pas quand le fils en question ne veut pas la voir."
"Pour qui me fais-tu passer, mon fils ?"

Serrant les dents, il s'empêcha de lui répondre que puisqu'il était si terrible, elle devrait le renier. Ça ne changerait rien. Elle n'était pas là pour lui, elle ne l'estimait pas plus que la souillon qui nettoyait ses latrines, mais elle était critiquée pour son mépris, donc elle feignait l'affection maternelle pour les apparences. Si Stefan se laissait aller à être aussi ignoble qu'elle le méritait, soit elle utiliserait son don, soit elle se ferait passer pour la victime d'un fils ingrat. Il savait que la seule stratégie viable, c'était le refus d'interagir.

"Alder!" Appela-t-il "J'avais dit pas de visite!"

[Enora?]

Héraut Enora

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Re : Grognements
« Réponse #1 le: 22 août 2026, 18:43:13 »
Énora avait repris le service le lendemain de son arrivée. Elle avait été bien occupée par ses responsabilités, mais une partie d’elle se sentait toujours responsable du ménestrel qu’elle avait ramené.

Jorel s’était appliqué à la tenir informée de son état, mais elle n’était pas retournée le voir. Entre les entraînements d’après-vacances, ses quarts auprès de la Reine et ses autres responsabilités pour tenir les nobles ambitieux tranquilles, elle n’avait pas eu le temps — ni vraiment l’énergie — de s’y rendre en personne.

Et puis… cela aurait sans doute été étrange pour lui qu’une presque parfaite étrangère vienne le visiter tous les jours simplement parce qu’elle l’avait ramené et qu’elle appréciait sa musique.

Elle venait de terminer son quart de garde auprès de la Reine et prévoyait de se mêler aux nobles, comme à son habitude, lorsque Jorel décida de la taquiner une fois de plus.

— Tu ne vas toujours pas voir ton béguin à l’hôpital ? Il doit s’ennuyer ferme, le pauvre.

Énora grogna mentalement. Elle savait qu’il la taquinait, mais cela la mettait réellement mal à l’aise.

— Il a sans doute des tonnes d’admiratrices. Il ne doit pas manquer de compagnie.

Mais le mal était fait. Une partie de son esprit n’était déjà plus concentrée sur ce qui se passait au palais.

C’était idiot, vraiment, de se demander comment il allait. Sa fièvre l’avait inquiétée, mais elle n’avait pas osé retourner le voir après cette première journée qui, de simples visite, s’était finalement transformée en concert impromptu. À la base, elle y était allé par devoir, par sens des responsabilité, parce qu'elle s'était dit qu'après avoir perdu connaissance, il aurait sans doute des question. Finalement, elle n’était repartie que plusieurs heures plus tard, alors que sa musique semblait la poursuivre jusque dans les corridors.

Ce qu’il éveillait en elle lui faisait presque peur.

Jorel lui avait décrit ses interactions avec ses visiteurs. Stefan flirtait avec toutes les femmes. Elle n’était pas spéciale, et il n’avait même pas vraiment flirté avec elle. Les Compagnons connaissaient bien le lascar et, par l’intermédiaire de Jorel, elle avait appris ce qu’il en était.

C’était un bon diable, mais un incorrigible flirt qui aimait prendre du bon temps.

Elle ne le jugeait pas. Mais Énora savait qu’elle, elle ne pourrait jamais se contenter d’être un simple coup d’un soir. C’était contre sa nature.

Le fait qu’il n’ait pourtant reçu presque aucune visite durant sa convalescence demeurait une énigme pour elle. Et chaque fois que Jorel la taquinait à ce sujet, cela ne faisait que renforcer cet étrange mélange de malaise, d’inquiétude et de curiosité.

Cet après-midi-là, après les piques constantes de Jorel au cours des derniers jours, elle finit par céder.

Elle se dirigea vers le Collegium.

Lorsqu’elle arriva, elle croisa le regard mal à l’aise d’un jeune guérisseur qui semblait provenir du corridor où était installé Stefan. Elle accéléra le pas.

Elle arriva juste à temps pour entendre une voix féminine, puis Stefan appeler son propre guérisseur.

Il ne semblait pas heureux du tout.

Énora hésita un instant.

Puis son sens du devoir prit le dessus.

Quelque chose clochait définitivement ici.

Elle entra.

Stefan

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Re : Grognements
« Réponse #2 le: 22 août 2026, 19:09:27 »
Une seconde personne entra, hélas, ce n'était pas Alder, mais la héraut d’albâtre. Stefan grinça des dents, mais saisit l'opportunité.

"Mon amie est là, mère, partez."
"Je croyait que tu ne voulais pas de visite?"
"Et surtout pas la votre."
"Je suis ta mère, c'est différent..."

Avant qu'il ai le temps de s'écarter, elle s'approcha et toucha son bras. Conasse. Elle utilisait son empathie par contact pour ne pas se faire prendre. Il avait beau le savoir, il sentait sa méfiance et sa colère fondre sous le toucher apparrement doux et maternel de sa mere.

