Auteur Sujet: [Équipe 5] Plaine et platitudes  (Lu 2994 fois)

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Narrateur

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[Équipe 5] Plaine et platitudes
« le: 11 juillet 2011, 18:50:47 »
Trois mois de voyage plus tard, la caravane arriva enfin en vue des plaines. C'avait été un voyage difficile et long. Rendu fastidieux par les regards de travers que s'échangeaient les inconnus entre eux. cependant, la tète de l'expédition avait tout fait pour rapprocher les gens et ne pas trop aggravés les coups portés par la déesse nécessiteuse à l'esprit de groupe. Par l'apprentissage du Shin’a’in, par exemple, suivant en cela la suggestion de la grise Enora. Ainsi, chaque jour, pendant le voyage, des petits groupes de Shin’a’in étaient chargés d'enseigner leur langue aux autres. De même, pour les plus intéressés, Lamétoile avait été mise à contribution pour enseigner la langue de sa mère.

La caravane ne put pas descendre dans le vieux cratère au premier sentier qu'ils rencontrèrent, celui ci étant à peine assez large pour le passage d'un seul cheval. Et encore, les chevaux de bataille avaient tendance à l'éviter. Ils perdirent donc une journée entière à ce détour et bivouaquèrent au pied de la falaise.

En ce début d'automne, la plaine était envahie de hautes herbes mortes de la sécheresse estivale. Les orages d'automne qui s'étaient déversés sur les plaines deux nuits plus tôt avaient commencé à faire pourrir les brins tombés au sol, rependant une douce odeur d'humus sur la plaine.

Au matin, ils se remirent en route, pénétrant sur les terres Liha'irden. Les soldats les plus aguerris ne pouvaient s'empêcher de ressentir une certaine... méfiance. Après tout, ces fichus herbes étaient hautes comme deux fois un homme, ou presque! Les dieux seuls savaient ce qui pouvait ce cacher la derrière! Au fil des heures, d'ailleurs, cette impression s'amplifiait et contamina d'abords le reste de la garde puis, peu à peu, les civils. A midi, plus personne n'osait briser d'une parole le silence qui enveloppait la procession.

Soudain, un éclat brilla dans un buisson.
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »

Kayann

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Re: [Équipe 5] Plaine et platitudes
« Réponse #1 le: 16 juillet 2011, 14:19:51 »
Long et difficile, les termes étaient justement choisis! Si, durant ces trois mois sur les routes, ça n'avait pas été le temps capricieux, engendrant la crû des rivières et les difficultés que cela créait, c'était le message funeste de la déesse qui tournait dans la tête des cavaliers. Néanmoins, la tête de l'équipe avait su gérer ça au mieux, tentant d'atténuer la suspicion en prenant au mot le conseil d'Enora, soit rester souder pour découvrir le traître.
L'apprentissage des langues portait ses fruits, les formules d'usage étaient acquises. Les connaissances des langues de Lamétoile apportaient au groupe un niveau supplémentaire qui détournait l'esprit des inquiétudes et du mauvais temps.

Kayann avait chevauché avec les autres, mais restait souvent silencieuse. Lorsque le cheval de l'un des gardes se blessa, elle mit au profil le savoir acquis durant toutes ces années pour soigner au mieux l'animal mais cela ne leur fit pas gagner de temps. Rapidement, elle se prit d'affection pour la jeune Enora et ne put que saluer sa volonté et son courage. L'épopée n'était pas de tout repos pour elle, visiblement mais elle assumait sans se plaindre, malgré un coup de froid difficile à vaincre dans de telle condition. La jeune albinos avait tenu à participer au tour de garde comme tout le monde et s'entraînait d'arrache-pied dés qu'elle le pouvait pour atteindre un bon niveau de combat. La Shin'a'in l'encourageait autant qu'elle pouvait et lui conseilla quelques plantes médicinales pour vaincre son rhume.
Du mieux qu'elle pouvait, elle tenta de se rapprocher de l'apprentie ambassadrice avec qui il était agréable de deviser dans leur langue natale sur leur souvenir du pays. Elle aussi, faisait preuve de beaucoup de volonté malgré son jeune âge.
Quant à Lamétoile, la meneuse devait avouer qu'elle n'arrivait pas à cerner ce masque de dureté que la lieutenant gardait sur elle en permanence. Afin de forcer la conversation, Kayann chevaucha près d'elle à plusieurs reprises et écoutait avec intérêt ce qu'elle racontait sur sa langue maternelle.

C'est justement près d'elle qu'elle se trouvait en ce milieu de matinée radieux. Peu de l'équipe étaient vraiment bavards au naturel et souvent, la route se faisait dans un silence léger, comme à cet instant. Kayann le troubla en premier, s'adressant à Lamétoile, son regard fixé sur l'horizon:

-"Aujourd'hui, nous atteindrons les plaines. Je les sens vibrer en moi..." dit-elle d'une voix posée, emprunte d'une petite émotion.

[center:1exymfr9]***[/center:1exymfr9]

Dés le lendemain, la troupe s'engagea sur la plaine déserte et silencieuse, qu'une brise chaude balayait, emportant avec les mille odeurs de la nature environnante. L'herbe haute offrait une véritable torture aux chevaux qui profitaient dés qu'ils pouvaient de croquer à belle dent lorsqu'un brin leur chatouillait les narines.
Kayann s'approcha de Ann'dra en souriant, désireuse de connaître son sentiment d'être ici mais quelque chose l'en empêcha. D'un geste vif, elle tourna sa tête vers le nord, persuadée d'y trouver quelque chose, ou plutôt quelqu'un. Mais personne, tout était désert. Pourtant, l'impression d'être épiée ne la quittait pas. Même en scrutant les alentours avec attention, il n'y avait rien.

"Tu sens ça?" murmura-t-elle à Ann'dra en lui jetant un regard furtif.

La désagréable impression d'insécurité chez soi! Ils étaient surveillés et, au fond, cela n'était pas surprenant. Les Shin'a'ins étaient très investis dans leur rôle de gardiens des plaines et l'expédition ne devait pas être vu d'un bon oeil. Mais était-ce réellement ses compatriotes qui les observaient ainsi?
Le silence tourna au pesant. D'un geste tenant du reflexe, la main de Kayann s'assura que sa dague était à portée et prête à être dégainée si besoin était.

Soudain, la jument fit un écart et piaffa nerveusement sur place, visiblement surprise. Kayann tenta de découvrir l'objet des craintes.
Non loin d'eux, un éclat brillait dans un fourrée, peut-être le soleil qu'un objet brillant reflétait.

-"Regardez!" dit Kayann en pointant le buisson du doigt.

