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Ailes des Hérauts / Re : Penser à passer prendre des nouvelles.
« Dernier message par Jehanne le 28 mai 2020, 23:02:16 »
Si on y réfléchis on est tous quelque part un modèle unique. Pas de possibilité de copie. Certains s'y étaient bien essayer en tentant de façonner leurs enfants ou des gens manipulables. Ce n'était jamais le cas. Sans compter que Jehanne est du genre persuadée que la nature a horreur du vide. Quelqu'un, peu importe le temps et la façon, finira par reprendre le flambeau. Mais il valait mieux garder pour elle ce constat. Elle ne voulait pas égratigner un peu plus l'égo de son aimé.

Le sujet sur les danger du lien ne laisse pas la jeune femme indifférente. Ne sachant pas si elle devait frémir de peur pour l'un ou l'autre ou les deux.

La conversation dévie naturellement sur des choses plus "ordinaires". Elle sourit gentiment sur les sergents, les hommes, le travail.

"J'écrème effectivement une nouvelle fournée. Reste à voir combien il en restera à la fin de leur période de découverte du secteur. Cerner ceux qui se barreront à la première mutation ne pose pas de problème. C'est sur ceux qui sont susceptibles de rester que je mets parfois un peu trop la pression. Faut que j'apprenne encore à doser mon commandement. Mais faut bien que j'arrive à faire rentrer dans leurs caboches qu'une putain, même la plus laide ou un arnaqueur, même le plus con, a autant de mérite sinon plus et qu'on lui doit autant de respect qu'une grande dame."

Mais pourquoi avait-elle parlé de mariage ? Ce n'était absolument pas ce qui l’intéressait présentement. D'un autre côté découvrir à quel endroit il avait pu être blessé non plus à la base. Et encore moins revoir ce fascinant réseau de cicatrice qui parcourait son corps. Hurm... Il devenait difficile de se concentrer.

Mais Kyra s'invitant dans la conversation est... un peu surprenant. Elle soupire intérieurement. Les liens ! Ces fameux liens. Mais au final cela la faire rire.

Jehanne laisse les fameuses mains faire leur travail sous sa tunique tandis que les siennes entreprennent de défaire cordons et boutons de celle du héraut. Après l'avoir longuement embrasser elle murmure.

"Rappelle à Kyra que toutes les belles-mères ne sont pas obligées d'aimer leurs gendres. Et que toutes les femmes ne rêvent pas d'être des épousées. Et pour ma part, j'ai trop vu le bien que font ces mains là, accompagnées de toute ta personne, pour les craindre."

Ceci dit avec une franchise désarmante. Mais qu'elle regretta un peu en se rendant compte que Wylan, malgré ses conquêtes précédentes et celle actuelle, aurait peut-être aimé devenir un mari. Afin d'enrober le ton d'un peu de douceur elle entreprend de lui voler de nouveau son souffle d'un baiser.

Se souvenant d'un petit incident lors de leur balade ou elle avait "pensé" un peu trop fort elle tenta de former dans sa tête une image assez claire de ce que les mains de Wylan avaient l'autorisation de faire sur sa personne. Une image ou ne figurait aucun vêtement.
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Caserne / Re : Tenir le bon bout
« Dernier message par Héraut Méra le 26 mai 2020, 09:10:56 »
Pour Méra, le poste de Dyalwen auprès d'Alemdar s'apparentait à un véritable cauchemar. Elle détestait rester assise, elle détestait écrire, et par-dessus tout, elle détestait recopier. Elle avait plutôt une jolie écriture, mais cela lui prenait un temps fou d'écrire quelques lignes. Elle manquait d'entraînement, sans doute.

«L'horreur! Je suis incapable de recopier sans faire mille fautes. Entre le moment où je lis ce que je dois copier et celui où j'écris, j'ai déjà complètement oublié les mots.»

Mais c'était une bonne chose qu'Alemdar se soit trouvé une assistante. Cela devait le décharger et lui permettait de se concentrer sur les tâches importantes. La paperasse occupait déjà bien trop de son temps. Dans un monde idéal, l'Attitré aurait eu plusieurs personnes sous des ordres pour l'aider à tout gérer.

:Ça lui serait bien plus utile à lui qu'à Arthon, c'est certain.:
:Oui... Mais c'est aussi à cause de la situation actuelle.:


Méra mentionna ensuite sa propre scolarité au Collegium. Dyalwen y réagit en l'interrogeant.

