
Jarhindel - Maître d'armes du Collegium - 30 ans
1er décade d'automne 1489 - (lointaine) suite de ça Cette fois, c'était Méra qui était de vaisselle. Jarhindel aimait bien quand c'était son tour. En plus de pouvoir se poser pendant qu'elle bossait, il pouvait se poser en observant son superbe popotin devant l'évier.
Ah dure vie que la vie de soldat...
(non)
En mème temps, il n'était plus simple soldat depuis longtemps. Déjà, quand il avait gagné la loyauté du bâtard royal, il avait quitté le destin de soldat pour celui d'aide de camps. Puis, avec l'usurpateur... A l'époque, la décision de suivre Alemdar et Rafalentha avait été délicate. Il avait encore de la famille. Il avait craint les représailles. S'il était né cul terreux, le second du Bâtard n'était plus n'importe qui.
En effet, son petit frère avait été enrôlé de force pour compensé la "trahison" de Jarhindel qui avait "enlevé l’héritier avec la complicité de l'ennemi". Sa mère était morte de la famine de l'hiver suivant et ses sœurs avaient totalement disparus avant même de recevoir la nouvelle de la mort de leur cadet. Le Maitre d'arme n'avait plus personne.
Ça avait fait mal. Terriblement. Il n'en était pas forcement surpris pour autant. En partant avec Alem, il avait pris un risque. Ils avaient tous pris un risque. La troupe avait embarqué les proches en état de voyager entre Petra et Valdemar, mais pour ceux ailleurs... ils savaient. Certains loyalistes étaient restés en arrière, incapables de faire ce choix. Jarhindel n'était pas le seul a avoir perdu sa famille.
Donc quand Alem leur avait trouvé des situations de ce cotés de la frontière, ils étaient beaucoup à avoir saisit leur chance. Franchement, rentrer au pays pour trouver des murs froids et vide donnait la nausée au maitre d'arme.
Alem, son frère d'arme était ce qui restait le plus proche de la famille quand il avait accepté le poste de Maitre d'arme. Et un jour, une incroyable camarade l'avait rejoint.
Il était bien conscient qu'elle n'accepterait probablement jamais ses vœux. Mais Méra était la femme de sa vie. Il s'était juré à elle dans l'intimité de ses prières et ne pouvait abandonner l'espoir qu'un jour elle accepte d'officialiser.
Ça faisait plus de quatre ans qu'il avait émis l'idée, la rendant merveilleusement confuse. Et conformément à sa promesse, il n'en avait plus reparlé. Il était temps de faire un petit rappel. Il en avait de plus en plus envie et il ne devait pas aborder la question dans un moment trop sensuel. Il trouvait ça... déloyal? Il voulait une réponse pesée en pleine possession de ses moyens, pas par un cerveau imbibé d'hormones pré ou post coïtales.
Il priT une inspiration, un sourire canaille sur ses traits.
"Et donc, tu en es ou sur l'idée de m'épouser?"