Sans attendre, elle mit pied à terre et, dégainant sa lame, s'approcha avec méfiance.
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »

Kah'tira

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Re: [Équipe 5] Plaine et platitudes
« Réponse #2 le: 19 juillet 2011, 22:55:43 »
[HJ : brun = shin'a'in  orange = valdemaran ]

Pénible... Voilà ce qu'avait été le voyage pour Kah'tira. Bien sûr il y avait eu des moments agréables comme lors des cours de langues improvisés, elle avait même pu un peu aider Lamétoile avec l'apprentissage du Tale'edras quoique sa connaissance du langage s'arrête aux formules de salutation et de présentation. Elle appréciait aussi beaucoup Kayann avec qui elle pouvait avoir de longues conversations plus que divertissantes.

Toutefois, l'avertissement lui était resté en tête et elle prenait des notes sur chaque membre de l'expédition qui lui semblait suspect. Il y avait entre autre le vieux garde, Altharic, s'était-elle souvenue, ainsi que quelques autres. Elle n'avait jamais été aussi méfiante que le reste des gens de son clan, mais ça ne l'empêchait pas de l'être, tout particulièrement lorsque une divinité étrangère apparaissait pour les avertir. Elle tentait le plus possible de garder l'oeil ouvert aux signes et elle savait qu'elle n'était probablement pas la seule.

Par contre, ils approchaient des Plaines. Kah'tira reconnaissait tranquillement les paysages, les odeurs et les bruits. Plus elle se rapprochait de sa terre natale, plus elle semblait distraite, regardant à l'horizon avec anticipation, à la recherche de la pente abrupte qui protégeait en elle-même les Plaines Dorisha. D'ailleurs, sa petite jument sentait également les Plaines approcher et elle avançait avec entrain, sa cavalière devait souvent la retenir pour éviter de dépasser le groupe. Chevauchant également près de Kayann et Lamétoile, la jeune nomade entendit les paroles de l'éleveuse.

« Oui, nous y sommes presque » confirma-t-elle, la joie vibrant clairement dans sa voix et le regard porté loin devant. « J'ai hâte d'y être. J'ai l'impression que ça fait des années que je suis partie et pourtant, s'était il y a seulement un peu plus d'une année... »

Puis, finalement, ils aperçurent les Plaines, une apparition qui fut évidement suivit de plusieurs exclamations de surprise. Après tout, la topographie des Plaines était très... unique. Avec ses longs escarpements qui entouraient entièrement les Plaines et dont on ne voyait pas l'autre côté. Selon bien des gens, ce gigantesque trou aurait dû se transformer en immense étendue d'eau, mais pourtant, c'était bel et bien des plaines qui se trouvaient au centre. Des plaines dorés qui s'étendaient de part et d'autre. La jeune fille regardait chaleureusement et avec tendresse sa terre natale, c'était bien sûr loin d'être le territoire Vuysher'edras, qui se trouvait beaucoup plus au sud, mais ça restait tout de même son chez soi.

Impatiente de descendre sur les terres shin'a'ins, Kah'tira du prendre son mal en patience car il y avait très peu de chemin qui pouvait permettre à une telle équipe de descendre dans les Plaines. Ils ne réussirent à trouver un chemin assez large et sécuritaire qu'en fin de journée. Dès qu'ils posèrent pied à terre, la jeune nomade s'occupa de sa jument et la laissa partir courir libre, comme il était coutume parmi les clans. Lelaram reviendrait quand sa cavalière l'appellerait.

Au matin, la troupe de remit en marche et Kah'tira avait l'impression de flotter sur un petit nuage de bonheur. Ha, la joie d'être chez soi! Elle respirait à fond les odeurs familières de l'automne, se réjouissait de sentir les hautes herbes à ses côtés. Nul trouble ne venait la déranger, elle était perdu dans son petit îlot de bonheur. Comme cet endroit lui avait manqué!

Elle fut l'une des dernières à ressentir le malaise qui avait atteint le reste de la caravane. Pendant un instant, elle hésita à reconnaître son existence, mais le silence lourd qui était tombé sur toute l'équipe ne pouvait pas mentir. Quelque chose clochait. La jeune shin'a'in dirigea sa monture vers Emelia.

« Tu as une idée de ce qui se passe? Je n'ai jamais ressenti ça sur les Plaines... » dit-elle à son amie à voix basse, comme si parler dans ce silence pouvait s'avérer dangereux. « Je n'aime pas ça... C'est comme s'il y avait un danger près de nous ou si quelqu'un nous observait, mais les shin'a'ins verraient bien que nous faisons partis des clans, il n'y a pas que des hors-clans. Je n'aime vraiment pas ça. »

Kah'tira observa les alentours avec attention sans rien remarquer de particulier, mais confirma ses pensées.

« Nous somme sur le territoire de Liha'irden, peut-être qu'Ann'dra saurait quelque chose de plus... »

L'apprentie ambassadrice rejoint Ann'dra d'une légère pression des talons sur les flancs de Lelaram. Elle s'apprêtait à questionner le kal'enedral lorsque Kayann attira l'attention de tous sur un éclat brillant. Cette dernière mis pied à terre et tira son épée, mais il était sur un territoire shin'a'in!! Aucun prédateur ne pouvait briller ainsi, ça ne pouvait pas être quelque chose de dangereux, mais ce sentiment, cette impression...

Non! Il était chez eux, en sécurité, sur un territoire connu. Les pensées opposés s'affrontaient dans son être, tandis qu'elle observait des personnes bouger et prendre place comme si c'était un danger. Elle descendit toutefois de sa jument qui était nerveuse par toute l'agitation et l'atmosphère sinistre qui s'était installée.

« Attendez! » s'exclama-t-elle en regardant Ann'dra. « Ann'dra, nous sommes sur le territoire de Liha'irden, non? Il ne devrait pas y avoir de danger... »

Elle avait toujours prôné la diplomatie avant la violence. Par contre, sa voix manquait clairement de conviction pour supporter ses paroles.
« Modifié: 26 juillet 2011, 21:51:25 par Kah'tira »

Héraut Enora

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Re: [Équipe 5] Plaine et platitudes
« Réponse #3 le: 22 juillet 2011, 03:21:34 »
Enora n'avait pas assez d'yeux pour tous voir autour d'elle.  Elle se repaissait de ce qu'elle voyait autour d'elle comme on bois de l'eau après une chaude journée.  Elle n'avait jamais vraiment voyagé, même après être arrivé au collégium.  Et maintenant, il y avait tant de paysage et de différence ici.  Les cours de langue aussi l'avait fasciné et passionné.  Elle adorait apprendre et elle était servis durant ce voyage.  