«Mercenaire, plutôt. Mon père était un soldat reconverti dans la pêche. J'ai commencé par apprendre les armes avec lui et mes frères aînés. Puis j'ai été envoyée chez un maître d'armes et j'ai rapidement travaillé comme surveillante sur les marchés, ou garde de nuit. Shirryl m'a Élue après mon premier engagement officiel comme mercenaire. J'avais seize ans.»

Finalement, elle n'avait été mercenaire qu'un très bref temps. Mais par contre, elle avait toujours vécu dans les milieux des armes.

Elle était d'ailleurs ravie de pouvoir manier à nouveau la lance. C'était amusant pour elle de revenir à ces exercices basiques. Et quelque part relaxant. C'était comme une lente chorégraphie, occupant ses mains, mais libérant son esprit. Elle avait toujours aimé répéter des figures. Une fois les gestes appris, il suffisait de laisser faire le corps. Elle pouvait alors réfléchir ou rêvasser.

Ce jour-là, cependant, elle ne pouvait se permettre de laisser son attention décliner. Elle était censée enseigner et donc expliquer ce qu'elle faisait et donner des conseils. Ce qu'elle faisait à intervalle régulier.

La remarque de Dyalwen sur les ampoules la fit cependant grimacer.

«Moui... autant je suis d'accord pour les courbatures, tant qu'elles restent raisonnables, autant je n'aime pas trop qu'on dise ça des blessures. Une cloque, ou une entorse, ou ce que tu veux, n'est jamais une bonne "preuve". Je n'en ai en tout cas pas besoin.» Elle se tut un instant. «Je connaissais une aide-cuisine à qui l'on avait répété que les brûlures n'étaient que le signe que le métier "rentrait". Quelle connerie! Une brûlure mal soignée peut rapidement s'infecter. Et même si je sais qu'il est normal qu'on se blesse dans une cuisine, ou dans une salle d'armes, ça ne devrait jamais être banalisé.» Elle fit signe à Dyalwen d'arrêter l'exercice. «D'ailleurs, si tu as des cloques, je te conseille de passer voir les Guérisseurs. Ils te donneront une pommade pour soulager la douleur et accélérer la guérison.»

Elle se tut quelques instants, méditative.

«Bon, laissons la lance pour le moment. Je pense que tes épaules ont besoin de se reposer. Et le but n'est pas de te dégoûter dès le premier cours. J'imagine que tu n'as aucune notion de combat au corps-à-corps? Je vais te montrer quelques trucs basiques pour finir.»

Elle lui fit signe de la suivre jusqu'au râtelier où elle rangea les armes et se défit de ses protections. Puis elle la guida vers une zone couverte d'un matelas de son.

«Pour aujourd'hui, je suis gentille, on va faire ça là. Ensuite, on le fera directement sur le parquet.» Elle s'étira et fit craquer ses doigts. «En général, au corps-à-corps, dans une optique de défense, l'idée c'est d'utiliser la force de ton adversaire contre lui. Ou son poids. Ou sa taille. Mais dans un premier temps, on va voir comment se défaire d'une prise simple. Attrape-moi les poignets, je vais te montrer.»
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Aile publique / Re : [Fleur/Dyalwen] Les pieds dans le plat... card.
« Dernier message par Dyalwen de Bordebure le 24 mai 2020, 23:15:48 »
Le dixième jour de la décade, c’était chouette ! On pouvait souffler un peu. Un peu. Un tout petit peu. C’est-à-dire qu’il n’y avait pas de cours. Ce qui laissait le temps à Dyalwen d’étudier ce qu’elle n’avait pas eu temps de faire dans la décade, travailler un peu plus longtemps auprès du Héraut du Roi, passer plus de temps avec Tisia… et aller voir Veladora. C’était ce qu’elle avait le plus de mal à caser dans son emploi du temps, malgré ses efforts. Elle essayait de se rendre aux écuries une fois par jour mais ce n’était pas toujours possible et, même lorsqu’elle le pouvait, elle ne restait parfois que quelques minutes. Ce qui était loin d’être suffisant pour prendre soin de sa jument correctement. Heureusement, les palefreniers veillaient au grain, mais ça n’empêchait pas la Grise de se sentir coupable.

Mais là, elle allait se rattraper !

