Auteur Sujet: [Noble] Ingrid de Girier  (Lu 545 fois)

Dyalwen de Bordebure

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[Noble] Ingrid de Girier
« le: 28 mars 2020, 11:02:21 »

RECENSEMENT DU ROYAUME
Valdemar


Nom : de Girier
Prénom : Ingrid.
Age : 19 ans (née au printemps 1466).

Région d’origine : Domaine de Girier, dans le nord du Royaume, près de Waymeet.
Métier/Vocation: Jeune fille à marier, future maîtresse de maison bien sous tout rapport.

Description physique :

Ingrid a tout de la jolie poupée de porcelaine. Pas très grande, plutôt menue mais avec quelques formes comme il faut, là où il faut, de longs cheveux blonds, un teint de pêche et deux grands yeux bleus, Ingrid est plutôt jolie et elle le sait. Et elle prend grand soin de son apparence pour le rester. Ses cheveux sont toujours impeccablement coiffés, souvent décorés de rubans ou de fleurs, parfois de perles et de bijoux quand elle en a l’occasion – ce qui n’est pas fréquent puisque « les grandes occasions sont rares, » dira-t-elle en plissant le nez (pour ne pas reconnaître qu’elle n’a pas des dizaines de bijoux à porter) –, et elle fait très attention à toujours se protéger du soleil lorsqu’elle sort. Il ne faudrait pas que sa peau blanche vire au rouge écrevisse, n’est-ce pas ? Son style vestimentaire est à l’avenant : ses tenues sont toujours à la dernière mode, calculées pour la mettre en valeur et souvent décorées de riches broderies. Quelqu’un qui aurait très bonne mémoire pourrait peut-être reconnaître dans sa robe de printemps, le même tissu qui composait la robe de sa sœur aînée quelques années plus tôt, mais ce serait certainement une erreur : après tout la coupe n’a rien à voir avec la mode d’alors et puis les broderies, là, sont inédites, n’est-ce pas ?

Description comportementale :

De prime abord, Ingrid parait hautaine et méprisante. Et… c’est vrai qu’elle l’est. Souvent. Elle a une conscience aiguë de son rang, de la noblesse de son nom et de sa famille et refuse de s’abaisser au même niveau que des roturiers. Elle a également une haute opinion d’elle-même, ayant toujours été complimentée et choyée par ses parents, comme la petite dernière qu’elle est. Toujours droite et fière, elle n’hésite pas à prendre de haut toute personne qu’elle estime inférieure à elle. Elle a donc beaucoup de mal avec ses cousins artisans qui n’ont, à son avis, pas le standing nécessaire au nom qu’ils partagent.

Néanmoins, elle a aussi une grande connaissance de ses devoirs. Elle n’a pas pu suivre de cours au Collegium à cause de la situation financière de sa famille, mais elle a appris l’essentiel auprès de sa mère et de ses sœurs, qu’il s’agisse d’étiquette, d’histoire ou… de gestion d’une maisonnée et d’un domaine. Et c’est là que le bât blesse. Ingrid n’est pas stupide. Elle est parfaitement consciente que ce sont ses cousins roturiers qui maintiennent à flot le domaine. Alors elle fait de son mieux pour réaliser des économies là où elle le peut, en attendant que ses parents lui trouvent un mari. Qui sera forcément beau et riche, parce qu’elle ne mérite pas moins ! D’ailleurs, outre ses qualités d’économes – qui, honnêtement, ne sont pas sans intérêt, n’est-ce pas ? – elle est parfaitement capable de se montrer charmante en société. Quand elle le veut bien, quoi.

Don ordinaire : Travaux d’aiguille. Ingrid est capable de réaliser à peu près tout ce qui lui passe par la tête avec un tissu, un fil et une aiguille. Et, même si elle niera farouchement – ou plutôt refusera même de répondre à de telles absurdités – si quelqu’un lui posait la question, c’est elle qui se fabrique la plupart de ses robes. Souvent à partir de vieux vêtements de ses aïeules ou de ses sœurs, qu’elle remet au goût du jour puis décore de broderies compliquées.

Animal de compagnie : Aucun ! Elle a déjà bien assez à s’occuper d’elle !