Elle ne se fit pas prier non plus pour noué de nouvelles amitié.  Certe son refroidissement était quelque peu dérangeant, mais ce n'était pas suffisant pour entamé son entousiasme et son énergie.  Elle devait se montrer à la hauteur de se voyage et elle entendait bien ne rien laisser ce mettre au travers de son but et du plaisir qu'elle avait de voyager ainsi.  Chaque minute de son temps d'éveil était consacré à quelque chose, entrainement, langue, amitié, tours de gardes.  Elle n'était pas en reste et même si la fatigue s'accumulait le soir, elle n'aurait échanger sa place pour rien au monde.  C'était ça la vrai vie et elle ne voulait pas en manquer une seul miette.  Et de même, cela l'empêchait de trop pensé.

Elle fut très reconnaissante à Kayann pour sa sollicitude et son amitié.  Les plantes aidait beaucoup même si son coup de froid était tenace.  Au moins, était-il aténué grace au conseil de la Shin'a'in et de même elle ne devenait un boulet pour personne.  Elle était aussi très heureuse de voir que ses efforts pour garder tous le monde souder semblait bien fonctionner.   Seul Kah'tira semblait laissé la solitude l'éloigner d'eux tous.  Sa méfiance était palpable et cela désolait la a jeune grise.  Elle aurait bien aimé qu'elle la laisse approcher d'elle, noué amitié aussi.  Sa solitude était triste à voir.  Et Jorel semblait d'accord avec elle.

Puis, l'atmosphère changea.  Les herbes hautes rendirent la troupe nerveuse, Enora et Jorel compris.  La jeune albinos ne voyait rien au travers des herbe et la nervosité des autres était contagieuse.  Quand Kayann mis pied à terre, Enora tira son épée.  Elle s'était beaucoup entrainer pour combatre sur le dos de Jorel.  Elle tourna alors la tête vers Kah'tira, puis vers Ann'dra.  À eux de dire ce qu'il en était, c'était chez eux après tout.
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »

Lamétoile

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Re: [Équipe 5] Plaine et platitudes
« Réponse #4 le: 25 juillet 2011, 05:48:51 »
Durant les trois mois, Lame avait fait de son mieux pour souder les gardes entre eux et pour essayer de les souder avec les voyageurs qu'ils devant protégé, invitant ceux qui le voulait à se joindre au entrainement, et encourageant les gardes à se mêler au autres quand ils n'était pas de gardes. Elle ouvrait les yeux attentive à tous ce qui se passait au alentour, prenant son rôle au sérieux et faisant de son mieux pour prouver qu'elle méritait cette place et se grade. En donnant plus que n'importe quel garde, prenant conseil auprès des vétérans quand elle le pouvait.

Elle ne fit que hocher la tête, sans briser sa concentration, quand Kayan lui dit qu'on approchait des plaines. Elle ne voulait pas manquer à son devoir, elle se devait de rester alerte en tout temps, la protection du groupe reposait sur elle et sa capacité à diriger les gardes. Elle trouva un bon endroit pour camper, fut une des dernière à aller se coucher, comme à son habitude et certainement parmi les première debout et prête au matin.

[center:j8og64e1]*********[/center:j8og64e1]

Elle n'était pas du bon côté pour voir l'éclat dans les buissons, elle ne le vit donc pas. Elle avait senti le silence, qui mettait ses nerfs à vif et aiguisait ses sens, elle était tendu comme un arc, tout comme le reste de la garde, elle pouvait le sentir, presque le ressentir tellement s'était palpable.

Dès que Kayann lui pointa quelques chose, elle fit signe au gardes d'être sur leur gardes et de protégé, espérant que les entrainement porterait fruit et que chacun resterait en position, alerte et prêt.

Elle était prète à tirer ses dagues et elle sentait que Etyan était près aussi. Comme elle et Kayan était les plus proche elle murmura à Etyan de prévenir Jorel, elle savait que les deux pouvait communiquer, ainsi la jeune albinos serait le plus en sécurité possible si quelque chose les attaquait, et il était logique de penser qu'avec se qui arrivait au Leshy'a Jorel pourrait être une cible...
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »

Ann'dra Kal'enedral

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Re: [Équipe 5] Plaine et platitudes
« Réponse #5 le: 26 juillet 2011, 14:28:16 »
[justify:2d6pb97r]Les plaines de Dhorisha…..

La contrée la plus belle, la plus naturelle et peut-être parfois, la plus rude à l’image de Celle Aux Yeux Etoilés, Déesse de ce domaine et des enfants qui y vivent. Ann’dra ne put retenir une larme de glisser le long de sa joue alors qu’il contemplait sa terre d’origine. Une main posée sur son encolure, Sang de Feu remuait les oreilles en tous sens, réprimant une folle envie de galoper contre le vent, sa crinière suivant les courants de l’air qui faisait plier l’herbe sous un ciel intense.

Oui, ils étaient arrivés à destination, la destination commune de tout shin’a’in qui en partait, gardant dans son cœur et dans son sang la mémoire de ses origines. Le kal’enedral n’aurait jamais crû revenir si tôt, sans même avoir encore accompli son devoir. Des images d’Erya passaient parfois devant ses yeux quand il se remémorait les doux moments passés avec elle, mais cette fois, il eut presque l’impression de la voir en filigrane sur l’horizon, tout en sachant bien sûr, que ce n’était là que le fruit de son imagination.

La plupart des participants avaient dors et déjà retenu les bases du shin’a’in et parfois du tale’edras. Cela faciliterait la communication et surtout, la présence de hors-clan en ces lieux, mais il n’y avait de toute les manières pas d’inquiétude à avoir normalement. Plusieurs shin’a’in, un kal’enedral. Cela devrait suffire à assurer la sécurité des autres membres du groupe.

Enora semblait avoir du mal à se débarrasser de son rhume et Ann’dra commençait à craindre que cela soit plus qu’un simple mal passager, sans toutefois faire part de son sentiment, inutile d’affoler les troupes ou encore de causer le renvoi de la jeune élue à Haven. Elle ne le lui pardonnerait probablement pas. Au pire, des soins pourraient lui être prodigués sur place, mais Ann’dra espérait que ce ne serait pas nécessaire.

Après un détour nécessaire pour parvenir à descendre du sentier emprunté, ils étaient enfin à écraser les herbes mortes et denses des Plaines. Le temps n’avait pas été clément dernièrement et le froid risquait probablement de venir prendre sa part d’ici peu….. Une vérification s’imposait avant que cela n’arrive, juste en prévention.
 