Elle avait rattrapé son retard de la décade le matin-même et l’Attitré venait de la congédier ! Elle allait donc pouvoir prendre le temps de s’occuper de Vela ! Et même les récriminations de Tisia – qu’elle irait voir après, évidemment – ne lui ferait changer son programme ! Rien ne le ferait changer ! Mais… Mais certains imprévus pouvaient le retarder…

Alors qu’elle quittait le bureau du Héraut du Roi, Dyalwen ne songeait qu’à se rendre au plus vite à l’extérieur. Et même aux écuries. Elle obliqua donc à droite puis à gauche pour prendre un couloir qui la mènerait plus rapidement à son but – elle commençait à s’y retrouver, à force – et s’immobilisa net. L’homme qui arrivait en face semblait plongé dans ses papiers et ne l’avait pas encore vue, mais elle, elle le reconnut sans peine. C’était le noble dont elle avait taché les chaussures. Celui qui avait voulu la marier à son fils. Déglutissant nerveusement, la rouquine rebroussa aussitôt chemin et repassa l’angle du corridor afin de se mettre hors de vue… avant de réaliser que l’homme la verrait obligatoirement quand il tournerait. Et il tournerait forcément puisque l’autre direction menait aux communs et qu’il n’avait certainement rien à y faire. Le couloir étant trop long pour qu’elle espère rebrousser chemin discrètement jusqu’au dernier coude, la Grise choisit la seule solution qui lui restait : elle ouvrit la porte la plus proche d’elle, se glissa par l’ouverture et referma le battant le plus silencieusement possible.

Et lorsqu’elle pivota sur elle-même, elle réalisa que, non seulement elle venait de se cacher dans un placard – un grand placard mais un placard quand même – mais en plus elle n’était pas seule. Et, comme elle pouvait difficilement justifier de sa présence dans un endroit pareil, elle sentit le rouge lui monter aux joues.

« Bonjour Dame. Je… Je ne pensais pas qu’il y aurait déjà quelqu’un. »
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Collegia / Re : Tirer les oreilles
« Dernier message par Allister le 24 mai 2020, 16:39:34 »
Allister sourit. Il pensa avec un certain cynisme et également une touche de tendresse : *Tu m’étonnes que tu sois contente d’avoir vu ça, fouineuse.* Il vit la Guérisseuse changer de position et se dit qu’il devrait en faire autant. Allister tentait tant bien que mal de reconstruire son intégrité mentale et être par terre ne l’aidait pas. Il tenta maladroitement de se relever mais très rapidement, il constata que c’était une mauvaise idée, sa tête se mit à tourner. Il avait eu beau avoir mangé un peu, ça n’était pas suffisant. À peine avait-il commencé à se hisser qu’il retomba sur ses fesses. Il ne sentit aucune douleur, sauf celle infligée à son ego, mais il n’en était pas à ça près, aujourd’hui. Il se résigna et se mit en tailleur et se tint droit.

Lorsqu’elle reconnut son talent de manipulateur, Allister ne put s’empêcher de se dire *Enfin, elle a compris quelque chose!* puis elle rajouta son "toi le premier".

"Non, je suis toujours au clair avec moi-même. je ne m’arrange pas avec la réalité comme le font les gens normaux. Je suis la seule personne avec laquelle je suis honnête, froidement honnête." Allister ne comptait pas se dévoiler plus que nécessaire (elle en savait déjà trop à son goût), mais il ne pouvait acquiescer aux propos de Thalyana. Dès ses débuts en tant que manipulateur, il avait compris qu’il ne tiendrait pas la distance s’il commençait à ne plus savoir à quel jeu il jouait. Depuis, il fixait ses objectifs avec clarté en toute situation et scrutait ses pensées pour être sûr qu’aucun point d’ombre ne persiste. Il ne se cachait rien de ses intentions et de ses motivations.

Spoiler: montrer
Thalyana a partiellement raison. Objectivement, les émotions d’Allister, pour autant qu’il en ait, lui sont assez difficilement accessibles, mais s’en rendre compte est impossible pour lui.