Il savait que c'était hautement illégal. Un coup a se faire bruler les biefs sur ordre de justice. Mais il était incapable d'en parler. Il l'avait toujours été. Même à Charwin, il n'avait pas put en parler. Et on se soupçonnait pas d'honorables barde de Valdemar d'utiliser leurs dons pour contraindre leur fils. [La mère de Stefan fait ça depuis très longtemps et sait très bien le cacher. Enora peut voir la dynamique malsaine entre eux sans problème, mais si tu veux voir le mésusage de don, c'est un jet à 2% de chance de réussite. Le lanceur de dés du forum est ici.]

Armé seulement d'un peu de ressentiment restant et de beaucoup de honte, il détourna le regard en ne regardant ni le héraut ni la barde.

"Partez."

L'ironie de se sentir encore plus vulnérable en cet instant, soigné et conscient, que quelques jours plus tôt en train de perdre connaissance. Enora ne le voyait que dans des états pitoyables. Et si l'accident ne l'avait pas géné du tout, cette fois...

Héraut Enora

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Re : Grognements
« Réponse #3 le: 22 août 2026, 19:24:23 »
Énora reconnut Iseult immédiatement. C’était une barde renommée, et surtout, la mère de Stefan.

Les ragots concernant cette famille étaient nombreux, mais une chose en ressortait presque toujours : les parents et leur fils étaient en froid. Selon ce qu’Énora avait entendu des Compagnons, cela semblait surtout venir du fils. Les parents, eux, paraissaient sincèrement aimants et affectueux. Mais les Compagnons n’étaient pas faciles à tromper. Ils avaient mis Énora en garde contre cette apparente disparité entre le comportement du fils et celui de ses parents.

Personne ne savait réellement ce qui en était la cause.

Énora observa la dynamique entre eux. Quelque chose clochait, c’était évident, mais elle n’arrivait pas à mettre le doigt dessus.

Elle était bien trop honorable pour tenter de le découvrir grâce à son don sans avoir une véritable bonne raison de le faire. Cependant, lorsque Stefan leur demanda à toutes deux de partir, ses émotions semblant brusquement disparaître au simple contact de sa mère, quelque chose en elle se rebella contre cette demande.

Elle ne savait pas ce qui se passait.

Mais elle savait que quelque chose n’allait pas.

— Je crois que votre guérisseur est en chemin, Stefan. J’ai vu un novice qui semblait se diriger dans cette direction pour aller le chercher. Et je crois que je n’ai pas encore été présentée à votre charmante mère.

Elle se tourna vers la barde avec un sourire courtois.

— Madame, je suis le Héraut Énora de Lolryn.


Elle lui tendit la main, l’air parfaitement composé et poli qu’elle arborait dans les cercles de la noblesse.

Énora utilisait rarement son nom de famille. Ceux qui la connaissaient bien savaient qu’elle ne s’en servait que lorsqu’elle avait besoin du poids qu’il pouvait représenter. Mais ce moment lui semblait particulièrement approprié pour se draper dans la puissance associée au nom d’une famille issue d’un duché important.

Elle n’arrivait toujours pas à comprendre ce qui clochait.

Mais quelque chose clochait.

Alors, avec toute la politesse du monde, elle espérait que la Barde accepterait sa main. Peut-être que ce simple geste détournerait suffisamment son attention pour permettre à Stefan de ne plus être sous le regard — et surtout sous le contact — maternel qui semblait tant le mettre mal à l’aise.

Stefan

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Re : Grognements
« Réponse #4 le: 22 août 2026, 19:41:19 »
Iseult sourit à Enora. Oui, Bien sur, la Héraut fantôme, l'ombre de la Reine. Une ombre de crispation passa sur son visage apprété, mais elle serra la main de la fille de duc sans une hésitation très prolongée.

"Enchantée, je suis la Barde Iseult, et voici mon fils Stefan."



La rupture de contact soulagea Stefan qui sentait son cerveau se débarrasser de la fausse affection imposée par sa génitrice. Putain, il savait pourquoi il restait loin de cette suceuse d’émotions. Conasse, connasse, connasse. A chaque insulte pensée, il sentait sa colere et sa rage se redresser. Il ne regardait toujours pas les deux femmes.



Alder entra soudainement dans la pièce surpeuplée. il avait parcourut le couloir en courant quand le novice l'avait prévenu. Il n'avait pas vraiment cru Stefan et Charwin sur les problèmes entre le patient et sa famille. Il avait néanmoins mis les bardes sur la liste d'interdiction d’accès, mais il trouvait absurde d'imaginer qu'elle ou son mari tenterait de venir, a fortiori de forcer le passage.

"Barde Iseult! Vous n’êtes pas autorisée à voir le patient. Sortez!"

Sans laisser la barde protester, il l'entraina manu militari en dehors de la chambre et loin du patient.