Ann’dra avait fait passer le mot afin que chacun vérifie son matériel et surtout, ses vêtements. Ils devaient tous pouvoir se couvrir de vêtements chauds et imperméables autant que possible, même s’ils n’en auraient pas besoin normalement.

D’une grande inspiration, le Promis profita de l’air entourant le territoire de Liha’irden, son territoire en quelques sortes, même s’il n’appartenait qu’à un seul être, comme toutes les Plaines : Kal’enel. Tant de souvenirs lui revinrent alors en esprit que sa tête tourna un bref instant. Il n’y avait pourtant pas si longtemps qu’il était parti, deux ans peut-être ? Et encore…. Mais ç’aurait put être une éternité tant, sans même s’en apercevoir, ces odeurs, cette vue, lui avaient manqué.

Sans y penser, Ann’dra « sentit » une observation, un sentiment d’être épié. Quelqu’un ou quelque chose devait se trouver non loin à les surveiller, mais pour quelle raison ? Il était ici chez lui et, si ce n’était des jeunes enfants, son visage devrait être immédiatement reconnu ainsi que sa monture sans même parler de sa tenue. A moins peut-être qu’on le croit prisonnier, mais c’était très improbable. Il aurait préféré mourir que de conduire qui que ce fut contre sa volonté sur les terres de sa Déesse.

Bien sûr, il était méfiant, mais d’un autre côté, cela lui paraissait vraiment étrange….. Comment un ennemi aurait-il pu s’infiltrer ? N’y avait-il plus autant de surveillance ?

« Oui, je le sens » Dit-il en répondant à Kayann qui avait elle aussi cette sensation. Mais contrairement à elle, le kal’enedral ne fit aucun geste pour se saisir d’une arme, d’une part, cela pourrait paraître agressif et ils ne savaient pas à quoi s’attendre, d’autre part, il avait confiance en sa vitesse.

Un murmure commençait à s‘élever dans la troupe, d’autres sentaient que quelque chose n’allait pas et Ann’dra allait leur dire de garder le silence quand Kayann mit pied à terre, sa dague tirée et commençait à approcher de cet éclat.

« Kayann ! Arrête-toi ! » Vociféra presque le guerrier envers la jeune femme. Elle n’était pas la plus à même de se défendre en cas d’embuscade.

Puis répondant rapidement à Kah’tira.

« Non, il ne devrait pas. »

Mais ça ne voulait pas dire qu’il n’y en avait pas !

« N’ae Ann’dra shena Liha’irden, kal’enedral au service de Celle Aux Yeux Etoilés, qui ou quoi que vous soyez, je vous somme de vous montrer ! »

Dit-il avec force en regardant précisément l’endroit d’où l’éclair leur était parvenu. Bien sûr, les personnes ayant des atouts en combat étaient déjà sur le qui-vive, prêtes à agir, et Ann’dra comptait sur leur nombre pour faire reculer un quelconque ennemi. Excepté peut-être un Mage dont il devrait probablement se charger lui-même. Jorel protégerait Enora et les autres étaient assez futés pour se mettre à l’abri si des éclairs magiques se mettaient à pleuvoir. Sans compter sur la protection éventuelle de Kal’enel qui n’apprécierait probablement pas de voir ce spectacle à moins qu’il ne soit nécessaire.[/justify:2d6pb97r]
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »

Narrateur

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Re: [Équipe 5] Plaine et platitudes
« Réponse #6 le: 26 juillet 2011, 16:55:03 »
Soudain, a l'opposé du groupe par rapport à l'éclat de métal, une voix surgit du rideau d'herbes jaune pour clamer dans la langue commerciale de la région:

"Hola! Qui chevauche donc dans les plaines!"

Un homme à cheval de bataille surgit des herbes. Si ses vêtements étaient assurément de coupe Shin’a’in, ils n'en avaient certes pas les couleurs vives. Au contraire, ils étaient jaunâtres, avec des rayures verticales, pour mieux se confondre dans la végétation environnante. De même son cheval de bataille était recouvert d'herbes séchées afin que sa robe noire, que l'on apercevait par endroit, ne le trahisse pas.

Il fit lentement le tour de la petite compagnie, fusillant du regard les hors clans, scrutant leurs visage a la recherche de lui seul savait quoi... Puis il se dirigea doucement vers le Kal’enedral à la tète du groupe. Il jeta un regard sombre à ses vêtements noirs. Un regard ou l'on pouvait lire une souffrance manifeste mais aussi une grande colère. Cependant, ce fut avec le respect du a un élu de Kal'enel qu'il lui murmura très vite en Shin’a’in:

 "Kal'Enedral Ann'dra, mari de ma sœur... Vous ne l'avez pas encore vengé à ce que je vois... Et que font sur nos terres ces étrangers armés? Nous devrions les chasser à coup de flèches, Vous le savez..."


Mais alors que l'hostilité du garde Shin'a'in devenait plus marquée, un très grand cerf surgit de nul part et couru en cercle autour des envoyés de Valdemar, révélant au passage la cachette de trois jeunes hommes, sans doute tout juste en âge de tenir un poste a la frontière. Parmi eux le propriétaire de l'épée dont le reflet avait alerté Kayann un peu plus tôt. Puis une fois un tour complet achevé, il fila vers une direction qui ne dit rien aux étrangers mais que les Shin’a’in ne purent que reconnaitre: il filait vers le camp d'été des Liha'irden.

[Kayann, Kah'tira, a vous de voir si vous entendez les paroles du beau frère d'Ann'dra. Vous pouvez intervenir ou non.]

[Enora, Jorel t'envois une vague de sentiment dont le dominant est la prudence. Il n'est pas affolé, mais tu le sens toujours un peu tendu]

[Lame, tu reste sur tes gardes. Le cerf n'a sans doute pas révélé tous les guerriers embusqués.]
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »

Kayann

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Re: [Équipe 5] Plaine et platitudes
« Réponse #7 le: 06 août 2011, 12:40:00 »
[HJ : brun = shin'a'in orange = valdemaran ]

La Shin'a'in stoppa net son geste sous les vociférations du Kal'enedral. Encore une fois, elle n'avait pas respecté la hiérarchie. Sa vie de solitaire prenait vite le dessus et elle en oubliait vite les usages. En signe d'approbation, elle hocha la tête mais garda l'éclat en visu.

Ann'dra se présenta à haute-voix et Kayann hésitait à faire de même lorsqu'une voix grave et teintée d'hostilité gronda derrière eux, ce qui fit sursauter la jeune femme qui se retourna prestement.
Ce qu'elle vit ne la surprit pas. D'un geste doux, sans quitter le gardien des yeux, elle rengaina son arme et lui montra ses mains en signe de paix. Celui-ci fit le tour de la troupe en les scrutant avec soin et dureté.