Lorsqu’elle lui tendit une perche, pour reparler de son projet et de sa passion, il hésita à ressusciter son ingénieur naïf, mais il se doutait bien que ça ne passerait pas. Il pouvait aussi décider de répondre honnêtement. Il comptait montrer à Haven, à ses nobliaux, ses Hérauts prétentieux, et à toute cette vieille société sclérosée qu’un homme seul avait défendu Haven sans même avoir tiré l’épée et que leur temps était révolu… mais se dévoiler autant n’était pas du tout ce qu’il souhaitait. Finalement alors qu’il avait presque décidé de sa réponse, Thalyana reprit la parole. Allister réalisa qu’il était beaucoup plus lent que ce dont il avait l’habitude et que c’était handicapant.

Et ce que Thalyana dit lui déplut, beaucoup. Ça l’énervait mais il ne savait pas exactement pourquoi. Est-ce que c’était parce qu’elle avait raison en remettant en doute le fait qu’il était complètement libre de toute influence néfaste de son enfance ? Parce qu’elle se permettait de faire comme si elle connaissait le monde de merde dans lequel il avait grandi ? Elle osait leur mettre des mots censés et gentils dans la bouche alors qu’ils n’étaient qu’une bande de brutes inaptes à comprendre quelque chose hors du champ de bataille. Pour qui se prenait-elle ?

Puis elle changea de ton et se montra gentille. Elle était touchante et Allister en fut comme paralysé. Il a allait répondre durement et là, elle avait douché la flamme de la colère qu’elle avait allumée avec ses paroles précédentes. Allister réfléchit et se tut quelques courts instants avant de répondre d’une voix qu’on aurait pu croire relativement calme et compréhensive "Je crois que tu n'as pas compris ce que je suis et encore moins l’endroit où j’ai grandi. J’ai abandonné l’idée de lire autre chose que du mépris dans leurs yeux de bovins. J’en ai plus rien à foutre. Je ne veux plus faire partie de leur monde." Sa voix calme avait rapidement trahi sa profonde colère.

Allister n’avait plus la force de continuer à enjoliver et dire du bien des monstres qui l’avaient maltraité. Il se laissa aller à l’honnêteté  et exprima toute la force de l’amertume et de la haine qui l’animait. Sa voix, froide comme l’acier, tremblait à la fin de chaque phrase. Il ne pleurait plus, l’heure n’était plus aux lamentations. "Je veux juste les ridiculiser, montrer à tous que ces êtres primitifs et retardés sont dépassés et ne méritent rien de plus que d’être abattus comme des animaux dans une de leur guerre vide de sens. Je veux leur arracher les privilèges qu’ils sont sûrs d’être en droit d’exiger parce qu’ils tapent plus fort que ceux qu’ils maltraitent. Je veux les voir ramper, supplier pour leur vie et être humiliés par ceux qui, auparavant étaient leurs souffre-douleurs. Je veux que leur monde s’effondre et soit consumé dans les flammes de l’industrie." Durant son discours, le corps d’Allister s’était tendu. Il avait commencé à trembler sous l’effet de la contraction des muscles, la rage avait l’air d’avoir remplacé le sang dans ses veines.

Il prit une respiration profonde et se détendit un peu, mais la haine restait lisible dans ses attitudes et sa voix. "Le monde doit évoluer, leur stupidité brutale doit devenir leur faiblesse, sans ça, on avancera jamais. Et je fournis avec grand plaisir la machine pour que cette racaille disparaisse." Il afficha un sourire carnassier à ces mots. "Si on ne fait rien, on continuera à morfler comme des merdes. Et pendant ce temps, ceux qui ont reçu l’éducation nécessaire pour savoir taper ou engager d’autres pour le faire, continueront à nous regarder crever, du haut de leur tour d’ivoire. Le pire c’est qu’ils sont persuadés que c’est l’ordre normal des choses, qu’ils sont naturellement meilleurs. Ma volonté inébranlable, comme tu dis, c’est de leur faire payer, de leur faire goûter ce que le commun déguste chaque jour. Ce projet pour l’attaque n’est que le début. Quand tout le monde pourra tuer un guerrier aguerri d’une pression sur un levier, là, nous serons égaux." Sa dernière phrase était dite sur le ton de la menace.