Description Historique :

Le baronet Fulbert de Girier était très bon reproducteur – 8 fils, rien que ça ! – mais très mauvais gestionnaire. Bon, à sa décharge, le domaine n’était sans doute pas en très bon état financier lorsqu’il l’avait hérité de son père. Et, là-haut, dans le nord du royaume, on n’avait pas les meilleures récoltes et les productions les plus intéressantes. Mais quand même. Le domaine croulait sous les dettes et même la vente de plusieurs terres n’avaient pas réussi à éponger le déficit. Surtout que bon… Les terres qui se vendaient c’était forcément les plus proches de la capitale ou les plus fertiles, hein. Fulbert de Girier ou comment se retrouver ruiné, isolé, avec huit gamins à charge.

Heureusement il y avait cet artisan de Haven, là, Maître Fubos. L’un des meilleurs orfèvres de la capitale. Et le plus riche, aussi. Et il n’avait pas de fils. Mais une fille d’à peu près le même âge que Sertan, son petit dernier. Et voilà comment on se retrouve à nouveau délaissé d’un petit domaine, près de la ville, mais avec un garçon établi, et surtout, surtout, une jolie somme en poche pour éponger la plus grande partie des dettes de la famille. Aussi, lorsque Fulbert mourut et céda la place à son aîné, Wilfried, celui-ci hérita-t-il d’un domaine qui, à défaut d’être prospère, n’était pas encore complètement coulé. Il réussit à le maintenir à flot, tant bien que mal, au fur et à mesure des années. Parfois la météo était clémente, la conjoncture pas trop mauvaise, et les paysans pouvaient à la fois se nourrir et remplir un peu les caisses de leurs seigneurs. Parfois… C’était pas ça. Alors, régulièrement, Wilfried demandait un coup de main à son petit frère qui, lui, vivait très bien de son métier.

Il put ainsi élever ses enfants, relativement chichement – hors de question de payer des études au Collegium de Haven, hein – mais en compensant par la morgue et le dédain ce qu’il n’avait pas en argent. Après tout, comme disait Iphigénie, sa femme, la noblesse, c’était dans le sang, pas dans l’argent ! Et il suffisait de voir ses filles, de toute beauté, pour s’en convaincre. Wilfried ne pouvait qu’approuver, évidemment… même si les filles en question étaient une sacré épine dans son pied. Son fils aîné, il savait quoi en faire, c’était l’héritier. Le cadet avait sa place toute trouvée dans l’armée, mais les filles… Les filles il fallait les marier. Sans dot, c’était compliqué, mais fournir une dot à chacune, c’était impossible…

C’est dans ce contexte que naquit Ingrid, petite dernière de sa grande fratrie. Encore une fille. Heureusement, malgré ses soucis financiers, son père n’était pas indifférent à ses enfants. Et, malgré son dédain pour les roturiers, sa mère était une bonne maîtresse de maison. La petite blondinette grandit donc au milieu de sa famille, inconsciente du monde en-dehors du domaine. Elle était la petite dernière, la petite princesse, protégée par ses frères, pouponnée par ses sœurs, choyée par ses parents et, reconnaissons-le, complètement gâtée.

La situation commença à changer quand sa mère décida qu’elle était suffisamment grande pour ajouter la gestion aux leçons qu’elle suivait avec ses sœurs. Curieuse, Ingrid s’intéressa un peu à la question qui la changeait des travaux d’aiguille et des cours d’histoire qui ne parlaient que de familles dont elle ne connaissait aucun représentant. Elle commença à suivre Iphigénie et à jeter un œil sur les livres de comptes… pour découvrir horrifiée que tout n’allait pas si bien que ça. Et que c’était l’Oncle Sertan, l’orfèvre que Mère ne cessait de dénigrer, qui renflouait les caisses du domaine. Mortifiée, la blondinette décida dès ce jour qu’elle ne dépendrait jamais d’un roturier. Elle s’appliqua d’autant plus dans ses leçons, histoire de savoir gérer au mieux sa maisonnée le jour où elle en aurait une et d’être irréprochable afin d’attirer l’œil d’un fiancé qui en vaudrait la peine. Et ça passait aussi par les travaux de confection. Mais la couture et la broderie, ça, ça ne fait pas partie des occupations des petites gens, n’est-ce pas ?

Famille : Arbre généalogique

Apparitions en jeu :
- 10.02E.1485 : Convenances (sans convens)
« Modifié: 15 avril 2020, 00:11:08 par Dyalwen de Bordebure »