Lorsqu'il reprit la parole en s'adressant à Ann'dra, Kayann ne perdit rien de ce qui se disait entre les deux hommes. Ils se connaissaient et en quelques mots, le gardien leva le mystère sur le Kal'enedral. Elle même l'ignorait. Silencieuse, toujours à terre, elle se rapprocha rapidement de sa monture mais ne fit pas le mouvement de se remettre en selle. Elle avait l'impression d'une tension environnante que le moindre geste pouvait amener à la rupture.

Soudain, une immense bête apparut et s'approcha d'eux à vive allure, débusquant dans la foulée trois jeunes gardiens, dont l'un était caché à quelques pas de la jeune femme. L'intrigant reflet n'était autre que le soleil reflété par son épée. Par sécurité, Kayann se colla contre sa jument, pour éviter d'être happée par le puissant animal dans sa folle course, alors que déjà, il s'éloignait de la troupe et filait vers le sud. Après un court instant de réflexion, le regard tourné vers l'horizon, elle sut alors où le cerf voulait les emmener.
Un instant circonspecte, elle retourna son regard vers les deux hommes, le souffle court, un goût d'appréhension au fond de la gorge.
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »

Héraut Arthon

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Re: [Équipe 5] Plaine et platitudes
« Réponse #8 le: 07 août 2011, 18:15:07 »
[ HJ: Narrateur, voici un nouveau joueur pour toi ^^]

En effet, tous les nouveaux venus n'avaient pas été débusqués mais un autre était repérable: à quelques centaines de mètres, la poussière d'un cheval et le bruit des sabots étaient perceptibles. De loin, on ne savait pas si c'était un homme ou une femme, mais les couleurs, les plumes et la présence d'un oiseau trahissaient un Tayledras.

[FugueChant c'est toi : tu peux raconter ton voyage, et comment tu es averti de la présence du groupe - tu n'as pas vu les shin'a'hins - et ce que tu décides de faire.
Narrateur reprend son scenario à partir de là. ]
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »

FugueChant

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Re: [Équipe 5] Plaine et platitudes
« Réponse #9 le: 12 août 2011, 17:55:29 »
Le moment du départ avait finit par arriver. Il avait passé un peu de temps à s’habituer à son cheval et à son compagnon à plumes, appréciant cette transition vers sa réelle liberté. En fin de compte, il n’était pas juste d’utiliser ce mot. Jamais il n’avait été contraint par son clan à quoi que ce soit, si ce n’est à l’honorer, ce qui était tout à fait normal, et à participer à la vie de la communauté, à apprendre et à utiliser ce pour quoi il était doué pour le bien de tous et de la terre sur laquelle K’Shira veillait. Il avait été surpris de ne pas avoir à argumenter plus longtemps pour son départ. Il s’était attendu à plus de résistance, de la part d’OmbreNeige. Elle avait froncé les sourcils, secoué la tête, l’air triste, mais l’avait laissé partir et lui avait donné un présent pour ses cousins de Katashin’a’in. Un masque de plumes pour chaque saison. Ils avaient été confectionnés avec soin, et représentaient de façon subtile divers aspects de la Lune. Ils étaient destinés aux Chamanes, et auraient été offert à une autre occasion, mais celle-ci convenait autant qu’une autre.

Il était un peu anxieux, car il avait décidé de ne rien cacher des raisons de son départ. Il savait pertinemment ce que c’était que de fuir ses responsabilités, mais il avait argumenté pour faire comprendre aux anciens qu’il pensait apporter quelque chose de nouveau dans le clan, et qu’il ne devait pas brider ce vers quoi il tendait, à savoir devenir un barde, puisqu’il avait appris ce mot. Il ne voulait pas pour autant renoncer à la magie, et la perspective de réfléchir à un moyen de concilier les deux lui donnait mal à la tête. Au fond de lui, il savait qu’il lui faudrait faire un choix. Mais avant, il voulait voir, parcourir un peu d’autres terres, et apprendre à jouer d’autres instruments… Il n’abandonnerait pas son clan, il voulait juste une parenthèse. Oui mais ses cousins ne le jugeraient-ils pas trop sévèrement ?

Il craignait qu’ils ne lui fassent bénéficier d’un proverbe bien sentit, du style « Puissiez vous vivre en des temps intéressants », mais sa crainte fondait comme neige au soleil au fur et à mesure qu’il s’approchait de sa première destination. Constatant le peu d’aisance que FugueChant avait avec l’équitation, mais tenant à l’aider pour son trajet, son clan lui avait trouvé un cheval doux, qui se laissait conduire avec facilité. Les quelques éclaireurs qui assistèrent à son départ ne retinrent pour autant pas quelques sourires de connivence, pensant sans doute à ce qui l’attendait dans les prochains jours. Et ils n’avaient pas tord. Les premières heures furent agréables, et les senteurs et les couleurs que FugueChant découvrait enfin étaient suffisamment captivantes pour masquer les douleurs qui commençaient à poindre sur son séant, ses jambes, et même ses bras, tant il compensait son manque d’aisance par une certaine tension.

Pas doué… Trop nerveux. Ton cheval sent. Nerveux maintenant aussi…

Tr’eel volait au dessus de lui, jamais très loin, appréciant le fait d’avoir choisis quelqu’un, et bien décidé à ne pas le laisser filer si facilement. FugueChant avait très vite compris que sa patte blessée ne l’était pas tant que ça, mais il se pliait à ses caprices avec plaisir, gouttant le son inédit du rire que provoquait en lui les pitreries de son oiseau-lige. Lorsqu’il sentait sa détermination faillir, il puisait de la force dans la simple présence du magnifique faucon à plumes rouges, qui n’était jamais très loin, le lien les unissant étant une nouvelle extension de sa personne au même titre que ses mains ou ses jambes. Jambes qui le mettaient au martyr, à cause de sa cavalcade. Il n’avait pas résisté aux boutades de Tr’eel, qui l’avait mis au défis de faire un petit galop. Il s’en mordait les doigts à présent, et avait ralenti depuis peu lorsqu’il vit les magnifiques plaines se profiler à l’horizon. Des herbes immenses, des teintes variées, le passage du temps sur la nature, enfin. Il sentait depuis quelques temps déjà qu’il lui faudrait peut être plus se couvrir, mais pour le moment il appréciait cette température. Il avait été observé tout au long de son trajet jusqu’ici, mais n’avait pas été inquiété. Les gardiens de ces terres veillaient au grain, et malheur à quiconque, hors-clan, s’amuserait à traverser ce territoire avec des intentions belliqueuses. Mais il savait que ce ne serait pas toujours ainsi, et que, dès qu’il aurait dépassé les plaines, il lui faudrait être très prudent. Et sans doute porter des couleurs moins voyantes, même si cela lui répugnait.