Il fit une pause un instant pour respirer. Il avait débité ses dernières paroles presque d’un seul trait. Il regarda à nouveau la Guérisseuse et lui sourit d’un air un peu dément . "Est-ce que maintenant, tu es toujours fière ou est-ce que tu comprends un peu qu’au vu de la "bonne position" (il le dit sur un ton ironique) de ton mari, tu ferais mieux de prendre peur ?"
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Aile publique / [Fleur/Dyalwen] Les pieds dans le plat... card.
« Dernier message par Fleur de Trevale le 23 mai 2020, 16:27:16 »
10eme jour 6ème décade d'été 1485

Qui Fleur essayait de berner en faisant croire qu'elle flânait par hasard dans les couloirs du Palais ?
Fleur ne faisait jamais rien au hasard. C'était ça peut-être, le plus inquiétant. Même ses plus grosses bêtises étaient réfléchies. Elle eut une pensée pour ses enfants.
Owen avait reprit le chemin des réunions du Grand Conseil, même si elle avait du le forcer. Il aimait penser qu'il avait du pouvoir, mais sa fatuité luttait souvent contre sa paresse, et à présent, ses jumeaux. Fleur avait du le convaincre qu'il travaillait au futur de ses héritiers en asseyant l'importance des Trevale, ce qui était de plus rigoureusement vrai. Elle enviait cette place qu'elle avait décrochée pour lui, et regrettait parfois de ne pas l'avoir demandé pour elle.

Pendant que son époux remplissait donc son rôle, Fleur furetait un peu partout à la recherche de tout et n'importe quoi. Que de potins elle avait ratés pendant ses couches ! Bien sûr, elle avait rattrapé son retard, mais à présent, elle espérait mettre la main sur quelque chose de sympathique. Elle avait entendu de source sûre que, non contente d'avoir fait tomber dans ses filets un jeune Barde réputé aimer les hommes, la Héraut Irmingarde avait succombé au charme du Héraut des Marches du Sud. Fleur avait bien envie de le croiser, n'ayant jamais eu le bonheur de le connaître. On le disait beau à se damner, et elle aurait aimé le voir de ses yeux. Avec beaucoup de chance, elle espérait apprendre aussi des nouvelles de Noam.

Manque de pot, c'est le Héraut Wylan qu'elle aperçut au loin, et leur dernière rencontre ne lui avait absolument pas donné envie de le recroiser. Il avait réussit à lui faire un peu peur, et quand l'amie qui lui avait parlé de la Héraut Boutefeu et de son amant d'une nuit avait révélé qu'elle était aussi passée - dans la même journée ! -  par la chambre de Wylan, elle avait eu tout le mal du monde à convaincre que ça ne devait être qu'une visite de courtoisie.
Pourtant, le potin était énorme. Le propre cousin du Général des Armées !
Mais non, elle ne voulait plus se mettre à dos le Héraut Wylan. Bien trop risqué pour elle !

Alors elle avait fait quelque chose de stupide. Cherchant la première échappatoire venue, elle s'était cachée... dans un placard. Grand certes, mais ça restait un placard.
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RPs épistolaires / Re : Ecritoire de Fleur De Trevale
« Dernier message par Fleur de Trevale le 22 mai 2020, 14:05:55 »
3 jour 6ème décade d'été 1485

Noam,

Ils te ressemblent.
J’aurai aimé que tu le saches. J’aurai aimé que tu les vois.
Heureusement que je suis aussi blonde que toi.
On m’a dit qu’il arrive que des enfants adoptés ressemblent à s’y méprendre à leurs parents adoptifs. Je ne rêve pas que nos enfants soient le portrait d’Owen mais enfin, cela aiderai non ? 
Cela m’aiderait moi, je crois.
Quoiqu’il arrive en tout cas, si tu t’inquiètes ou te soucies de leur avenir, tu peux cesser. Owen est fou des jumeaux, et fier. Je pourrais lui hurler qu’ils ne sont pas les siens qu’il choisirait de ne pas l’entendre. Lui qui n’avait alors que peu de passion s’en est découvert une nouvelle : ses enfants.
C’est traditionnellement le rôle de la femme, je le sais. Parfois je m’en veux de ne pas être aussi enthousiaste que lui. Je vois bien que certains domestiques trouvent ça étrange que je préfère être dehors en visite que chez moi à pouponner.
Ca a le temps de changer, peut-être ? Je me sens coupable de ne pas être ce que l’on attend d’une jeune mère. Je n'ai personne à qui en parler sauf toi, enfin cette version de toi.


