Auteur Sujet: Cascade et relache  (Lu 317 fois)

Héraut Alemdar

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Cascade et relache
« le: 01 août 2026, 19:20:05 »
3ème décade printemps 1486

Jehanne était sollicitée depuis quelques mois pour servir de garde du corps à la Reine. Dans un premier temps, ça avait été dans une période de grosses craintes de trahisons et ne peu de disponibilité héraldique. Jehanne avait la confiance de Wylan, elle avait été mobilisée loin de sa chère porte de l'exil. Alem avait constaté son inconfort à travailler à la cours, mais dans un premier temps, il avait été inflexible.

Une fois l'urgence passée, cependant, il avait nettement réduit le nombre de jours où la soldate était assignée au palais. Il ne l'avait pas complètement relevée, car il l'avait vu soulever plusieurs fois des points politiques dont le cercle héraldique, malgré sa bonne volonté, n'était pas conscient. Elle était donc priée de donner ce genre d'avis, et elle restait demandée de temps en temps au palais.

Un jour où le protocole avait été plus spécialement étouffant, il avait cependant eu pitié et l'avait invité à boire une bière un peu avant la fin de son service pendant qu'une héraut prenait la relève.

Ça s'était reproduit plusieurs fois et bientôt, les deux soldats avaient pris l'habitude de sortir après les journées de garde de Jehanne, tissant ce qu'il commençait à falloir nommer une vraie amitié.

Ce soir, si Alem descendait du palais a son habitude, Jehanne n'y avait pas été de garde. Mais ils avaient des places pour une comédie d'action dans une des auberges de la ville. Ils s'y étaient donc retrouvés et avaient apprécié le spectacle jusqu'à ce qu'une cascade improbable lance Alemdar dans un fou rire incontrôlable, tant et si bien qu'ils venaient de se faire chasser de la salle et privés de la fin de la représentation.

Et Alem riait toujours aux larmes, appuyé contre un mur extérieur de l'auberge. À chaque fois qu'il tentait de se reprendre, soit il croisait le regard de son amie, soit il repensait à cet improbable saut périlleux et des cinq ou six ouvertures à riposte qu'il présentait.

"Je suis désolé, je...."

De nouveau secoué de spasmes rieurs, il s'interrompit.

"Je suis désolé, je sais que c'est du théâtre, mais... J'ai visualisé ça en contexte réel et..."

Il fut encore secoué de rire, heureusement sans bruit cette fois.

Pour les mp, voyez avec la grise qui aspire à devenir archiviste, là, Isabeau de Girier, me semble