Le problème était plutôt qu’il ne savait plus vraiment où il était. Dans les plaines, ça, c’était sur. Mais où exactement ? Il avait beau regarder ses cartes sommaires, il fallait se rendre à l’évidence, il était paumé. Un long soupir de frustration accompagna cette dernière pensée. Il était beau, le héros avide de liberté, même pas capable de retrouver ses cousins au-delà des plaines. Il était descendu, cajolant doucement son cheval, lorsqu’il remarqua des traces régulières sur le sol. Plusieurs. Il n’était pas éclaireur, mais il savait tout de même reconnaitre des traces récentes. Oui mais à qui appartenaient-elles ? Amis ? Ennemis ? Sur des terres Shin’a’in, il était peu probable que des hors-clans passent longtemps inaperçus. Il prit sa décision en se basant sur ce simple fait : soit c’était des hors-clans et ils finiraient par être interceptés par ses cousins, soit s’était des habitués et donc ils savaient se diriger dans les plaines. Il suivrait donc leurs traces. Se remettant en selle avec une grimace de douleur pour son postérieur, il se mit en devoir de suivre cette seule piste qui le guiderait peut être vers une issue plus convenable…

(…)
Des gens… plus loin… étrange… Tr’eel connait pas, pas confiance..

FugueChant s’arrêta, son cheval piaffant d’inquiétude. Sourcils froncés, le jeune homme mis sa main en visière pour mieux voir ce qui avait alerté Tr’eel. Il semblait qu’il y avait effectivement quelques personnes, et à cette distance il n’était pas aisé de savoir qui ils représentaient. Très logiquement, ce devait être ceux qu’il suivait à la trace depuis quelques temps. Il n’était pas en position de force, et il était trop tard pour se cacher. Il maudit sa stupidité d’avoir été si peu prudent, et continua à avancer, doucement, pour montrer ses intentions pacifiques, en direction du groupe. Il tenait la bride de son cheval par une main, ce qui n’était pas trop dur au pas, et demanda à Tr’eel de venir se poser sur son autre bras. Il ne voulait pas qu’il serve de cible, et son cheval avait eut le temps de s’habituer à lui pour qu’il n’en soit pas effrayé. Sans compter que ça lui donnait un peu d’assurance, alors qu’il en manquait cruellement. Inquiet ? Oui…
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Re: [Équipe 5] Plaine et platitudes
« Réponse #10 le: 21 août 2011, 23:52:33 »
[justify:2c2rxh7i]Le silence de Ann'Dra était lourd de sens pour son beau frère. Ou peut-être l'intervention du cerf l'interpela tout autant que lui. En tout cas, personne n'eut l'audace de lever un arc ou une arme vers cet animal, et grand bien leur en fit, sans doute. Il y a eu quelques "Ho !" de surprise, ou de terreur, dans le groupe qui venait de Haven, tandis que les Shin'a'in, de leur côté, semblaient soucieux. Mais il n'y eut pas le moindre mouvement dans leurs rangs.

Les apprentis éclaireurs débusqués se sentent un peu bêtes, mais finissent par déguerpir avant de se faire sermonner. Il y a deux autres mouvements dans les herbes hautes, qui filent vers le sud à leur tour. Lame, tu sens qu'il reste au moins un observateur, mais tu ne le localises pas, car ton attention est vite attirée par l'arrivée de Fuguechant. Quelqu'un semble d'ailleurs le reconnaître, ou peut-être a-t-il été prévenu de son arrivée, en tout cas, il se détache du groupe pour venir à ses côtés. Un simple hochement de tête pour le saluer, avant d'employer la formule rituelle pour le saluer.

 - Le vent gonfle tes ailes, Fuguechant K'Shira. Nous avons été prévenus de ton arrivée, mais nous ne pensions pas que tu serais si rapide.

Il n'eut pas le temps d'en dire davantage. Le beau frère de Ann'Dra, Cathaïr, siffle un grand coup pour attirer l'attention.

 - Nous rentrons à KataShin'a'in. Kal'Enedral Ann'Dra, je vous tiens pour responsable de chacun des hors clan ici présent.

Et il n'y eut pas un mot de plus, peut-être un peu d'animosité dans le regard du chef, avant de faire tourner bride à son cheval, et de partir légèrement vers l'ouest, bifurquant peu à peu vers le sud, histoire que les hors clan perdent un peu le nord et ne se repèrent pas trop à l'avenir.




[Kayann, bien que tu aies rangé ton arme, les Shin'a'in restent méfiants un moment, avant de se concentrer sur les hors clans.]

[Kah'tira, tu n'as pas entendu ce que disait l'homme à Ann'Dra. Tu devines juste qu'ils se connaissent...]

[Tous : Vous suivez, tout simplement. Décrivez votre chevauchée jusqu'à la "ville" shin'a'in. Si vous tentez de parler à des Shin'a'in, ils ne vous répondront pas. Petit post, donc, vous avez jusqu'au 24 août, je poste le 25.]
[/justify:2c2rxh7i]
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Héraut Enora

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Re: [Équipe 5] Plaine et platitudes
« Réponse #11 le: 23 août 2011, 04:31:13 »
Enora se sentait dépasser par les événements, elle se rendait bien compte qu'elle ne connaissait en définitive pas grand-chose sur ce peuple même si elle avait étudié beaucoup avant de partir de Haven.  Rien ne remplace l'expérience, et la jeune apprentie héros en faisait l'apprentissage.  Elle n'était pas seule cependant, la présence rassurante et l'inquiétude de son compagnon la réconfortaient.  Elle savait aussi que jamais, malgré tout ce qui était arrivé, Ann'dra ne laisserait quoi que se soit leur arrivé.  Elle avait confiance en lui, aveuglément.

Elle caressa tendrement l'encolure de Jorel, lui transmettant sa confiance en l'avenir.  Elle avait confiance en les dieux qui voulait leur réussite et qui les avait guidé jusqu'à présent.  S’il avait réellement besoin d'eux et ils venaient, Elle viendrait, Enora en était certaine.  Elle avait appris au contact de Ann'dra à respecter Celle-Aux-Yeux-Étoilée.  Tout comme elle avait l'impression de déjà aimer cette plaine si étrange, exotique et si vivante, et ce malgré l’accueil fort peu courtois des habitants.  C'était ici qu'était née et avait vécu Ann'dra, son ami, celui qu'elle aimait encore, malgré tout.  Cette plaine était si vivante, si belle.  C'était de l'herbe à perte de vue, mais c'était une vie sauvage, belle.  Enora regardait autour d'elle avec amour et elle ne se laissait pas de ce paysage.  Et cependant, elle sentait aussi l'inquiétude de tous ceux autour d'elle.  Elle ressentait le message de Jorel... prudence.  Elle comprenait certes qu'il ne restait presque plus de couple Héraux/compagnon ne bonne santé.  Elle était relativement précieuse, elle l'avait compris depuis le temps, et cela ne lui plaisait pas.  Elle ne s'habituait pas très bien à cette idée.  