Fleur
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Caserne / Re : Tenir le bon bout
« Dernier message par Dyalwen de Bordebure le 22 mai 2020, 00:04:15 »
Appuyée sur sa lance, Dyalwen écoutait ce que son instructrice du jour avait à dire sur le Héraut du Roi et se trouvait partagée entre plusieurs sentiments presque contradictoires. Le premier, c’était une espèce de gêne, comme si elle n’aurait pas dû prêter l’oreille aux critiques de Méra. On parlait du Héraut du Roi, quoi. Il était plus ou moins à la tête de tous les autres Hérauts, il secondait le Roi… et, accessoirement, il était aussi son supérieur direct. C’était…

Ça va. Ce n’est pas un dieu, quand même, émit Tisia à la fois blasée et amusée.

Évidemment que ce n’était pas un dieu. Mais le critiquer, c’était un peu comme critiquer Grand-père. Ça la mettait mal à l’aise. Même si… même si elle devait bien reconnaître que les paroles de Méra sonnaient plutôt justes. « Pas très malléable, » c’était exactement ça. Du coup, la rouquine avait envie de renchérir. Et, en même temps, celle de le défendre parce qu’il n’était pas non plus complètement rigide. Mais elle ne se voyait pas argumenter en citant quelques extraits de leurs rares conversations qui ne touchaient pas au travail – comme leurs discussions sur les vacances ou sa famille – alors elle n’en fit rien. Surtout que, si ça le rendait un peu plus humain et accessible, ça ne faisait pas de lui quelqu’un de vraiment chaleureux.

« C’est vrai qu’il n’est pas très chaleureux, reconnut donc la Grise. Mais on ne parle pas beaucoup, de toute façon. Il m’explique ce que je dois faire et je le fais. C’est souvent de la copie… »

D’où le fait qu’elle passait beaucoup de temps à écrire. Beaucoup plus qu’elle ne l’avait jamais fait. Et ce n’était clairement pas l’activité qu’elle préférait, même si ce n’était pas si terrible qu’elle aurait pu l’imaginer. Ou que s’en souvenait Méra, visiblement. Dyalwen ne put s’empêcher de sourire à la grimace de la Blanche.

« Vou… Tu étais soldat avant d’être Élue ? »

Elle hocha simplement la tête lorsque sa professeure du moment lui expliqua que les Gris étaient préparés à tout en vu de leurs futures affectations. Elle n’avait pas grand-chose à ajouter sur la question. Grand-père aurait certainement pu dire qu’il était dommage que les traditions ancestrales ne soient pas toutes enseignées aux futurs Hérauts mais… la rouquine trouvait son emploi du temps bien assez chargé comme ça. Elle avait d’ailleurs de plus en plus de mal à trouver un moment pour aller voir Vela – ce qui, étrangement, ne semblait pas du tout déranger Tisia.

Mais il n’était pas question de son emploi du temps pour le moment, et Dyalwen reprit l’exercice. Petit à petit, elle avait moins besoin de réfléchir à chaque étape de ses gestes, et ses mouvements devenaient plus assurés. Elle n’en était pas encore à les réaliser automatiquement, loin de là, mais ils se faisaient plus fluides. Suffisamment, apparemment, pour satisfaire Méra, qui ajouta un autre geste à son enchaînement. Concentrée, la rouquine observa bien la jeune femme, avant de tâcher de l’imiter. Position de garde, stable. Lever de lance et projection vers l’avant, toujours en appui. Parade avec la lance. Position de garde.

La tension dans ses muscles commençait à se faire vraiment sentir, tout comme le frottement du bois sur ses paumes, mais la Grise s’efforça de répéter l’exercice autant de fois que Méra e jugeait nécessaire. Toutefois, même si elle n’osa pas ouvrir la bouche pour se plaindre, elle tenta de jouer un peu des épaules ou de repositionner un peu ses mains sur la lance entre deux enchaînements, histoire de soulager un peu les zones les plus douloureuses.