Sa mère hors de la pièce, Stefan se tourna dans son lit, face au mur, dos à la porte et à la Blanche. il s'enroula dans le drap comme dans un cocon et si le silence s'étira quelque secondes, il finit par parler.

"Merci de l'avoir fait me lâcher."

Héraut Enora

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Re : Grognements
« Réponse #5 le: 22 août 2026, 20:01:56 »
Enora serra la main avec politesse, ses yeux prenant une teinte poli, mais derrière, elle sentait confuse et un peu protectrice de Stefan, elle était responsable de lui, elle l'avait emmené ici. Elle ne comprenait pas ce qu'il se passait entre la mère et le fils, mais clairement, il y avait quelque chose qui n'allait pas.

L'arrivé du guérisseur ne fit qu'augmenter son sens de malaise face à la situation, le fait que la femme n'était pas autorisé à voir son fils, clairement, il y avait anguille sous roche. On interdisait pas à une femme aimante de voir son fils sans bonne raison. Mais Enora ne voulait pas juger de la situation sans savoir d'abbord. Il pouvait y avoir de très bonne raison, peut-être un traumatisme, ou elle ne savait quoi en fait. Sa curiosité et sa personalité protectrice la rongeait, mais elle était trop bien élevé, trop respectueuse pour demander des explications. Ce serait mal de sa part.

Elle attendit en silence que la femme soit escorté hors de la chambre, mais quand elle se retourna vers le ménestrelle, il s'était enroulé dans un cocon. Il la remercia, mais elle ne sut trop que faire de tout cela.

- C'était la moindre des choses. Je ne sais pas ce qu'il y a entre vous, et cela ne me regarde pas, mais je pouvait voir votre malaise. J'espère que les choses s'arrangeront pour vous.

C'était une phrase un peu creuse, mais néanmoins sincère. Elle se sentait vraiment confuse, est-ce qu'elle ferait mieux de partir ? Ou est-ce que cela ne ferait que rendre la solitude, le malaise de cet homme qu'elle connaissait au final si peu, plus grand encore. Elle hésitait.

Stefan

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Re : Grognements
« Réponse #6 le: 22 août 2026, 20:16:34 »
Stefan non plus ne savait pas quoi ajouter. Ce qu'il avait crains à son réveil aux maisons de guérison s'était produit comme il l'avait crains, en plus devant la ravissante héraut qui l'avait sortit du fossé... Il se sentait trop minable pour répondre à la jeune femme, mais il n'avait pas envie d’être seul avec lui même en cet instant.

Et le silence s'étirait.

Il fut brisé par un pas vif et décidé.

Charwin entra dans la pièce, observa la héraut qui ne savait pas ou se mettre et marmonna d'un ton sec.

"Je suis sur que vous avez à faire Héraut. Ailleurs."

La fin de non recevoir était claire et le guérisseur se concentra sur son patient.

Le lendemain, si Enora s'était aventuré ici de nouveau, elle aurait, comme prévu, trouvé la chambre libre. Stefan était partit dans sa petit chambre de ville, loins du palais ou Iseult savait trop bien manipuler ou corrompre tout le monde. L'anonymat de la population d'Haven était une bonne protection pour le ménestrel, comme elle l'avait toujours été.

Mais au premier jour de la sixième décade, Enora reçu du courrier: une lettre lui proposant de re retrouver à la place de foire pour observer avec Stefan l’éclipse du 4eme jour de la sixième décade.

[clos pour moi]

Héraut Enora

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Re : Grognements
« Réponse #7 le: 22 août 2026, 23:56:29 »
Le silence s’étira. Énora n’était pas certaine de ce qu’elle pouvait, ou devait, dire ou faire face à cette situation. Le guérisseur arriva avant qu’elle n’ait eu le temps de se décider.

Alors qu’on la forçait à quitter la chambre, elle lança, sans vraiment réfléchir :

— Si jamais vous voulez une oreille pour en parler, je serai à votre disposition.

Elle laissa le guérisseur la pousser vers la sortie. Elle respectait leur autorité et, ne connaissant ni la situation ni les raisons de ce qui venait de se passer, elle préférait suivre ce qu’on lui demandait.

---

Son cœur fit un bond lorsqu’elle reçut et lut la lettre, soulagée de constater qu’il semblait aller bien.

Elle avait été très inquiète lorsqu’on lui avait appris qu’il avait quitté la maison de guérison, sans qu’elle ait le moindre moyen de savoir où il était allé, ni pourquoi. Elle respectait son choix, cependant, et n’avait jamais vraiment pensé qu’elle aurait de nouveau de ses nouvelles.

Elle avait de toute façon prévu d’aller voir l’Éclipse avec des amis. Elle n’était de garde que le matin ; ce ne serait donc même pas un détour dans son horaire.

Elle pourrait peut-être enfin s’assurer de ses propres yeux qu’il allait bien.

[Rp clot pour moi aussi]