Elle restait sur ses gardes, se forçant à ne pas laisser son âme et son esprit rêveur prendre le pas sur sa vigilance et son devoir.  Elle était ici pour une mission et non pour du tourisme.  Et leur hôte était plutôt hostile.  Ils auraient normalement dû s'entraider, mais il semblait plutôt défiant.  Enora cherchait dans ses connaissances et dans son âme idéaliste une solution pour faire baisser la tension, pour leur faire comprendre qu'ils étaient du même camp.  Mais elle avait peur que son inexpérience ne lui fasse faire une bourde et elle détestait ce sentiment d'impuissance qui montait en elle.
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FugueChant

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Re: [Équipe 5] Plaine et platitudes
« Réponse #12 le: 23 août 2011, 10:32:14 »
Ainsi donc, la providence avait guidé ses pas vers ceux de ses cousins. Du moins, en partie. Le groupe qu’il avait devant lui était aussi étrange que cette rencontre. Alors qu’il ne savait en vérité quelle attitude adopter, il bredouilla la réponse qu’il convenait de faire au salut Shin’a’in.

« Keren’sel, alsh'sh'el. Que ta journée soit lumineuse et que le vent gonfle tes ailes. En vérité, j’avais peur de prendre trop de temps et de vous faire donc perdre le votre.» Un bref signe respectueux de la tête vint ponctuer son salut.

Il n’eut cependant pas le temps d’étudier le groupe et de poser les questions qui lui brulait les lèvres, car très vite ils partirent en direction de KataShin'a'in. Mais il frémit tout de même en entendant qu’un Kal’Enedral était parmi eux. Par reflexe, il le regarda à la dérobée, pour vérifier qu’il n’était pas habillé tout de noir, ce qui ne l’aurait pas rassuré outre mesure. Etait-ce du noir ? Ou une couleur foncée ? Il ne voulait pas paraître impoli à le dévisager. C’était bien du noir non ? Oh déesse, il voulait donc accomplir une vengeance… Les sourcils froncés, il se demandait bien ce qui pouvait attirer des hors clans sur les terres Shin’a’in, puisqu’ils ne venaient visiblement pas faire commerce. Ceci dit, il y avait visiblement des shin’a’in parmi eux, ou en tout cas leur ressemblant physiquement. Ce pouvait-il qu’ils soient originaires de la où il voulait se rendre par la suite ?

Le chemin qu’ils empruntaient était un peu étrange. Il avait la curieuse impression d’être en terre connue, et pourtant de n’y rien comprendre. Perdu chez lui, en quelque sorte. Il ne lui restait donc plus qu’à suivre. Il était émerveillé de voir des hors clans, et encore plus de voir le magnifique cheval blanc que chevauchait cette étrange fille. Elle ne lui adressa pas la parole, mais Fuguechant ne s’en offusqua pas. Le temps des présentations viendrait plus tard. Cependant, dans un Shin’a’in imparfait, il se présenta tout de même auprès de ceux qu’il pensait être de cette appartenance.

« Fuguechant K’shira. Que le vent gonfle vos ailes… ». Sobre. Pas la peine de se confier. Pas pour le moment.
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Re: [Équipe 5] Plaine et platitudes
« Réponse #13 le: 27 août 2011, 12:38:17 »
[justify:36hjboli]Cathaïr et les shin'a'in avec lui savaient où ils allaient, et c'était tant mieux : car même les shin'a'in du groupe de Valdemar perdaient le nord. Si vous pensiez aller vers Kata shin'a'in, c'était une erreur. Car lorsque enfin les chevaux s'arrêtèrent, pas la moindre trace de ville, juste un grand campement. Un des hommes de Cathaïr montre d'ailleurs un endroit dégagé, un peu en retrait, afin que vous vous y installiez. Vous êtes surveillés, vous le sentez, et n'espérez pas partir en reconnaissance ou vous balader, vous serez ramené dans votre campement aussitôt. [Fuguechant : On t'as bien fait comprendre qu'il valait mieux éviter d'utiliser ta magie pour te faire un ekele ou une mini vallée... On tolère ta présence ici au même titre que les hors clans...]

L'après midi avançait bien, et bizarrement, le campement bourdonnaient d'une ambiance calme. Pourtant, il était palpable qu'il allait bientôt se passer quelque chose. Quoi ? personne ne le saurait parmi les hors clan, et leurs amis shin'a'in. Il faudrait attendre le soir pour que le groupe soit mis au courant de quoi que ce soit. Durant la journée, il y avait des gens qui arrivaient au campement, silencieusement. Il se tramait quelque chose de sérieux...


Le soir, un membre du clan de la Grue vint trouver la délégation de Haven, et leur parla avec un accent à couper au couteau dans un Valdemaran plutôt correct.

 - Vous êtes invités à nous rejoindre autour du feu, pour la cérémonie de ce soir. Une dizaine d'entre vous grand maximum...


[Liés : précisez si vous venez avec votre Compagnon / Oiseau lige / Dhyeli / autre. Ann'Dra, Athalric ne viendra pas, donc pas de tension à ce niveau là... Sauf si tu demandes sa présence.]


On vous amène jusqu'au centre du campement, où un feu immense brule dans une fosse assez profonde. Il y a des danseurs, des musiciens. On distingue les chamanes des différents clans représentés, par leurs tenues. On fait circuler des assiettes de nourriture, où chacun se sert selon ses envies, et pareil avec la boisson.

D'ailleurs, parlons-en, de cette boisson. La chaleur du feu vous donne soif, et vous en buvez. Le breuvage a un goût sucré, mais avec un petit arrière goût étrange. Les danses cessent, et tout le monde est assis par terre, comme somnolant. La musique change, pour une mélopée plus envoutante, hypnotique. Les seize chamans présents commencent à chanter en choeur...

Vous n'avez pas mal à la tête, mais plutôt une sorte de fourmillement. Tout lien entre liés est coupé, mais vous n'avez pas peur. La boisson vous a rendu un peu joyeux, mais pas ivres non plus. Vous planez, juste... Et vous finissez même par vous croire fou - votre seule pensée logique et cohérente ! - lorsqu'une forme se dessine entre le feu et le ciel étoilé.