« Ça ira de pair avec les courbatures, acquiesça simplement Dyalwen quand Méra lui conseilla de serrer les dents le temps des premières ampoules, avant d’ajouter avec un sourire : Et puis, ça prouvera que j’ai bien travaillé. »

Son sourire s’élargit un peu tandis qu’elle se remémorait la désolation de Mère quand elle rentrait à la maison, les jupes et les mains sales d’avoir été s’occuper des chevaux… Une jeune fille se devait d’avoir les mains douces et les ongles propres, paraissait-il. C’était raté.
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Collegium des Mages / Re : [Jerem/Sou] Espio...mage
« Dernier message par PNJ le 21 mai 2020, 20:00:21 »

PNJ: Mage Adrien

Adrien était venu ici chercher la solitude afin de se concentrer. C'était assez facile, tant le mage avait peu de lien, même avec ses consœurs et frères. Il connaissait des gens mortifiés d'être choisis en dernier lors de création de groupe quelconque.
Pas lui.
Et ce n'était pas par timidité, car timide, il ne l'était pas du tout. Il n'avait pas non plus sa langue dans sa poche.

"Je vous entend. L'un d'entre vous est certes assez discret, il faut le reconnaître, mais je l'entend aussi. Qu'est-ce que vous faites ici ?"

Il n'avait pas parlé fort. Sa voix grave portait naturellement. Il ne s'était pas retourné, il n'en avait pas besoin. Et cela lui permit de cacher le mince sourire qui naquit sur ses lèvres.

"En dehors d'essayer de faire voler des livres, bien sûr. Ou de les faire pousser dans les arbres"
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Collegium des Mages / Re : [Jerem/Sou] Espio...mage
« Dernier message par Jeremahiam le 21 mai 2020, 19:50:58 »
La gamine ne montra aucun signe que son identité pouvait lui importer de quelques façons que ce fut. Jerem en fut pour ses frais, et ce ne fut pas agréable. Mais son petit numéro de jongleuse de livre chassa ce vilain sentiment de suffisance, et la suite posa les bases du début d'une forme d'entente entre eux.

Sou était si silencieuse qu'au début, Jerem pensa qu'elle ne l'avait pas suivi. C'est avec une certaine surprise qu'il la découvrit dans un arbre, avec un point de vue qu'il lui envia.
Il était bon grimpeur, mais il n'était pas aussi menu qu'elle pour espérer passer inaperçu. Enfin il se mentait. Avec un bon entrainement, il aurai pu, mais à ce niveau, la gamine semblait mieux avoir employé son temps que lui. Et vu son allure générale, elle ne semblait pas avoir acquis ses compétences par jeu. Jerem avait vu les bas quartiers de Haven, enfin les moins pires, et si son accent la désignait originaire de ces coins-là, il vaut mieux en effet qu'elle sût s'échapper rapidement.

Le mage était brun, et leur tournait le dos. Il était bien trop immobile pour n'être ici que pour flâner, du moins dans mes jardins du Collegium des Mages. Il l'espérait. Il sentait le petit picotement caractéristique en bas du dos de l'excitation. Il avait tellement envie de voir la magie à l'oeuvre, la vraie, pas celle qui jette de la poudre aux yeux aux profanes. Il voulait pas dessus tout comprendre.
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Aile des Ambassadeurs / Re : Un deuil à faire [Pluiechantante/Elbereth]
« Dernier message par Pluiechantante le 19 mai 2020, 08:45:34 »
Pluiechantante aurait aimé que tous ses patients se montrent aussi prompts à comprendre ce dont ils avaient besoin pour avancer. La mage n'avait eu finalement besoin que de quelques indications pour prendre la bonne direction. Elle semblait en tout cas pleine de bonnes résolutions.

«La confiance reviendra aussi vite que tu le permettras. Les gens veulent faire confiance. Toujours. Des fois malgré les signes qui disent que c'est une mauvaise idée. Mais je préfère faire confiance trop souvent que trop rarement.»

Et à vrai dire, personne ne s'amusait à abuser de sa confiance. Aussi douce et prévenante qu'elle soit, elle était parfaitement capable de faire mal, quand cela s'avérait nécessaire. Et étrangement, les gens avaient conscience que ce qui faisait d'elle une bonne kestra'chern pouvait la rendre très dangereuse, si elle le désirait.

Si Elbereth en venait à parler du thé, c'était que l'entretien était terminé. Pluiechantante sourit en se servant une seconde tasse.

«Je suis contente s'il te plaît. Je fais le mélange moi-même.»

Elle resta un instant silencieuse, laissant à la jeune mage la possibilité de s'exprimer encore si elle en ressentait le besoin.

«Veux-tu encore parler de quelque chose? Sinon, je pense que tu as déjà au fond de toi ce qu'il faut pour guérir. C'est sans crainte que je te laisserai sortir d'ici.»
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