Kal'Enel.

Ann'Dra la reconnait aisément, et plusieurs murmures de surprise béate s'élèvent dans l'assemblée. Celle aux Yeux Etoilés couve son assemblée de son regard si particulier, étrange, qui met mal à l'aise mais aussi en confiance. Une voix grave résonne, sans que Ses lèvres ne bougent.

* Mes Enfants... Hors Clans invités... La situation devient grave, nous le savons tous, et vous en subissez les effets... Vous m'avez invoquée ce soir, mais je ne peux rien pour vous. *

Une jeune fille éclata en sanglots, et pleura sur les genoux du chaman près d'elle. La déesse continua cependant son discours.

* Chaque chose en son temps... Ne vous laissez pas gagner par l'impatience de vouloir tout régler tout de suite. Tous nos Leshya'E tombent malades, et nous devons les sauver. Lorsque vous avez voulu, mes Enfants, que je sauve les Plaines, j'ai exigé un sacrifice. Il en sera de même aujourd'hui. *

Un nouveau silence, stupéfié. Kal'Enel posa son regard étoilé sur tout le monde, et elle sembla même scruter chaque personne présente en particulier.

* Ne soyez pas effrayés. Chaque chose viendra en son temps. Je ne vous demande pas forcément du sang. Certaines actions suffisent, parfois, à égaler le prix du sang. Croire permet de vivre. Méditez sur ces paroles. Etrangers, et Shin'a'in qui les accompagnez : vous quitterez mes terres dans deux nuits. Le matin du second jour, je veux vous savoir sur le chemin du retour, vous n'avez pas de temps à perdre. *

Kal'Enel scrute quelques personnes dans l'assemblée, comme pour leur parler individuellement, avant de disparaître...


[Ann'Dra : Kal'Enel te pardonne t'avoir mis ta vengeance de côté pour cette quête... Cependant, elle te prévient de ne pas trop tarder et... De pardonner la réaction de Cathaïr.
Enora : Tu sens que ton rhume passe, et qu'il va guérir sous peu.]


[Note pour tout le monde :
 - Non Shin'a'in, vous vous souvenez qu'il s'est passé quelque chose... Mais quoi ? Vous ressentez pourtant un malaise certain.
 - Shin'a'in : La présence de votre Déesse vous a marqués. Le passage sur le sacrifice aussi.

La journée du lendemain sera consacrée aux soins des chevaux, au menus travaux s'il y en a, au repos... Et le matin du départ, une délégation de plusieurs shin'a'in, de différents clans, se joint à l'expédition, en tant qu'ambassadeurs.


Vous avez jusqu'au 2 septembre pour répondre !]
[/justify:36hjboli]
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »

Héraut Enora

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Re: [Équipe 5] Plaine et platitudes
« Réponse #14 le: 02 septembre 2011, 02:32:47 »
Enora laissa le trajet passer sans encombre, et elle se contenta surtout d'observer tous ceux qui s'était joins à eux.  Elle ne voulait pas faire plus en mal qu'Il ne semblait déjà y en avoir de fait, et elle resta donc silencieuse.  Elle se permis cependant d'avoir une attitude amical et ouverte avec FugueChant.  Elle n'aurait put faire autrement de toute façon, c'était dans sa nature d'être gentille avec tous le monde.

Une fois arrivé au camps, Enora redevint un peu plus bavarde, même si elle semblait un peu plus fatiguer.  Elle prit en premier le temps de s'occuper de Jorel.  Comme chaque fois, avant même de veiller à son propre confort, elle s'occupait de son compagnon.  L'amour était clairement visible entre ses deux là.  La jeune fille approfondissait le liens entre eux un peu plus chaque jour, et chaque jour était un nouveau bonheur dans se partage.  Elle était heureuse aussi d'avoir relativement fait la paix avec Ann'dra.  Même si elle sentait toujours que ce ne serait plus jamais pareil, la blessure semblait guérir maintenant.  C'était bien ainsi.

Une fois qu'elle se fut occuper de Jorel, elle approcha le Taledras.  Elle s'inclina et lui sourit.

"Pardon de vous avoir semblé distante, j'étais quelque peu nerveuse durant le trajet jusqu'ici.  Je m'appel Enora et je suis une apprenti Héraut.  Mon compagnon, ce magnifique étalon blanc qui me fait l'honneur de me transporter, se nomme Jorel."

Les paroles de la jeunes filles était certes un peu pompeuse, mais il n'y avait aucune suffisance ni dans son ton, ni dans son regard.  Elle avait tout de la franche et chevaleresque jeune fille.  Son regard était direct, son corps droit et fière.  Il y avait aussi de l'empathie et de la douceur, tout autant que de la détermination dans son regard.

"Je suis enchanté de faire votre connaissance.  Et vous excuser si je vous semble curieuse, c'est la première fois que je rencontre un Taledras."


Puis l'agitation se fit de plus en plus sentir dans le camps.  On semblait préparer quelque chose.  Et ce fut effectivement le cas.  On les invita à les rejoindres autour du camps.  Enora jeta un regard à Jorel et elle hocha la tête.  Elle sentait bien son inquiétude et son appel à la prudence.  Elle se sentirait effectivement mieux accompagné de son Compagnon.  Elle se sentirait bien moins seule.  

AInsi donc, c'est en blanche compagnie que la jeune albinos se rendit à cette étrange petite réunion.  Pour n'offenser personne, elle but et mangea comme tous le monde.  La boissons lui fit tourné un peu la tête, mais ce n'était en rien comme boire trop de vin.  Loin de là.  Enora n'aurais su expliquer exactement.

...

Pour finalement avoir l'impression de sortir d'un rêve.  Avait-elle abusé de la boisson, elle n'en avait aucune idée.  Étrangement, elle se sentait beaucoup mieux cependant.  Elle respirait mieux, et elle n'avait plus l'impression d'avoir des aiguilles qui lui arrachait la gorges.  Elle n'était pas complètement guérit, mais cela ne saurait tarder.  Quelque chose dans ce qu'elle venait de manger semblait l'avoir mieux aidé encore que toutes les herbes qu'on lui avait suggéré.

Et pourtant, quelque chose lui disait qu'il s'était passé quelque chose de spécial.  Elle n'arrivait pas à comprendre quoi, mais elle le sentait au fond d'elle.  C'était un sentiment puissant.  Et rien qu'à regarder les Shin'a'in, elle pouvait dire qu'elle avait raison.  Il semblait marqué, sonné même pour certain.  Que c'était-il donc passé ? Elle se maudit d'être incapable de le savoir.
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »